COBÁN

Chef-lieu du département d'Alta Verapaz
214 km au nord de Ciudad de Guatemala - 22000 hab.
Alt. 1317 m - Climat subtropical humide
Fête patronale le 4 août en l'honneur à Santo Domingo de Guzmán / Dernier samedi de juillet : Festival Folklorique

À ne pas manquer
Le festival du Folklore de Cobán.
Une journée à Semuc Champey.
Déguster un kak-ik, spécialité locale à base de dinde.
Conseils
Prévoyez des vêtements de pluie.
Réservez votre hôtel à l'avance pour le festival du Folklore.
Prenez part à une excursion organisée pour vous rendre à Semuc Champey.

 

Située sur les rives du fleuve Cahabón, Cobán est une petite ville coloniale célèbre pour son église du Calvaire et son argenterie. La "Ville Impériale" n'offre pas une énorme quantité d'attractions touristiques mais l'ambiance y est agréable. C'est également le centre stratégique de la production d'un excellent café. Les mauvaises langues affirment qu'il pleut treize mois par an à Cobán, dont le nom signifie "endroit nuageux"! En effet, le "chipi chipi", crachin dont les syllabes résonnent comme des gouttes de pluie sur le pavé, fait partie intégrante du paysage. Sans lui, Cobán serait privée de son écrin de verdure. Seules une vingtaine de journées d'avril jouissent à coup sûr du soleil. Au coeur de la saison "sèche" (de janvier à mars), brouillards et pluies alternent avec un temps clair, pur et ensoleillé.

 

Histoire
Guerre et paix

Cette région est unique dans l'histoire de la Conquête. En effet, après avoir résisté aux incursions quichés pendant un siècle, sa population inflige leur premier revers aux conquistadors. Incapables de s'emparer du territoire des Kekchis, les Espagnols renoncent définitivement en 1530 à conquérir par les armes cette zone qu'ils baptisent Tezulutlán qui signifie “Terre de guerre”.
En 1537, le frère Bartolomé de Las Casas, qui s'illustre par sa croisade en faveur des Indiens, propose une colonisation en "douceur". Il obtient l'autorisation de christianiser pacifiquement la région - d'où le nom de Verapaz (vraie paix) qu'elle prendra par la suite. À l'exception des missionnaires dominicains, l'accès de la zone est interdit pendant cinq ans aux Espagnols. Bartolomé de Las Casas mène à bien sa "bataille" par l'intermédiaire de marchands indiens christianisés, envoyés sur place pour raconter l'Évangile en chanson. Les caciques locaux se laissent amadouer par ces chants religieux dans leur langue; la soumission de la population est alors acquise. Santo Domingo de Cobán, fondée le 4 août 1543, reçoit de Charles Quint le statut de Ville impériale, titre prestigieux qui continue d'accueillir le visiteur.

L'heure du café
Cobán connaît son heure de gloire dans la seconde moitié du 19e siècle, à la faveur des grandes réformes menées par Justo Rufino Barrios. Après avoir récupéré les biens du clergé lors de la Révolution de 1871, l'État fait appel aux investisseurs étrangers: la région se peuple de colons européens, pour la plupart originaires d'Allemagne, qui se consacrent à la culture du café - et de la cardamome (plante herbacée de la famille du gingembre) -, utilisant la main d'oeuvre indienne sur leurs plantations. Isolée du reste du pays, Cobán jouit alors d'une grande prospérité économique, grâce aux marchandises directement acheminées vers l'Europe par le río Polochic et le río Dulce.
La Deuxième Guerre mondiale va frapper la région durement: le soutient apporté par certains immigrants à l'Allemagne hitlérienne conduit les États-Unis à faire pression sur le Guatemala. Certains sont expulsés, d'autres envoyés comme prisonniers de guerre aux États-Unis, et voient leurs terres confisquées. Il ne subsiste de leur présence que quelques patronymes et de rares vestiges architecturaux.

 

 

L'état des routes...
L'état de la plupart des routes qui mènent à Cobán laisse à désirer: à l'ouest, la piste des Cuchumatanes et, à l'est, celle qui rejoint le Petén découragent bon nombre de voyageurs. Pour un trajet rapide et confortable, il est conseillé d'emprunter la route asphaltée qui traverse les Verapaces. Les véhicules en provenance de la capitale ou de l'Oriente doivent quitter la carretera al Atlántico (CA9) au carrefour El Rancho pour suivre cet itinéraire jusqu'à Cobán.

 

Visite de la ville
Comptez 2 h.

15 jours de fêtes
La dernière semaine du mois de juillet, se tient l'élection de la Rabin Ajau, la plus belle Indienne du Guatemala, et de la Princessa Tezulutlán, choisie parmi les femmes kekchis du département. De plus, la ville s'emplit de danseurs du Paabanc, richement costumés et masqués. Le Festival Folklórico Nacional, à l'occasion de la fête patronale à Santo Domingo, lui succède du 31 juillet au 6 août. Durant ces quinze jours de fête, des milliers de personnes peuvent admirer les superbes costumes traditionnels et assister à de nombreux spectacles de danse au son des marimbas, des xylophones en calebasse.

Cette fête patronale est l'occasion de se vêtir de ses plus beaux huipils pour aller admirer les danses du diable, des cerfs et des oies. La plus connues des cérémonies traditionnelles est le Paabanc, rite de transmission des charges de la confrérie, durant laquelle les élus jurent de maintenir la foi et les coutumes. Cette activité revêt une grande importance religieuse et sociale parce qu'appartenir à une confrérie est un grand honneur pour les kekchis.
La cérémonie commence par la remise de la statue du Santo à la maison du premier Mayordomo de la Cofradía qui reçoit la procession au son d'une harpe. Les autres mayordomos allument alors leurs cierges et tous se saluent avec un sachool cérémonial. On apporte la nourriture pour le Santo et on l'encense de fumée de pom (copal). Alors seulement, on sert aux présents le cacao (batido) dans des petites tasses-calebasse peintes de rouge et d'or.
Un peu plus tard, c'est le repas, kak-ik bien sûr, suivi d'une dégustation de boj, une boisson fermentée de jus de canne à sucre aux effets sérieux si consommée à l'excès. C'est l'heure des remerciements (kabatiox) et des suppliques au saint. Ensuite, les paches ou tamalitos (pâte de maïs cuite dans des feuilles de bananier) et les viandes sont coupés en petits morceaux et distribués aux gens présents. Les nouveaux mayordomos de la confrérie ont alors pris possession de leur charge.
Voir la gastronomie de Cobán.

Le Parque Central
Point de convergence de l'activité citadine, cette place marque le centre des quatre zones qui divisent la ville. Le parc (les gens disent indifféremment le parc ou la place) était autrefois agréablement disposé et fleuri. Malheureusement, une modernité mal comprise a frappé les urbanistes : la construction d'un édifice en béton verdâtre et une plate-forme bétonnée aux escaliers ne menant nulle part en plain parc. Sur place, une statue de Manuel Tot, un héros local qeqchi qui leva plus de 15000 hommes pour lutter pour l'Indépendance. Poursuivi jusqu'à San Marcos, il est fait prisonnier et mené à la capitale où il meurt en prison.
Lorsqu'un rayon de soleil parvient à déchirer le voile de brume, les Cobaneros envahissent le square central, long triangle émaillé de jardinets qui se métamorphose en une ruche éphémère de vendeurs ambulants et de cireurs de chaussures. Dès les premières gouttes de pluie, tout le monde se volatilise, laissant la place aux libraires, à l'abri des arcades de la Gobernación, sur le côté sud de la place.
Derrière le kiosque à musique, sorte de soucoupe volante kitsch barrant toute la perspective, se profile la façade de la cathédrale de Santo Domingo, édifiée en 1561. À l'entrée, vous devrez contourner une grosse cloche fendue (campana rajada), masse de bronze qui se brisa en tombant du clocher frappé par la foudre. Cette cloche porte une inscription pas très claire : "1779. Cette cloche fut faite par le maestro Martin esclave de l'ordre, la g. Elle fut réussie par un miracle de Notre-Dame". À gauche en entrant dans l'église, des fonts baptismaux avec un très grand retable doré et peint en rouge et noir. L'église originelle fut détruite par un tremblement de terre et les petits panneaux de bois sculptés que l'on voit exposés en divers endroits lui appartenaient. Au pied des statues et des peintures, de belles colonnes de bois torsadé reçoivent fleurs et bougies. Parmi les quelques vestiges d'époques, on distingue le maître-autel derrière lequel trône la Virgen del Rosario, sculpture qui daterait du 16e siècle.

Une promenade dans la zone 1
Dans le prolongement de la 7ª avenida, à l'angle de la 3ª calle, gravissez les 131 marches jusqu'au Calvario. L'église date de 1559. Vous suivrez la procession de fidèles qui s'arrête en chemin pour déposer des offrandes dans les petites chapelles de chaque côté de l'escalier. Le parvis offre une excellente vue sur la ville et sur le Parque Nacional Las Victorias. Le Calvario de Cobán est un exemple parfait du syncrétisme religieux des Indiens. Pour les Kekchis, les montagnes et les collines sont des êtres vivants possédant chacune un esprit digne de respect et de vénération. Ce pourquoi les dominicains évangélisateurs ont construit toujours leurs Calvarios sur les sommets.

Dès les premières marches, des têtes d'animaux sculptées surveillent les visiteurs. Les gens affirment qu'il s'agit de têtes de chat qui jettent un sort sur les femmes enceintes passant par-là. Pour défendre son épouse, le mari doit frapper les têtes de chat avec une branche d'arbre. Quelques marches plus haut, des niches faisant face aux escaliers abritent des crucifix éclairés par des bougies. La première et la dernière niche sont différente : les croix sont couvertes de poils, de plumes et de pièces de monnaie collés par de la cire. Pour guérir les animaux affectés d'une maladie ou pour sortir d'une mauvaise passe financière, les Kekchis apposent ces symboles sur les croix pour dévier la maladie vers les plumes ou poils collés.
Tout en haut des escaliers, une tête de mort en ciment de la taille d'un adulte toute noircie par la fumée des bougies reçoit également ses offrandes. Sur la gauche en entrant dans l'église, un petite pièce basse abrite deux croix, la catholique et la maya, chacune recouverte des plumes et monnaies illuminées par des bougies. Le mur gauche de l'église étant trop fin que pour y construire les niches devant abriter les statues des saints, les constructeurs ouvrirent un trou dans le mur et installèrent les statues dans une niche "extérieure"; on peut ainsi voir deux statues depuis le jardin de l'église! Une autre particularité est qu'il est possible de passer derrière le maître-autel de façon à pouvoir ouvrir une petite porte et toucher les pieds du Christ en croix. Quelques fidèles, presque toujours des Indiens, prient à voix haute à la lueur de nombreuses bougies. Leur ferveur sincère et sans inhibition est émouvante.

La Ermita de Santo Domingo de Guzmán, une chapelle consacrée au saint patron de Cobán, se trouve à 150 m à l'ouest du bas des marches. Elle contient une pièce spéciale pour la confection de la boisson sacrée faite à base de cacao, utilisée lors des cérémonies kekchis.

Il perd la tête et les bras Lui en tombent

Pour dissimuler les signes d'usure de la statue de la Virgen del Rosario, il fut décidé de l'habiller, opération délicate lorsqu'il s'agit d'enfiler un vêtement sur une femme qui tient un enfant. Face à ce problème, il fallait "trancher"... et c'est ce que l'on fit! On découpa la tête et les bras de l'Enfant Jésus pour pouvoir vêtir la statue, puis l'on plaça un autre Enfant par-dessus l'étoffe. Le sacrilège ne fut découvert qu'après plusieurs années, lors de la restauration de la statue. À cette occasion, le corps mutilé reçut une nouvelle tête et des membres neufs.

L'entrée principale du Parque Nacional Las Victorias (8h-16h30. Entrée libre) est située à proximité de l'intersection des 3ª calle et 9ª avenida, mais il existe également un accès par le Calvario. Cette petite forêt, qui s'étend sur 84 hectares au coeur de Cobán, est un endroit plaisant pour pique-niquer ou parcourir les étangs et sentiers bordés de fougères. On y trouve également des espaces de jeux pour les enfants et un point d'observation panoramique.

Le sentier le plus court mesure 600 m et le plus long 7 km, indiqués par de grandes cartes murales aux points de départ. Laissez-vous aller et suivez le premier sentier venu. De temps en temps il est traversé par de longues colonnes de fourmis portant chacune une petite feuille d'arbre. Le spectacle de ces files interminables est assez ahurissant. Les fougères sont une autre spécialité du parc. Les fougères (helechos) sont parmi les premières plantes qui apparurent il y a 300 millions d'années, et elles n'ont pas évolué depuis. Ce sont de véritables fossiles vivants, tout droit sortis de Jurassic Park! Elles se reproduisent par spores et non par semences ou graines, et ne donnent ni fruit ni fleur. On compte plus de 10000 espèces différentes. Enfin, dans le parc, vous pourrez observer les différents stades de la croissance du chut, une fougère qui devient arbre en plusieurs étape. Près des parkings et du centre de rafraîchissements, les arbres portent des pancartes donnant leur nom et leur famille.

Le vivero Verapaz (la pépinière Verapaz)
8h-16h. Entrée payante. 4 km à l'ouest du Parque Central par l'ancienne sortie vers la capitale. En bus, arrêtez-vous à La Garita (au niveau de la station-service Texaco), puis descendez la route sur votre gauche pendant 2 km.
Cette ancienne exploitation de café se consacre désormais à la culture des orchidées, qui font la renommée de Cobán. Il s'agit de l'une des principales plantations d'orchidées d'Amérique. Elle possède environ 60000 orchidées appartenant à 750 espèces, dont 200 sont des espèces miniatures. Pendant le mois de floraison, de novembre à janvier, ce domaine de 10 manzanas (environ 7 ha) se couvre de milliers de fleurs. Vous pourrez y contempler la monja blanca (nonne blanche), fleur nationale du Guatemala. Le reste de l'année, la pépinière présente moins d'intérêt, mais demeure un lieu de promenade agréable et un havre de tranquillité pour les touristes qui y séjournent.

Le Museo del Príncipe Maya
Il s'agit d'une exposition permanente d'art pré-colombien, avec pièces archéologiques qui sont dans le musée. Situé dans la zone 3 de Cobán.

 

 

La route de Semuc Champey
73 km de Cobán à Semuc Champey, 3h30 de route.
Prévoyez une journée d'excursion pour prendre le temps de vous baigner et de visiter les grottes de Lanquín.

À la frontière du Petén, le climat humide de cette région calcaire a favorisé la croissance d'une végétation tropicale exubérante qui cache d'innombrables rivières, cascades, lacs et grottes pour le plus grand bonheur des baigneurs et des spéléologues.

Grutas del Rey Marcos et Balneario Cecilinda (Grottes et station balnéaire)
Ce sont des paradis naturels. Ils sont situés dans la municipalité de San Juan Chamelco. À chaque 15 minutes va un microbus depuis Cobán vers San Juan, situé à 7 km de Cobán. Arrivée à cette localité, vous devez aborder un microbus ou un pickup, puisqu'il reste 5 km sur un chemin de terre, jusqu'à l'aldea Chamil, où sont situées les grottes. Il est necessaire d'être accompagné d'un guide et l'entrée au site coûte 15Q.

Ceux qui ont envie de se rafraîchir, sans partir en "expédition" jusqu'à Semuc Champey, peuvent faire une halte à San Pedro Carchá, à 6 km à l'est de Cobán.

San Pedro Carchá
Empruntez la 5ª calle, à gauche de l'église, et suivez les panneaux jusqu'au Balneario Las Islas (Entrée payante), caché derrière une colline, à 2 km du centre du village. À l'exception de sa ravissante cascade naturelle, ce parc aménagé autour d'un bassin, où affleurent des îlots sablonneux, ressemble à une piscine municipale en plein air. Évitez la cohue du week-end!

Au-delà de San Pedro Carchá, la route perd son asphalte pour se muer en une piste étroite terriblement poussiéreuse par temps sec, et boueuse durant la saison des pluies. La goudronner entraînerait la fermeture temporaire de l'unique axe routier entre les Verapaces et le Petén : on a donc laissé la chaussée en l'état!

À une cinquantaine de kilomètres de Cobán, quittez la route principale à Pajal pour une autre piste qui mène, sur votre droite, au village de Lanquín.

Lanquín
Avant de visiter les grottes, adressez-vous à la Municipalidad (mairie) pour vous acquitter du droit d'entrée. Profitez-en pour jeter un oeil à l'église coloniale, dont la façade noircie se dresse au sommet d'un escalier assez raide.
Au pied de l'église, reprenez la direction de Cobán. À 2 km au nord-ouest du village, une rivière surgit des Grutas de Lanquín (7h30-12h/13h-17h. Entrée payante: 10Q touristes nationaux et 25Q touristes étrangers. Lampe de poche, chaussures antidérapantes et guide local conseillées). Dans les salles gorgées d'humidité et de silence de ces grottes, où volettent des chauves-souris, les formes insolites que dessinent les stalactites et les stalagmites, à la lueur des ampoules, aiguisent l'imagination. En chemin, vous découvrirez également quelques autels noirs de fumée, vestiges de cérémonies religieuses qui peuvent parfois se dérouler pendant plusieurs jours. Le réseau de galeries, partiellement exploré à ce jour, est électrifié sur quelques centaines de mètres seulement.

Traversez à nouveau le village de Lanquín et continuez vers le sud-est pendant 10 km, les plus pénibles de l'itinéraire, jusqu'à Semuc Champey (Entrée payante), 200 m après le pont suspendu.

Semuc Champey
(Entrée payante: 25Q). Du parking, un sentier pédestre de 500 m mène à site idyllique, perdu dans la forêt, où plusieurs piscines naturelles communiquent entre elles par une série de cascades : une baignade bien méritée au coeur d'un paysage d'une quiétude absolue! Semuc Champey détient une renommée internationale pour héberger une merveille naturelle. Ces bassins alimentés par une partie du río Cahabón sont en fait situés sur une sorte de pont naturel, sous lequel coule le reste de la rivière. Continuez en amont, pendant une dizaine de minutes, pour découvrir l'entrée du souterrain où le río Cahabón disparaît dans un vacarme assourdissant (attention le sol est glissant!) : les flots tumultueux s'engouffrent dans ce tunnel pour émerger, apaisés, plusieurs centaines de mètres plus bas.
Information Municipalité de Lanquín, Tel.: 7983-0060, 7983-0061.

Río Cahabón
C'est une irrésistible attraction pour ceux qui aiment le rafting. Le río Cahabón, qui en kekchi signifie « terre qui peinture » ou « poussière peinte », nait en une splendide chute d'eau qui se situe près du kilomètre 160 entre Purulhá et Tactic, la limite entre Alta et Baja Verapaz.

 

 

Au sud de Cobán
À 13 km au sud de Cobán, la route bifurque au village de Santa Cruz Verapaz. À droite, via San Cristóbal Verapaz, commence un long itinéraire à travers la cordillère des Cuchumatanes jusqu'à Huehuetenango. À gauche, la route principale continue vers le département de Baja Verapaz. De Santa Cruz Verapaz, faites un crochet de 6 km jusqu'à San Cristóbal Verapaz.

San Cristóbal Verapaz
Du Parque Central, la rue qui longe la Municipalidad (bâtiment vert) grimpe jusqu'au Calvario. Vous bénéficierez d'une excellente vue sur San Cristóbal et sur la Laguna Chichoj. Pour accéder à ce lac, il faut retourner sur le Parque Central et suivre la 1ª avenida, à droite de l'église. Au bout de cette avenue, le Parque Chichoj, square aménagé au bord de l'eau, offre un cadre reposant où les habitants viennent pique-niquer. À cet endroit, les rives prisonnières des plantes aquatiques rendent la baignade difficile.

Laguna Chichoj
C'est un corps d'eau tout petit. Combinant écotourisme avec tourisme culturel. Situé à 23 km de Cobán.

De retour à Santa Cruz, reprenez la route principale en direction de Tactic. À 13 km, au niveau de la station-service Esso, un chemin de terre mène sur votre gauche au Pozo Vivo.

Cette marre minuscule du Pozo Vivo (Puits vivant) présente un curieux phénomène physique: l'eau s'agite dès que résonnent des pas ou des voix. Il est cependant navrant que ce lieu, symbolisant le dialogue entre l'homme et la nature, soit jonché de détritus.

À droite de la station-service, vous pouvez faire un détour de 2 km par Tactic pour visiter sa charmante église coloniale. Sinon, continuez tout droit sur la route principale jusqu'au département de Baja Verapaz.

Département de Baja Verapaz
Si vous traversez plus au sud, dans le département de Baja Verapaz, arrêtez-vous à la municipalité de Purulhá, au Biotopo del Quetzal, réserve du quetzal et réserve naturelle de plus d'un millier d'hectares.

 

 

Au nord de Cobán

Parque Nacional Laguna Lachuá
Situé à 3 heures de Chisec entre les rivières Icbolay et Chixoy ainsi que les montagnes Peyán et Nueve Cerros, le parc est entouré de jungle et de faune sauvage dans un environnement tropical pluvieux. On recommande d'emporter des vêtements adéquats et de la lotion anti-moustiques puisqu'il faut marcher 5 km par la jungle avant d'arriver. Pour y parvenir, prendre la carretera de Cobán vers Chisec et Playa Grande. L'entrée se situe dans la communauté de San Marcos.

Parque Nacional Cuevas de Candelaria
Voir comment une énorme caverne s'engloutit dans une rivière est ce qui impressionne le plus en ce lieu. La bouche de la caverne se situe au sud de la montagne Tzululsechaj, de Chinajá, au nord du département. Le courant possède une longitude de 19 kilomètres avant de se convertir en rivière souterraine. Au nord de Cobán, dans la Sierra de Chamá, se situe les Cuevas de Candelaria, caverne sacrée des mayas.

Cancuén
Ce site est accessible par véhicule de double traction depuis Cobán au nord, par la carretera menant à Chisec. Ensuite prendre la déviation vers Raxuhá et de là vers la communauté de La Unión. À cet endroit louer un cayuco (barque) à moteur hors-bord. Avant de s'aventurer à Cancuén, il est nécessaire d'avoir les contacts avec ceux qui louent les véhicules et les « lanchas », parce que ceux-ci sont assez rares.

 

 

Auberge Communautaire Pamuc
.
Coopérative communautaire, expérience de partage culturelle avec les indigenes Q'eqchis.

 

 

Gastronomie
À part de son trésor touristique, Cobán s'est taillé une renommée dans les mets traditionnels. Le met le plus connu est le kak-ik, bouillon coloré de dinde ou chunto, accompagné de ponchitos ou tamalitos de masa (pâte de maïs cuite dans des feuilles de bananier), pouvant s'accompagné avec un bon boj, une boisson fermentée de jus de canne à sucre aux effets sérieux si consommée à l'excès.

 

 

Cobán pratique
Arriver-Partir
En avion - L'aéroport de Cobán se trouve à 3 km à l'ouest de la ville (1 km après avoir laissé sur votre gauche la route pour Ciudad de Guatemala). La compagnie INTER assure une liaison entre Cobán et Ciudad de Guatemala (½ h de trajet). Départ quotidien à 9h50 de la capitale et à 10h30 de Cobán. Vente de billets auprès de W.E. Dieseldorff Sucs., 3a calle 4-12, zone 2, 2952-1286 ou 2952-1032.

En bus - Toutes les heures de 4h à 17h, bus de 1re classe en provenance et à destination de Ciudad de Guatemala (4h), devant les bureaux des Transportes Escobar "Monja Blanca", 2ª calle 3-77, zone 4, 2952-1536. Le Terminal de buses est à 300 m du Parque Central, sur la 1ª avenida derrière la 3ª calle, zone 4 (derrière le marché). Cinq bus par jour entre Cobán et El Estor (8h). Les courageux qui désirent emprunter la Transversale del Norte jusqu'à Nebaj ou Huehuetenango, devront passer la nuit à Uspantán (un bus quotidien, 6 h de route), puis rejoindre Sacapulas (3h) le lendemain matin et changer à nouveau pour Nebaj (2h) ou "Huehue" (3h30). Idem pour le trajet en sens inverse. Le voyage pour Flores est encore plus long: changez à Fray Bartolomé de Las Casas (6h) puis de nouveau à Poptún (6h de Las Casas) jusqu'à Flores (5h de Poptún).
Bus toutes les ½ h pour San Cristóbal Verapaz (¾ h). Attention, les bus pour San Pedro Carchá (15 min) partent toutes les 10 min en face du restaurant El Refugio, à l'angle de la 2ª avenida et de la 2ª calle, zone 4.

 

Comment circuler
Le centre-ville n'est pas très étendu, on circule donc facilement à pied.

En taxi - Les taxis sont garés derrière la cathédrale et sur le Parque Central.
      • Taxis Cobán (Tel.: 7952-1490)
      • Taxis Imperial
(Tel.: 7952-1897)

Location de voitures
      • Inque Rentautos (Adr.: 3ª av. 1-18, zone 4)
      • Tabarini (Adr.: 7ª av. 2-27, zone 2)

 

Adresses Utiles
Office de tourisme
      • En l'absence d'INGUAT, adressez-vous à l'Hostal Doña Victoria ou à l'Hostal de Acuña (ce dernier offre de bien meilleures informations).

Banque / Change
      • Banco de Occidente (Adr.: 1ª calle 1-11, zone 1)
      • Banco Industrial (Adr.: 1ª calle 4-3, zone 1) Distributeur automatique pour cartes Visa.

Poste / Téléphone
      • Bureau de poste El Correo (Adr.: angle 2ª av. et 3ª calle, zone 3)
      • TELGUA (Adr.: angle 1ª calle et 3ª av., zone 1, sur le Parque Central)

Santé
      • Hospital Privado de la Cruz (Adr.: 5ª av. 1-64, zone 4)

 

Où loger
Centre-ville
      • Moins de 50 Q
            • Hotel y Cafetería La Paz - 28 ch. Jolies plantes, simple, propre, sympathique, bon rapport qualité-prix, parking, eau chaude. (Prix: Simple 25Q et 35Q, Double 60Q / Adr.: 6ª av. 2-19, zone 1 / Tel.: 7952-1358)
            • Hostal de Doña Victoria - 8 ch. Demeure du 16e siècle, charme, végétation dense, perroquets, séjour agréable, parking, restaurant, eau chaude. (Prix: Simple 20Q 30Q 38Q, Double 26Q 38Q 46Q, Triple 54Q, Lit suppl 8Q / Adr.: 3ª calle 2-38, zone 3 Barrio Santo Domingo / Tel.: 7951-4214, 7951-4213)
            • Hotel Sataña - 6 ch. Parking, eau chaude. (Prix: Simple 40Q et 60Q, Double 70Q et 100Q, Triple 100Q / Adr.: 4ª av. 2-33, zone 4 / Tel.: 7951-4120)
            • Hotel Central - 14 ch. Parking, restaurant, eau chaude. (Prix: Simple 45Q et 60Q, Double 81Q et 96Q, Triple 117Q et 132Q, Lit suppl 36Q / Adr.: 1ª calle 1-79, zone 4 / Tel.: 7951-1795, 7952-1118)
      • De 50 à 100 Q
            • Hotel Casa de Acuña - 7 ch. Excellent service, très propre, larges canapés, tables de restaurant autour d'un jardin ensoleillé, parking, eau chaude. (Prix: Simple 55Q, Double 105Q, Triple 155Q, Lit suppl 50Q / Adr.: 4ª calle 3-11, zone 2 / Tel.: 7951-0482, 7951-0484, 7410-1849 / Site Web: www.alfatravelguide.com)
            • Hotel Virgen del Rosario - 14 ch. parking, eau chaude. (Prix: Simple 60Q et 70Q, Double 90Q et 100Q, Triple 120Q et 130Q / Adr.: 2ª av. 4-28, zone 3 / Tel.: 7952-1914, 7951-2980)
            • Hotel María Andrea - 20 ch. Parking, restaurant, eau chaude. (Prix: Simple 70Q et 90Q, Double 90Q et 150Q, Triple 210Q / Adr.: 6ª av. 1-12, zone 4 / Tel.: 7951-3170, 7951-1868)
            • Perla María - 19 ch. Parking, eau chaude. (Prix: Simple 70Q et 90Q, Double 130Q et 150Q, Triple 210Q / Adr.: 4ª av. 1-25, zone 3, Tel.: 7952-1988)
      • De 100 à 200 Q
            • Pensión Monja Blanca - 18 ch. Parking, eau chaude. (Prix: Simple 100Q et 150Q, Double 150Q et 250Q, Triple 200Q et 350Q Lit suppl 50Q et 75Q / Adr.: 2ª calle 6-30, zone 2 / Tel.: 7952-1712, 7951-0531)
            • Hotel Mansión Armenia - 21 ch. Rue calme qui conduit au Calvario, peu d'attrait mais beaucoup de confort, parking, restaurant, eau chaude. (Prix: 14$US et 19$US, Double 19$US et 24$US, Triple 24$US et 29$US, Lit suppl 5$US / Adr.: 7ª av. del Calvario 2-18, zone 1 / Tel.: 7951-0978)
            • Hotel El Recreo - 20 ch. Parking, restaurant, eau chaude. (Prix: Simple 15$US, Double 20$US, Triple 25$US Lit suppl 5$US / Adr.: 10ª av. 5-01, zone 3 / Tel.: 7951-4160, 7951-4333, 7951-1423)
            • Hotel Oxib Peck - 14 ch. Parking, restaurant, eau chaude. (Prix: Simple 15$US, Double 22$US, Triple 29$US, lit suppl 7$US / Adr.: 1ª calle 12-11, zone 1 / Tel.: 7951-3224)
            • Hotel La Posada de Don Antonio - 21 ch. Parking, restaurant, eau chaude. (Prix: Simple 125Q et 150Q, Double 200Q et 225Q, Triple 275Q, lit suppl 75Q / Adr.: 5ª av. 1-51, zone 4 / Tel.: 7951-4287, 7951-4759, 7951-1792)
            • Posada de Carlos V - 18 ch. Près du terminal, immeuble récent à l'ombre d'une colline, chambres propres mais un peu tristes, parking, air climatisée. (Prix: Simple 28$US, Double 33$US, Triple 38$US, lit suppl 5$US / Adr.: 1ª av. 3-44, zone 1 / Tel.: 7951-3502, 7952-1780, 7951-1133)
            • Hotel La Posada - 16 ch. Belle maison du 18e s., cachet colonial, qq. avec cheminées, grand jardin, terrasse, hamac, restaurant, eau chaude. (Prix: Simple 33$US, Double 42$US, Triple 51$US, lit suppl 9$US / Adr.: 1ª calle 4-12, zone 2 / Tel.: 7951-3516, 7951-0588, 7952-1495)
            • Hotel Posada Don Francisco - 26 ch. Parking, restaurant, air climatisée. (Prix: Simple 27$US et 67$US, Double 40$US et 65$US, Triple 53$US, lit suppl 13$US / Adr.:KM 2.5 Carretera a Carcha / Tel.: 7951-3366, 7952-1509 / Site Web: www.posadadonfco.com.gt)

À l'extérieur de la ville
      • De 100 à 200 Q
            • Eco-Cabañas Verapaz - 6 ch. À 4 km du centre-ville, dans le vivero Verapaz, 3 bungalows, belle verdure et calme. (Adr.: ancienne sortie de Cobán à la capitale) *Attention, l'existence de cet établissement n'a pas été vérifiée depuis 1998.

Lanquín
      • Moins de 50 Q
            • El Retiro - 6 ch. (Prix: Simple 25Q, Double 40Q, Triple 65Q, Lit suppl 20Q)
      • De 100 à 150 Q
            • Hotel El Recreo Lanquín Champey - 25 ch. Bon pour prendre le temps de visiter la région, parking, restaurant, eau chaude. (Prix: Simple 15$US, Double 20$US, Triple 25$US, lit suppl 5$US / Adr.: À la sortie du village de Lanquín en allant en direction des grottes / Tel.: 7952-2160, 7952-2180, ?810-2856, ?810-2857)

Biotopo del Quetzal
      • Moins de 70 Q
            • Hospedaje Ecológico Ranchitos del Quetzal - 4 ch. À 200 m de l'entrée du Biotopo, hébergement rudimentaire, parking, eau chaude. (Prix: Simple 40Q, Double 55Q, Triple 70Q, Lit suppl 15Q / Adr.: KM 157.5 Carretera Las Verapaces / Tel.: 7953-9235)
      • De 200 à 250 Q
            • Posada Montaña del Quetzal - 24 ch. À 4 km du Biotopo en descendant sur Salamá, agréable, ch. ou bungalows. (Adr.: km 156.5 Carretera Las Verapaces) *Attention, l'existence de cet établissement n'a pas été vérifiée depuis 1998.

 

Où se restaurer, où boire un verre
      • Moins de 30 Q
            • Cafetería Santa Rita - Petite cantine, cuisine locale de bonne qualité, 2 salles. (Adr.: Parque Central) *Attention, l'existence de cet établissement n'a pas été vérifiée depuis 1998.
            • Café El Tirol - Terrasse, variété de café et pâtisseries maison. (Adr.: 1ª calle 3-13, Parque Central, zona 1) *Attention, l'existence de cet établissement n'a pas été vérifiée depuis 1998.
            • Café La Posada - "Snacks": croque-monsieur, nachos, sandwich. (Adr.: 4ª av. entre les 1ª et 2ª calles, zone 2) *Attention, l'existence de cet établissement n'a pas été vérifiée depuis 1998.
      • De 30 à 70 Q
            • Restaurante El Refugio - Bonnes spécialités mexicaines et internationales. Service rapide et soigné. (Adr.: angle 2ª calle et 2ª av., zone 4, Tel.: 7952-1338)
            • Restaurante El Peñascal (Tel.: 7951-2102)
            • Restaurante La Fonda Del Black (Tel.: 7951-3625)
            • Hotel La Posada - Le restaurant de l'hôtel est un bel endroit et tient une bonne cuisine. (Adr.: 1ª calle 4-12, zone 2)
            • Hostal de Doña Victoria - Le restaurant de l'hôtel est un bel endroit et tient une bonne cuisine.(Adr.: 3ª calle 2-38, zone 3)
            • Hotel Casa de Acuña - Le restaurant de l'hôtel est un bel endroit et tient une bonne cuisine.(Adr.: 4ª calle 3-11, zone 2)
            • Restaurante Kam-Mun - Spécialités asiatiques servies généreusement. (Adr.: 1ª calle 8-12, zone 2) *Attention, l'existence de cet établissement n'a pas été vérifiée depuis 1998.

 

Loisirs
Excursions
      • Hotel Doña Victoria et Hotel Acuña
- Excursions en 4 x 4 à Semuc Champey et Grutas de Lanquín pour la journée, env. 150 F chacun. (Adr.: voir section "où se loger")
Cinémas
      • Une grande salle
(Adr.: sur le Parque Central, entre les 3ª et 4ª av., zone 2)

 

Achats
Librairies
      • Un marché de livres neufs et d'occasion - 8h-21h/17h le samedi, fermé le dimanche. (Adr.: sous les arcades de la Gobernación, sur le Parque Central)

 

 

*Sources:
Instituto guatemalteco de turismo INGUAT
&
G uide NEOS Nord-Est-Ouest-Sud
Guatemala Belize
Editions du Voyage
1999
&
Lonely Planet
Guatemala et Belize
Lonely Planet Publications
1998
&
Guatemala et monde maya
La Manufacture
2001
&
Le Guatemala , le pays des mille et une couleur
Les guides Peuples du monde
Éditions de l'Ardet
1998
&
Guía de Hoteles 2004, INGUAT
&
Viaje a Guatemala con Prensa Libre
Guía turística por departamentos
Publicaciones de Sanzar, S.A.
2004

 

 

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