Histoire
Guerre et paix
Cette région est unique dans l'histoire de la Conquête. En effet,
après avoir résisté aux incursions quichés pendant
un siècle, sa population inflige leur premier revers aux conquistadors.
Incapables de s'emparer du territoire des Kekchis, les Espagnols renoncent
définitivement en 1530 à conquérir par les armes cette
zone qu'ils baptisent Tezulutlán qui signifie “Terre
de guerre”.
En 1537, le frère Bartolomé
de Las Casas, qui s'illustre par sa croisade en faveur des Indiens,
propose une colonisation en "douceur". Il obtient l'autorisation
de christianiser pacifiquement la région - d'où le nom de Verapaz
(vraie paix) qu'elle prendra par la suite. À l'exception des missionnaires
dominicains, l'accès de la zone est interdit pendant cinq ans aux Espagnols.
Bartolomé de Las Casas mène à bien sa "bataille"
par l'intermédiaire de marchands indiens christianisés, envoyés
sur place pour raconter l'Évangile en chanson. Les caciques locaux
se laissent amadouer par ces chants religieux dans leur langue; la soumission
de la population est alors acquise. Santo Domingo de Cobán, fondée
le 4 août 1543, reçoit de Charles Quint le statut de Ville
impériale, titre prestigieux qui continue d'accueillir le
visiteur.
L'heure du café
Cobán connaît son heure de gloire dans la seconde moitié
du 19e siècle, à la faveur des grandes réformes menées
par Justo Rufino Barrios. Après avoir récupéré
les biens du clergé lors de la Révolution de 1871, l'État
fait appel aux investisseurs étrangers: la région se peuple
de colons européens, pour la plupart originaires d'Allemagne, qui se
consacrent à la culture du café - et de la cardamome (plante
herbacée de la famille du gingembre) -, utilisant la main d'oeuvre
indienne sur leurs plantations. Isolée du reste du pays, Cobán
jouit alors d'une grande prospérité économique, grâce
aux marchandises directement acheminées vers l'Europe par le río
Polochic et le río Dulce.
La Deuxième Guerre mondiale va frapper la région durement: le
soutient apporté par certains immigrants à l'Allemagne hitlérienne
conduit les États-Unis à faire pression sur le Guatemala. Certains
sont expulsés, d'autres envoyés comme prisonniers de guerre
aux États-Unis, et voient leurs terres confisquées. Il ne subsiste
de leur présence que quelques patronymes et de rares vestiges architecturaux.
L'état
des routes...
L'état de la plupart des routes qui mènent à Cobán
laisse à désirer: à l'ouest, la piste des Cuchumatanes
et, à l'est, celle qui rejoint le Petén découragent bon
nombre de voyageurs. Pour un trajet rapide et confortable, il est conseillé
d'emprunter la route asphaltée qui traverse les Verapaces. Les véhicules
en provenance de la capitale ou de l'Oriente doivent quitter la carretera
al Atlántico (CA9) au carrefour El Rancho pour suivre cet itinéraire
jusqu'à Cobán.

Visite de la ville
Comptez 2 h.
15 jours de fêtes
La dernière semaine du mois de juillet, se tient l'élection
de la Rabin Ajau, la plus belle Indienne du Guatemala, et de la Princessa
Tezulutlán, choisie parmi les femmes kekchis du département.
De plus, la ville s'emplit de danseurs du Paabanc, richement costumés
et masqués. Le Festival Folklórico Nacional,
à l'occasion de la fête patronale à Santo Domingo,
lui succède du 31 juillet au 6 août. Durant ces quinze jours
de fête, des milliers de personnes peuvent admirer les superbes costumes
traditionnels et assister à de nombreux spectacles de danse au son
des marimbas, des xylophones en calebasse.
Cette fête patronale est l'occasion de se vêtir
de ses plus beaux huipils pour aller admirer les danses du diable, des
cerfs et des oies. La plus connues des cérémonies traditionnelles
est le Paabanc, rite de transmission des charges de la confrérie,
durant laquelle les élus jurent de maintenir la foi et les coutumes.
Cette activité revêt une grande importance religieuse et
sociale parce qu'appartenir à une confrérie est un grand
honneur pour les kekchis.
La cérémonie commence par la remise de la statue du Santo
à la maison du premier Mayordomo de la Cofradía
qui reçoit la procession au son d'une harpe. Les autres mayordomos
allument alors leurs cierges et tous se saluent avec un sachool
cérémonial. On apporte la nourriture pour le Santo et
on l'encense de fumée de pom (copal). Alors seulement,
on sert aux présents le cacao (batido) dans des petites
tasses-calebasse peintes de rouge et d'or.
Un peu plus tard, c'est le repas, kak-ik bien sûr, suivi
d'une dégustation de boj, une boisson fermentée
de jus de canne à sucre aux effets sérieux si consommée
à l'excès. C'est l'heure des remerciements (kabatiox)
et des suppliques au saint. Ensuite, les paches ou tamalitos
(pâte de maïs cuite dans des feuilles de bananier) et les
viandes sont coupés en petits morceaux et distribués aux
gens présents. Les nouveaux mayordomos de la confrérie
ont alors pris possession de leur charge.
Voir la gastronomie de Cobán.
Le Parque Central
Point de convergence de l'activité citadine, cette place marque le
centre des quatre zones qui divisent la ville. Le parc (les gens disent indifféremment
le parc ou la place) était autrefois agréablement disposé
et fleuri. Malheureusement, une modernité mal comprise a frappé
les urbanistes : la construction d'un édifice en béton verdâtre
et une plate-forme bétonnée aux escaliers ne menant nulle part
en plain parc. Sur place, une statue de Manuel Tot, un héros local
qeqchi qui leva plus de 15000 hommes pour lutter pour l'Indépendance.
Poursuivi jusqu'à San Marcos, il est fait prisonnier et mené
à la capitale où il meurt en prison.
Lorsqu'un rayon de soleil parvient à déchirer le voile de brume,
les Cobaneros envahissent le square central, long triangle émaillé
de jardinets qui se métamorphose en une ruche éphémère
de vendeurs ambulants et de cireurs de chaussures. Dès les premières
gouttes de pluie, tout le monde se volatilise, laissant la place aux libraires,
à l'abri des arcades de la Gobernación,
sur le côté sud de la place.
Derrière le kiosque à musique, sorte de soucoupe volante kitsch
barrant toute la perspective, se profile la façade de la cathédrale
de Santo Domingo, édifiée en 1561. À
l'entrée, vous devrez contourner une grosse cloche fendue (campana
rajada), masse de bronze qui se brisa en tombant du clocher frappé
par la foudre. Cette cloche porte une inscription pas très claire :
"1779. Cette cloche fut faite par le maestro Martin esclave de l'ordre,
la g. Elle fut réussie par un miracle de Notre-Dame". À
gauche en entrant dans l'église, des fonts baptismaux avec un très
grand retable doré et peint en rouge et noir. L'église originelle
fut détruite par un tremblement de terre et les petits panneaux de
bois sculptés que l'on voit exposés en divers endroits lui appartenaient.
Au pied des statues et des peintures, de belles colonnes de bois torsadé
reçoivent fleurs et bougies. Parmi les quelques vestiges d'époques,
on distingue le maître-autel derrière lequel trône la Virgen
del Rosario, sculpture qui daterait du 16e siècle.
Une promenade dans
la zone 1
Dans le prolongement de la 7ª avenida, à l'angle de la 3ª
calle, gravissez les 131 marches jusqu'au Calvario.
L'église date de 1559. Vous suivrez la procession de fidèles
qui s'arrête en chemin pour déposer des offrandes dans les petites
chapelles de chaque côté de l'escalier. Le parvis offre une excellente
vue sur la ville et sur le Parque Nacional Las Victorias. Le Calvario de Cobán
est un exemple parfait du syncrétisme religieux des Indiens. Pour les
Kekchis, les montagnes et les collines sont des êtres vivants possédant
chacune un esprit digne de respect et de vénération. Ce pourquoi
les dominicains évangélisateurs ont construit toujours leurs
Calvarios sur les sommets.
Dès les premières marches, des têtes
d'animaux sculptées surveillent les visiteurs. Les gens affirment qu'il
s'agit de têtes de chat qui jettent un sort sur les femmes enceintes
passant par-là. Pour défendre son épouse, le mari doit
frapper les têtes de chat avec une branche d'arbre. Quelques marches
plus haut, des niches faisant face aux escaliers abritent des crucifix éclairés
par des bougies. La première et la dernière niche sont différente
: les croix sont couvertes de poils, de plumes et de pièces de monnaie
collés par de la cire. Pour guérir les animaux affectés
d'une maladie ou pour sortir d'une mauvaise passe financière, les Kekchis
apposent ces symboles sur les croix pour dévier la maladie vers les
plumes ou poils collés.
Tout en haut des escaliers, une tête de mort en ciment de la taille
d'un adulte toute noircie par la fumée des bougies reçoit également
ses offrandes. Sur la gauche en entrant dans l'église, un petite pièce
basse abrite deux croix, la catholique et la maya, chacune recouverte des
plumes et monnaies illuminées par des bougies. Le mur gauche de l'église
étant trop fin que pour y construire les niches devant abriter les
statues des saints, les constructeurs ouvrirent un trou dans le mur et installèrent
les statues dans une niche "extérieure"; on peut ainsi voir
deux statues depuis le jardin de l'église! Une autre particularité
est qu'il est possible de passer derrière le maître-autel de
façon à pouvoir ouvrir une petite porte et toucher les pieds
du Christ en croix. Quelques fidèles, presque toujours des Indiens,
prient à voix haute à la lueur de nombreuses bougies. Leur ferveur
sincère et sans inhibition est émouvante.
La Ermita de Santo Domingo de Guzmán,
une chapelle consacrée au saint patron de Cobán, se trouve à
150 m à l'ouest du bas des marches. Elle contient une pièce
spéciale pour la confection de la boisson sacrée faite à
base de cacao, utilisée lors des cérémonies kekchis.
| Il
perd la tête et les bras Lui en tombent |
Pour dissimuler
les signes d'usure de la statue de la Virgen del Rosario, il fut décidé
de l'habiller, opération délicate lorsqu'il s'agit d'enfiler
un vêtement sur une femme qui tient un enfant. Face à ce
problème, il fallait "trancher"... et c'est ce que
l'on fit! On découpa la tête et les bras de l'Enfant Jésus
pour pouvoir vêtir la statue, puis l'on plaça un autre
Enfant par-dessus l'étoffe. Le sacrilège ne fut découvert
qu'après plusieurs années, lors de la restauration de
la statue. À cette occasion, le corps mutilé reçut
une nouvelle tête et des membres neufs. |
L'entrée principale du Parque
Nacional Las Victorias (8h-16h30. Entrée
libre) est située à proximité de l'intersection
des 3ª calle et 9ª avenida, mais il existe également
un accès par le Calvario. Cette petite forêt, qui s'étend
sur 84 hectares au coeur de Cobán, est un endroit plaisant pour
pique-niquer ou parcourir les étangs et sentiers bordés
de fougères. On y trouve également des espaces de jeux
pour les enfants et un point d'observation panoramique.
Le sentier le plus court mesure 600 m et le plus long 7 km,
indiqués par de grandes cartes murales aux points de départ.
Laissez-vous aller et suivez le premier sentier venu. De temps en temps il
est traversé par de longues colonnes de fourmis portant chacune une
petite feuille d'arbre. Le spectacle de ces files interminables est assez
ahurissant. Les fougères sont une autre spécialité du
parc. Les fougères (helechos) sont parmi les premières
plantes qui apparurent il y a 300 millions d'années, et elles n'ont
pas évolué depuis. Ce sont de véritables fossiles vivants,
tout droit sortis de Jurassic Park! Elles se reproduisent par spores
et non par semences ou graines, et ne donnent ni fruit ni fleur. On compte
plus de 10000 espèces différentes. Enfin, dans le parc, vous
pourrez observer les différents stades de la croissance du chut, une
fougère qui devient arbre en plusieurs étape. Près des
parkings et du centre de rafraîchissements, les arbres portent des pancartes
donnant leur nom et leur famille.
Le vivero Verapaz
(la pépinière Verapaz)
8h-16h. Entrée payante. 4 km à l'ouest du Parque Central
par l'ancienne sortie vers la capitale. En bus, arrêtez-vous à
La Garita (au niveau de la station-service Texaco), puis descendez la
route sur votre gauche pendant 2 km.
Cette ancienne exploitation de café se consacre désormais
à la culture des orchidées,
qui font la renommée de Cobán. Il s'agit de l'une des
principales plantations d'orchidées d'Amérique. Elle possède
environ 60000 orchidées appartenant à 750 espèces,
dont 200 sont des espèces miniatures. Pendant le mois de floraison,
de novembre à janvier, ce domaine de 10 manzanas
(environ 7 ha) se couvre de milliers de fleurs. Vous pourrez y contempler
la monja blanca (nonne blanche), fleur nationale du Guatemala.
Le reste de l'année, la pépinière présente
moins d'intérêt, mais demeure un lieu de promenade agréable
et un havre de tranquillité pour les touristes qui y séjournent.
Le Museo del
Príncipe Maya
Il s'agit d'une exposition permanente d'art pré-colombien, avec
pièces archéologiques qui sont dans le musée. Situé
dans la zone 3 de Cobán.
La route de Semuc
Champey
73 km de Cobán à Semuc Champey, 3h30
de route.
Prévoyez une journée d'excursion pour prendre le temps
de vous baigner et de visiter les grottes de Lanquín.
À la frontière du Petén, le climat humide de cette
région calcaire a favorisé la croissance d'une végétation
tropicale exubérante qui cache d'innombrables rivières,
cascades, lacs et grottes pour le plus grand bonheur des baigneurs et
des spéléologues.
Grutas del Rey Marcos et Balneario
Cecilinda (Grottes et station balnéaire)
Ce sont des paradis naturels. Ils sont situés dans la municipalité
de San Juan Chamelco. À chaque 15 minutes va un microbus depuis
Cobán vers San Juan, situé à 7 km de Cobán.
Arrivée à cette localité, vous devez aborder un
microbus ou un pickup, puisqu'il reste 5 km sur un chemin de terre,
jusqu'à l'aldea Chamil, où sont situées les grottes.
Il est necessaire d'être accompagné d'un guide et l'entrée
au site coûte 15Q.
Ceux qui ont envie de se rafraîchir, sans partir
en "expédition" jusqu'à Semuc Champey, peuvent faire
une halte à San Pedro Carchá, à 6 km à l'est de
Cobán.
San
Pedro Carchá
Empruntez la 5ª calle, à gauche de l'église, et suivez
les panneaux jusqu'au Balneario Las Islas (Entrée
payante), caché derrière une colline, à 2
km du centre du village. À l'exception de sa ravissante cascade
naturelle, ce parc aménagé autour d'un bassin, où
affleurent des îlots sablonneux, ressemble à une piscine
municipale en plein air. Évitez la cohue du week-end!
Au-delà de San Pedro Carchá, la route perd
son asphalte pour se muer en une piste étroite terriblement poussiéreuse
par temps sec, et boueuse durant la saison des pluies. La goudronner entraînerait
la fermeture temporaire de l'unique axe routier entre les Verapaces et le
Petén : on a donc laissé la chaussée en l'état!
À une cinquantaine de kilomètres
de Cobán, quittez la route principale à Pajal pour une autre
piste qui mène, sur votre droite, au village de Lanquín.
Lanquín
Avant de visiter les grottes, adressez-vous à la Municipalidad
(mairie) pour vous acquitter du droit d'entrée. Profitez-en pour
jeter un oeil à l'église coloniale, dont la façade
noircie se dresse au sommet d'un escalier assez raide.
Au pied de l'église, reprenez la direction de Cobán. À
2 km au nord-ouest du village, une rivière surgit des Grutas
de Lanquín (7h30-12h/13h-17h. Entrée
payante: 10Q touristes nationaux et 25Q touristes étrangers.
Lampe de poche, chaussures antidérapantes et guide local conseillées).
Dans les salles gorgées d'humidité et de silence de ces
grottes, où volettent des chauves-souris, les formes insolites
que dessinent les stalactites et les stalagmites, à la lueur
des ampoules, aiguisent l'imagination. En chemin, vous découvrirez
également quelques autels noirs de fumée,
vestiges de cérémonies religieuses qui peuvent parfois
se dérouler pendant plusieurs jours. Le réseau de galeries,
partiellement exploré à ce jour, est électrifié
sur quelques centaines de mètres seulement.
Traversez à nouveau le village
de Lanquín et continuez vers le sud-est pendant 10 km, les plus pénibles
de l'itinéraire, jusqu'à Semuc Champey (Entrée payante),
200 m après le pont suspendu.
Semuc Champey
(Entrée payante: 25Q). Du parking, un sentier pédestre
de 500 m mène à site idyllique, perdu dans la forêt,
où plusieurs piscines naturelles communiquent entre elles par
une série de cascades : une baignade bien méritée
au coeur d'un paysage d'une quiétude absolue! Semuc Champey détient
une renommée internationale pour héberger une merveille
naturelle. Ces bassins alimentés par une partie du río
Cahabón sont en fait situés sur une sorte de
pont naturel, sous lequel coule le reste de la rivière. Continuez
en amont, pendant une dizaine de minutes, pour découvrir l'entrée
du souterrain où le río Cahabón disparaît
dans un vacarme assourdissant (attention le sol est glissant!) :
les flots tumultueux s'engouffrent dans ce tunnel pour émerger,
apaisés, plusieurs centaines de mètres plus bas.
Information Municipalité de Lanquín, Tel.:
7983-0060, 7983-0061.
Río
Cahabón
C'est une irrésistible attraction pour ceux qui aiment
le rafting. Le río Cahabón, qui en kekchi signifie «
terre qui peinture » ou « poussière peinte »,
nait en une splendide chute d'eau qui se situe près du kilomètre
160 entre Purulhá et Tactic, la limite entre Alta et Baja Verapaz.
Au sud de Cobán
À 13 km au sud de Cobán, la route bifurque
au village de Santa Cruz Verapaz. À droite, via San Cristóbal
Verapaz, commence un long itinéraire à travers la cordillère
des Cuchumatanes jusqu'à Huehuetenango. À gauche, la route principale
continue vers le département de Baja Verapaz.
De Santa Cruz Verapaz, faites un crochet de 6 km jusqu'à San Cristóbal
Verapaz.
San Cristóbal Verapaz
Du Parque Central, la rue qui longe la Municipalidad (bâtiment
vert) grimpe jusqu'au Calvario.
Vous bénéficierez d'une excellente vue sur San Cristóbal
et sur la Laguna Chichoj. Pour accéder à
ce lac, il faut retourner sur le Parque Central et suivre la 1ª
avenida, à droite de l'église. Au bout de cette avenue,
le Parque Chichoj, square aménagé au bord de l'eau, offre
un cadre reposant où les habitants viennent pique-niquer. À
cet endroit, les rives prisonnières des plantes aquatiques rendent
la baignade difficile.
Laguna Chichoj
C'est un corps d'eau tout petit. Combinant écotourisme avec tourisme
culturel. Situé à 23 km de Cobán.
De retour à Santa Cruz, reprenez
la route principale en direction de Tactic. À 13 km, au niveau de la
station-service Esso, un chemin de terre mène sur votre gauche au Pozo
Vivo.
Cette marre minuscule du Pozo Vivo (Puits
vivant) présente un curieux phénomène physique: l'eau
s'agite dès que résonnent des pas ou des voix. Il est cependant
navrant que ce lieu, symbolisant le dialogue entre l'homme et la nature, soit
jonché de détritus.
À droite de la station-service, vous pouvez faire
un détour de 2 km par Tactic
pour visiter sa charmante église coloniale. Sinon, continuez tout droit
sur la route principale jusqu'au département de Baja Verapaz.
Département
de Baja Verapaz
Si vous traversez plus au sud, dans le département de Baja
Verapaz, arrêtez-vous à la municipalité de Purulhá,
au Biotopo del Quetzal,
réserve du quetzal et réserve naturelle de plus d'un millier
d'hectares.
Au nord de Cobán
Parque Nacional
Laguna Lachuá
Situé à 3 heures de Chisec entre les rivières Icbolay
et Chixoy ainsi que les montagnes Peyán et Nueve Cerros, le parc
est entouré de jungle et de faune sauvage dans un environnement
tropical pluvieux. On recommande d'emporter des vêtements adéquats
et de la lotion anti-moustiques puisqu'il faut marcher 5 km par la jungle
avant d'arriver. Pour y parvenir, prendre la carretera de Cobán
vers Chisec et Playa Grande. L'entrée se situe dans la communauté
de San Marcos.
Parque Nacional
Cuevas de Candelaria
Voir comment une énorme caverne s'engloutit dans une rivière
est ce qui impressionne le plus en ce lieu. La bouche de la caverne
se situe au sud de la montagne Tzululsechaj, de Chinajá, au nord
du département. Le courant possède une longitude de 19
kilomètres avant de se convertir en rivière souterraine.
Au nord de Cobán, dans la Sierra de Chamá, se situe les
Cuevas de Candelaria, caverne sacrée des mayas.
Cancuén
Ce site est accessible par véhicule de double traction depuis
Cobán au nord, par la carretera menant à Chisec. Ensuite
prendre la déviation vers Raxuhá et de là vers
la communauté de La Unión. À cet endroit louer
un cayuco (barque) à moteur hors-bord. Avant de s'aventurer
à Cancuén, il est nécessaire d'avoir les contacts
avec ceux qui louent les véhicules et les « lanchas »,
parce que ceux-ci sont assez rares.
Auberge Communautaire
Pamuc
.
Coopérative communautaire, expérience de partage culturelle
avec les indigenes Q'eqchis.
Gastronomie
À part de son trésor touristique, Cobán s'est taillé
une renommée dans les mets traditionnels. Le met le plus connu
est le kak-ik, bouillon coloré de dinde ou chunto, accompagné
de ponchitos ou tamalitos de masa (pâte de maïs
cuite dans des feuilles de bananier), pouvant s'accompagné avec
un bon boj, une boisson fermentée de jus de canne à
sucre aux effets sérieux si consommée à l'excès.
Cobán pratique
Arriver-Partir
En avion - L'aéroport de Cobán se trouve à
3 km à l'ouest de la ville (1 km après avoir laissé sur
votre gauche la route pour Ciudad de Guatemala). La compagnie INTER
assure une liaison entre Cobán et Ciudad de Guatemala (½ h de
trajet). Départ quotidien à 9h50 de la capitale et à
10h30 de Cobán. Vente de billets auprès de W.E. Dieseldorff
Sucs., 3a calle 4-12, zone 2, 2952-1286 ou 2952-1032.
En bus - Toutes les heures de 4h à
17h, bus de 1re classe en provenance et à destination de Ciudad de
Guatemala (4h), devant les bureaux des Transportes Escobar "Monja
Blanca", 2ª calle 3-77, zone 4, 2952-1536. Le Terminal
de buses est à 300 m du Parque Central, sur la 1ª avenida
derrière la 3ª calle, zone 4 (derrière le marché).
Cinq bus par jour entre Cobán et El Estor (8h). Les courageux qui désirent
emprunter la Transversale del Norte jusqu'à Nebaj ou Huehuetenango,
devront passer la nuit à Uspantán (un bus quotidien, 6 h de
route), puis rejoindre Sacapulas (3h) le lendemain matin et changer à
nouveau pour Nebaj (2h) ou "Huehue" (3h30). Idem pour le trajet
en sens inverse. Le voyage pour Flores est encore plus long: changez à
Fray Bartolomé de Las Casas (6h) puis de nouveau à Poptún
(6h de Las Casas) jusqu'à Flores (5h de Poptún).
Bus toutes les ½ h pour San Cristóbal Verapaz (¾ h).
Attention, les bus pour San Pedro Carchá (15 min) partent toutes les
10 min en face du restaurant El Refugio, à l'angle de la 2ª avenida
et de la 2ª calle, zone 4.
Comment circuler
Le centre-ville n'est pas très étendu, on circule donc facilement
à pied.
En taxi - Les taxis sont garés derrière
la cathédrale et sur le Parque Central.
• Taxis
Cobán (Tel.: 7952-1490)
• Taxis
Imperial (Tel.: 7952-1897)
Location de voitures
• Inque
Rentautos (Adr.: 3ª av. 1-18, zone 4)
• Tabarini
(Adr.: 7ª av. 2-27, zone 2)
Adresses
Utiles
Office de tourisme
• En l'absence d'INGUAT,
adressez-vous à l'Hostal Doña Victoria ou à l'Hostal
de Acuña (ce dernier offre de bien meilleures informations).
Banque / Change
• Banco
de Occidente (Adr.: 1ª calle 1-11, zone
1)
• Banco
Industrial (Adr.: 1ª calle 4-3, zone 1)
Distributeur automatique pour cartes Visa.
Poste / Téléphone
• Bureau
de poste El Correo (Adr.: angle 2ª
av. et 3ª calle, zone 3)
• TELGUA
(Adr.: angle 1ª calle et 3ª av.,
zone 1, sur le Parque Central)
Santé
• Hospital
Privado de la Cruz (Adr.: 5ª av. 1-64,
zone 4)
Où loger
Centre-ville
• Moins de 50 Q
•
Hotel y Cafetería La Paz
- 28 ch. Jolies plantes, simple, propre, sympathique, bon rapport qualité-prix,
parking, eau chaude. (Prix: Simple 25Q et 35Q, Double
60Q / Adr.: 6ª av. 2-19, zone 1 / Tel.: 7952-1358)
•
Hostal de Doña Victoria
- 8 ch. Demeure du 16e siècle, charme, végétation
dense, perroquets, séjour agréable, parking, restaurant,
eau chaude. (Prix:
Simple 20Q 30Q 38Q, Double 26Q 38Q 46Q, Triple 54Q, Lit suppl 8Q / Adr.:
3ª calle 2-38, zone 3 Barrio Santo Domingo / Tel.: 7951-4214, 7951-4213)
•
Hotel Sataña -
6 ch. Parking, eau chaude. (Prix:
Simple 40Q et 60Q, Double 70Q et 100Q, Triple 100Q / Adr.: 4ª av.
2-33, zone 4 / Tel.: 7951-4120)
•
Hotel Central - 14 ch.
Parking, restaurant, eau chaude. (Prix:
Simple 45Q et 60Q, Double 81Q et 96Q, Triple 117Q et 132Q, Lit suppl
36Q / Adr.: 1ª calle 1-79, zone 4 / Tel.: 7951-1795, 7952-1118)
• De 50
à 100 Q
•
Hotel Casa de Acuña
- 7 ch. Excellent service, très propre, larges canapés,
tables de restaurant autour d'un jardin ensoleillé, parking,
eau chaude. (Prix: Simple
55Q, Double 105Q, Triple 155Q, Lit suppl 50Q / Adr.: 4ª
calle 3-11, zone 2 / Tel.: 7951-0482, 7951-0484, 7410-1849 / Site Web:
www.alfatravelguide.com)
•
Hotel Virgen del Rosario
- 14 ch. parking, eau chaude. (Prix:
Simple 60Q et 70Q, Double 90Q et 100Q, Triple 120Q et 130Q / Adr.: 2ª
av. 4-28, zone 3 / Tel.: 7952-1914, 7951-2980)
•
Hotel María Andrea
- 20 ch. Parking, restaurant, eau chaude. (Prix:
Simple 70Q et 90Q, Double 90Q et 150Q, Triple 210Q / Adr.: 6ª
av. 1-12, zone 4 / Tel.: 7951-3170, 7951-1868)
•
Perla María - 19
ch. Parking, eau chaude. (Prix:
Simple 70Q et 90Q, Double 130Q et 150Q, Triple 210Q / Adr.: 4ª
av. 1-25, zone 3, Tel.: 7952-1988)
• De 100
à 200 Q
•
Pensión Monja Blanca
- 18 ch. Parking, eau chaude. (Prix:
Simple 100Q et 150Q, Double 150Q et 250Q, Triple 200Q et 350Q Lit suppl
50Q et 75Q / Adr.: 2ª
calle 6-30, zone 2 / Tel.: 7952-1712, 7951-0531)
•
Hotel Mansión Armenia
- 21 ch. Rue calme qui conduit au Calvario, peu d'attrait mais beaucoup
de confort, parking, restaurant, eau chaude. (Prix: 14$US
et 19$US, Double 19$US et 24$US, Triple 24$US et 29$US, Lit suppl 5$US
/ Adr.: 7ª av. del Calvario 2-18, zone 1 / Tel.: 7951-0978)
•
Hotel El Recreo - 20 ch.
Parking, restaurant, eau chaude. (Prix:
Simple 15$US, Double 20$US, Triple 25$US Lit suppl 5$US / Adr.: 10ª
av. 5-01, zone 3 / Tel.: 7951-4160, 7951-4333, 7951-1423)
•
Hotel Oxib Peck - 14 ch.
Parking, restaurant, eau chaude. (Prix:
Simple 15$US, Double 22$US, Triple 29$US, lit suppl 7$US / Adr.: 1ª
calle 12-11, zone 1 / Tel.: 7951-3224)
•
Hotel La Posada de Don Antonio
- 21 ch. Parking, restaurant, eau chaude. (Prix:
Simple 125Q et 150Q, Double 200Q et 225Q, Triple 275Q, lit suppl 75Q
/ Adr.: 5ª
av. 1-51, zone 4 / Tel.: 7951-4287, 7951-4759, 7951-1792)
•
Posada de Carlos V - 18
ch. Près du terminal, immeuble récent à l'ombre
d'une colline, chambres propres mais un peu tristes, parking, air climatisée.
(Prix:
Simple 28$US, Double 33$US, Triple 38$US, lit suppl 5$US / Adr.:
1ª av. 3-44, zone 1 / Tel.: 7951-3502, 7952-1780, 7951-1133)
•
Hotel La Posada - 16 ch.
Belle maison du 18e s., cachet colonial, qq. avec cheminées,
grand jardin, terrasse, hamac, restaurant, eau chaude. (Prix:
Simple 33$US, Double 42$US, Triple 51$US, lit suppl 9$US / Adr.:
1ª calle 4-12, zone 2 / Tel.: 7951-3516, 7951-0588, 7952-1495)
•
Hotel Posada Don Francisco
- 26 ch. Parking, restaurant, air climatisée.
(Prix:
Simple 27$US et 67$US, Double 40$US et 65$US, Triple 53$US, lit suppl
13$US / Adr.:KM 2.5 Carretera a Carcha /
Tel.: 7951-3366, 7952-1509 / Site Web: www.posadadonfco.com.gt)
À l'extérieur de la ville
• De 100
à 200 Q
•
Eco-Cabañas Verapaz
- 6 ch. À 4 km du centre-ville, dans le vivero Verapaz, 3 bungalows,
belle verdure et calme. (Adr.:
ancienne sortie de Cobán à la capitale)
*Attention, l'existence de cet établissement n'a pas été
vérifiée depuis 1998.
Lanquín
• Moins de 50 Q
•
El Retiro - 6 ch. (Prix:
Simple 25Q, Double 40Q, Triple 65Q, Lit suppl 20Q)
• De 100 à 150
Q
•
Hotel El Recreo Lanquín Champey
- 25 ch. Bon pour prendre le temps de visiter la région, parking,
restaurant, eau chaude. (Prix:
Simple 15$US, Double 20$US, Triple 25$US, lit suppl 5$US / Adr.:
À la sortie du village de Lanquín en allant en direction
des grottes
/ Tel.: 7952-2160, 7952-2180,
?810-2856, ?810-2857)
Biotopo del Quetzal
• Moins de 70 Q
•
Hospedaje Ecológico Ranchitos del
Quetzal - 4 ch. À 200 m de l'entrée du
Biotopo, hébergement rudimentaire, parking, eau chaude. (Prix:
Simple 40Q, Double 55Q, Triple 70Q, Lit suppl 15Q / Adr.:
KM 157.5 Carretera Las Verapaces / Tel.: 7953-9235)
•
De 200 à 250 Q
•
Posada Montaña del Quetzal
- 24 ch. À 4 km du Biotopo en descendant sur Salamá, agréable,
ch. ou bungalows. (Adr.:
km 156.5
Carretera Las Verapaces) *Attention,
l'existence de cet établissement n'a pas été vérifiée
depuis 1998.
Où se restaurer,
où boire un verre
• Moins de 30 Q
•
Cafetería Santa Rita
- Petite cantine, cuisine locale de bonne qualité, 2 salles.
(Adr.: Parque Central) *Attention,
l'existence de cet établissement n'a pas été vérifiée
depuis 1998.
•
Café El Tirol -
Terrasse, variété de café et pâtisseries
maison. (Adr.: 1ª calle 3-13, Parque Central, zona
1) *Attention,
l'existence de cet établissement n'a pas été vérifiée
depuis 1998.
•
Café La Posada
- "Snacks": croque-monsieur, nachos, sandwich. (Adr.:
4ª av. entre les 1ª et 2ª calles, zone 2)
*Attention,
l'existence de cet établissement n'a pas été vérifiée
depuis 1998.
• De 30
à 70 Q
•
Restaurante El Refugio
- Bonnes spécialités mexicaines et internationales. Service
rapide et soigné. (Adr.:
angle 2ª calle et 2ª av., zone
4, Tel.: 7952-1338)
•
Restaurante El Peñascal
(Tel.:
7951-2102)
•
Restaurante La Fonda Del Black
(Tel.:
7951-3625)
•
Hotel La Posada - Le restaurant
de l'hôtel est un bel endroit et tient une bonne cuisine.
(Adr.: 1ª calle 4-12, zone 2)
•
Hostal de Doña Victoria
- Le restaurant de l'hôtel est un bel endroit et tient une bonne
cuisine.(Adr.: 3ª
calle 2-38, zone 3)
•
Hotel Casa de Acuña
- Le restaurant de l'hôtel est un bel endroit et tient une bonne
cuisine.(Adr.: 4ª
calle 3-11, zone 2)
•
Restaurante Kam-Mun -
Spécialités asiatiques servies généreusement.
(Adr.: 1ª
calle 8-12, zone 2) *Attention,
l'existence de cet établissement n'a pas été vérifiée
depuis 1998.
Loisirs
Excursions
• Hotel
Doña Victoria et Hotel Acuña - Excursions
en 4 x 4 à Semuc Champey et Grutas de Lanquín pour la journée,
env. 150 F chacun. (Adr.: voir section "où
se loger")
Cinémas
• Une grande salle (Adr.:
sur le Parque Central, entre les 3ª et 4ª av., zone 2)
Achats
Librairies
•
Un marché de livres neufs et d'occasion -
8h-21h/17h le samedi, fermé le dimanche. (Adr.:
sous les arcades de la Gobernación, sur le Parque Central)
*Sources:
Instituto guatemalteco de turismo INGUAT
&
G uide NEOS Nord-Est-Ouest-Sud
Guatemala Belize
Editions du Voyage
1999
&
Lonely Planet
Guatemala et Belize
Lonely Planet Publications
1998
&
Guatemala et monde maya
La Manufacture
2001
&
Le Guatemala , le pays des mille et une couleur
Les guides Peuples du monde
Éditions de l'Ardet
1998
&
Guía de Hoteles 2004, INGUAT
&
Viaje a Guatemala con Prensa Libre
Guía turística por departamentos
Publicaciones de Sanzar, S.A.
2004
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Tous Droits Réservés.