HUEHUETENANGO
(et les Cuchumatanes)
Chef-lieu du département de Huehuetenango
Environ 25000 hab.
266 km au nord-ouest de Ciudad de Guatemala
Alt. 1900 m - Basses températures la nuit
Fêtes patronales le 16 juillet en l'honneur à Virgen del
Carmen
et le 8 décembre en l'honneur à Virgen de Concepción
À ne pas
manquer
Le lever du soleil sur
la cordillère de los Cuchumatanes.
Le marché du samedi de Todos Santos
Cuchumatán.
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Conseils
Si vous êtes peu soucieux de votre confort, passez
plutôt la nuit à Todos Santos.
Louez un véhicule pour explorer
la région, mal desservie par les bus.
Prévoyez des vêtements chauds
pour les séjours en montagne.
Vérifiez auprès de votre ambassade les conditions de
sécurité dans la région.
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Telle une étoffe émeraude rageusement froissée,
les Cuchumatanes, montagnes non volcaniques les plus élevées
d'Amérique centrale, qui culminent à 3837 m, déploient
leurs pans capricieux au nord du département, jusqu'aux Verapaces
(région de Cobán). La découverte de cette belle et
vaste région, aussi escarpée que difficile d'accès,
est loin d'être reposante. Il suffit d'observer la carte en relief,
exposée sur la place centrale de « Huehue », pour s'en
convaincre. Mais la majesté des paysages traversés récompense
des désagréments de voyage.
Ici, plus près du ciel, plus loin du pouvoir colonial, les
communautés indiennes ont réussi tant bien que mal à
préserver leurs traditions précolombiennes face à
la christianisation. Cependant, à partir des années 70,
les Cuchumatanes, particulièrement autour du triangle Ixil (département
du Quiché), furent l'un des foyers les plus actifs de la guérilla,
entraînant une répression féroce de l'armée:
villages incendiés, tortures, enlèvements, massacres, populations
déplacées dans des « villages modèles »,
exode vers le Mexique, tel fut le sinistre quotidien des habitants jusqu'aux
accords de paix de 1996. Cette région, gravement meurtrie par la
guerre, a retrouvé un calme relatif. Toutefois, des actes de violence
isolés sont encore signalés de temps à autre.
(Voir Section Histoire du
Guatemala : "Guerre, massacres et politique de la terre brûlée"...)
Huehuetenango
Comptez 3h de visite avec Zaculeu.
À 1902 m d'altitude au pied du massif des Cuchumatanes, dernière
grande agglomération avant la frontière mexicaine, relais
entre les hameaux des Cuchumatanes et le reste du pays, « Huehue
» est la ville-étape par excellence. En effet, la ville
est un lieu de passage quasi obligé vers les « portes du
ciel »: la cordillère de los Cuchumatanes. Son nom provient
du nahuatl huehue, vieux, et tenango, le lieu de.
Grâce à son infrastructure touristique, ce chef-lieu, sans
grand attrait à part son marché quotidien
animé couvert fréquenté surtout par les Indiens
qui descendent des montagnes pour vendre leurs produits maraîchers
et leurs objets d'artisanat. Le mercredi est la journée la plus
animée du marché. La ville présente aussi l'église
coloniale de la Inmaculada Concepción (style néoclassique)
au clocher bleu qui se dresse sur un des côtés du Parque
Central, la grande place. Les habitants, essentiellement des Ladinos
(Métis) vivent de la culture du café, de l'agriculture,
du commerce, de l'industrie, de l'artisanat telle que la céramique
glacée, les instruments de musique, l'orfèvrerie, la fibre
de palme et de l'élevage des ovins. Les services offrant quelque
intérêt pour les touristes se situent en majorité
dans la Zona 1, sur la plaza. À quatre pâtés de
maisons à l'ouest du marché, sur la 5ª avenida, entre
les 2ª et 3ª calles, se trouve le parque,
place principale, coeur de la ville et principal point de repère
où se dresse une grande fontaine. Les hôtels et restaurants
sont en majorité concentrés autour du parque. Autour de
la place principale, ombragée par de superbes arbres centenaires,
se dressent les grands édifices de la ville
: la Municipalidad (avec sa terrasse pour orchestre à l'étage),
le Théâtre Municipal et l'immense église coloniale.
Ces oeuvres architecturales datent de la fin du 19e siècle et
début du 20e siècle. La place s'orne d'une intéressante
carte en relief de près de 30 mètres carrés du
département de Huehuetenango.
Fêtes et festivals
Les Fiestas Julias (mi-juillet) célèbrent la
Virgen del Carmen, sainte patronne du Huehue, et les Fiestas de Concepción
(début décembre) honorent la Virgen de Concepción. La
Carrera Maratón Ascenso Los Cuchumatanes, course de
12 km entre la plaza centrale du Huehue et El Mirador, dans les montagnes
qui surplombent la ville, a lieu chaque année en octobre ou novembre
et attirent des centaines de sportifs.
Le site archéologique
de Zaculeu
Pour accéder à ce site, situé à
4 km à l'ouest du centre-ville, prenez un taxi ou un bus (l'arrêt
est à l'angle de la 2ª calle et de a 7ª avenida, Zona 1).
8h-18h. Entrée payante. Comptez 1h de visite.
Fondée vers l'an 600 de notre ère, cette grande cité
cérémonielle ne prit le nom de Zaculeu (« terre blanche
») qu'au 14e siècle. Durant la période postclassique,
la capitale mam bénéficia d'un développement considérable,
interrompu par quelques années d'occupation quiché au 15e siècle.
Elle revient sous domination mam en 1475 mais, cinquante ans plus tard, elle
devait connaître le destin funeste des autres cités mayas, avec
l'arrivée des Espagnols. Les fortifications, rajoutées au 15e
siècle pour se protéger des Quichés, serviront en fait
à retenir les Espagnols. Malgré un dispositif défensif,
un site cerné par des barrancos (ravins) et une rivière,
Zaculeu tomba en 1525 aux mains de l'armée de Gonzalo de Alvarado,
un des frères de Pedro, après quatre mois de siège. Les
Espagnols en firent le siège jusqu'à ce que les Mam souffrent
de famine.
Plusieurs pyramides d'influence mexicaine à une ou
trois sections encadrent une vaste place centrale. Gravissez la volée
de marches jusqu'au sommet du temple principal, vestibule
unique doté de trois ouvertures. De là, vous jouirez d'un excellent
point de vue sur tout le complexe archéologiques. Au centre de l'esplanade,
subsistent des vestiges de plates-formes, probablement utilisées pour
les sacrifices, et à l'est, se trouve le jeu de balle,
comme celui de Mixco Viejo en forme de I. La Structure 1, édifiée
au Postclassique Ancien, comprend une seule pièce rectangulaire. Un
autel en maçonnerie est appuyé contre le mur du fond. Au Postclassique
Récent, la plupart des temples possédaient également
une seule pièce, règle à laquelle il est des exceptions
: ainsi la Structure 4 en a trois. Les portes sont presque toujours au nombre
de trois, formées par deux colonnes placées dans une longue
ouverture. Les soubassements sont généralement carrés
et composés de degrés verticaux. Des escaliers se trouvent sur
un, trois ou quatre côtés, flanqués de rampes qui deviennent
verticales près du sommet. D'autres édifices, allongés,
reposent sur des plates-formes basses. Autrefois, à l'apogée
du site, les édifices étaient richement décorés
de peintures murales mais il n'en reste rien aujourd'hui. Tous les temples
qui ont été dégagés datent de l'an 1000 et sont
construits en pierre que les Mam avaient recouverte de plâtre.
En 1946, la United
Fruit Company finança les travaux de restauration: avec ses temples
abusivement cimentés de stuc (choix contesté), l'antique cité
maya déçoit la plupart des visiteurs. Bien que l'aspect actuel
des constructions soit sans doute assez proche de l'original (les couleurs
en moins), il déplaît surtout parce qu'il ne correspond pas à
l'idée que l'on se fait de ruines, avec leur pierres apparentes, une
végétation exubérante poussant dans les murs, etc.
Le musée, situé à l'entrée
du site, expose quelques ossements humains, objets de céramique et
de jade trouvés lors des fouilles. Il fournit des détails intéressants
sur la vie quotidienne des Mayas, leurs pratiques cérémonielles
et leurs rites funéraires. On vend aussi sur le site des rafraîchissements.
Vous pouvez monter sur les monuments restaurés, mais pas sur les tumulus
couverts de végétation.
| Zaculeu
et la United Fruit : La vision Disneyland d'une civilisation millénaire. |
Pour bien comprendre l'attitude de la United
Fruit, il faut se replonger dans l'ambiance de l'époque. En
1944, le dictateur Jorge Ubico tombe et le peuple élit Juan
José Arévalo comme président. Celui-ci commence
immédiatement une politique de réformes sociales et
économiques qui reçoivent au début l'approbation
du grand frère du nord, le président Roosevelt.
Le successeur de Arévalo, également
élu démocratiquement, est le colonel Jacobo Arbenz alors
âgé de 36 ans. Lors de son discours inaugural de 1951,
il déclare « vouloir transformer le Guatemala de pays
arriéré par une économie semi féodale
en une nation capitaliste moderne ». Son objectif principal
: une réforme agraire en profondeur; il remet des terres non
cultivées rachetées à de grands propriétaires
terriens à des dizaines de milliers de petits paysans sans
terre. Cela signifie qu'un demi-million de paysans (dans un pays de
moins de 5 millions d'habitants à l'époque) atteignent
une autonomie alimentaire qui ne les oblige plus au travail infernal
de saisonnier dans les grandes plantations.
La United Fruit est profondément affectée
par ces mesures. De plus, le non respect par cette firme de
ses obligations salariales et sociales et la révélation
par le Fonds Monétaire International de ses fraudes fiscales
tant au Guatemala qu'aux États-Unis, ne contribuent pas
à améliorer l'image. La United décide de
« faire quelque chose » pour le Guatemala.
La culture étant l'un des objectifs
prioritaires du gouvernement guatémaltèque, la Unaï
comme disent les gens (prononcer younaille) décider de promouvoir
un grand projet archéologique qui pourrait être ouvert
au tourisme. Le critère de base n'est pas tant la restauration
d'un site intéressant, mais qu'il soit imposant, facile à
reconstruire et accessible aux touristes. Les archéologues
de la United choisissent Zaculeu où existaient des restes de
plates-formes et d'édifices divers.
Les plates-formes, souvent les fondations
d'anciennes constructions, furent tout simplement recouvertes
de ciment ou de plâtre pour donner l'impression qu'elles
n'avaient jamais été endommagées, sans
faire de différence entre les diverses époques
et styles de construction originaux! Les édifices furent
refaits selon l'idée que s'en faisaient les « restaurateurs
» et non selon des plans connus ou des dessins historiques.
Bien que les travaux fussent coordonnés par des archéologues
professionnels venus des États-Unis, le critère
United Fruit l'emporta sur la rigueur scientifique. C'est sans
doute pour cela que les ruines ne possèdent aucune inscription,
sculpture, hiéroglyphe, statue ou stèle d'époque,
seulement de grandes surfaces cimentées plates et lisses,
comme aseptisées. Selon un prospectus diffusé
par l'entreprise bananière, la ville de Huehuetenango
« ressemble à une ville féerique à
la propreté et aux couleurs dignes de Walt Disney »
: vision Disneyland d'une civilisation millénaire.
|
Voir aussi : Histoire
de la United Fruit Company .
* Source : Le
Guatemala , le pays des mille et une couleur, Les guides Peuples du monde,
Éditions de l'Ardet, 1998 |
De Huehuetenango
à Todos Santos Cuchumatán
43 km - Comptez 1h30 en voiture et 2h30 en bus. Les temps de
trajet sont environ deux fois plus longs en bus qu'en voiture.
Tôt le matin, le ciel dégagé et les premiers rayons de
soleil donnent une luminosité extraordinaire au paysage. Partez avant
le lever du jour pour voir l'aube se lever sur les montagnes et pour profiter
du marché de Todos Santos.
Sommets étreints par les nuages, courbes caressées par le soleil,
plateaux fouettés par un vent glacial: des paysages violents et spectaculaires
naissent de ce relief capricieux et accidenté alternant entre forêts
de conifères, pics rocheux, étendues arides, pâturages
piquetés de moutons et vallées fertiles où se nichent
des hameaux isolés les uns des autres.
À 6 km au nord-est de « Huehue », on traverse
le village de Chiantla (altitude 1992 m) qui abrite
un trésor dans son église, lieu de pèlerinage depuis
le 17e siècle. Tous les 2 février, les
fidèles affluent en grand nombre pour rendre grâce à
la Virgen de la Candelaría, réputée
pour ses pouvoirs miraculeux de guérison. Cette statuette de
la Vierge, au long manteau en argent repoussé - qui provient
des mines de la région -, serait l'oeuvre du sculpteur Quirio
Cataño. La Vierge est représentée sur un superbe
retable à double colonnes dont deux torsadées, juste derrière
l'autel. Mentionnons aussi au village l'artisanat de bronze et d'argent,
céramique, vêtements de coton, objets en bois et bougies.
L'église a été fondée comme monastère
de l'ordre des Dominicains entre 1530 et 1564. Le nom de Chiantla du
nahuatl chiantitlán, le lieu où abondent les
semences de la plante chian.
Au niveau de Chiantla, prenez
la route vers le nord qui grimpe interminablement dans la cordillère
des Cuchumatanes vers Todos Santos.
À 10 km au nord de Chiantla, sur le côté
gauche de la route à environ 3300 m d'altitude, se trouve le plus impressionnant
de tous les points de vue du pays : le mirador Juan Dieguez Olaverri,
un poète qui a dédié une de ses oeuvres aux Cuchumatanes.
Ce mirador est très visité par les touristes locaux et étrangers.
Y s'élèvent neuf stèles, portant chacune un vers de A
Los Cuchumatanes, poème en hommage à cette région
magnifique. C'est ici que se situe la ligne d'arrivée de la course
annuelle. Par temps clair, le panorama s'étend
jusqu'à toute la vallée de Huehue d'un côté, les
Cuchumatanes de l'autre et, par beau temps, la chaîne des volcans jusqu'à
l'Agua qui domine Antigua à 250 km d'ici (arrêtez-vous à
l'aller car le temps a tendance à se couvrir l'après-midi).
La route continue de grimper, pendant 2 km environ, jusqu'à
un haut plateau balayé par des rafales de vent et couvert de givre
en hiver. Ce paysage aride s'étire sur une dizaine
de kilomètres; seules quelques haies de cactus rompent la monotonie
de la roche et de la végétation rase, mais aux premières
lueurs du jour, lorsque l'aube inonde la campagne de ses reflets roses, ce
lieu désolé devient magique.
À mi-chemin sur ce plateau, la route
bifurque (au niveau du panneau « Acoduhe »). Continuez toujours
sur la gauche; l'embranchement de droite mène, par une piste difficile,
à Barillas, village situé à environ 120 km.
À la sortie du plateau, une piste cahoteuse d'une
quinzaine de kilomètres longe une gorge coincée entre deux massifs
boisés (un 4 x 4 s'avère nécessaire pendant la saison
des pluies). À l'exception de quelques camionetas, rares
sont les véhicules qui descendent vers Todos Santos.
Todos Santos Cuchumatán
Env. 3000 hab. Cette bourgade mam à 90% est enserrée dans
les montagnes, nichée dans une vallée orientée
au nord à 2540 m d'altitude. Enfoui toute l'année dans
la brume dès le début de l'après-midi, ce village
a connu ces dernières années des transformations dues
tant aux phénomènes de migration vers le Nord qu'à
une fréquentation touristique croissante. Le petit commerce de
l'artisanat local prospère. Son marché,
le mercredi et surtout le samedi, ne prétend pas rivaliser avec
ceux de San Francisco El Alto
ou de Sololá. Cependant,
il représente l'unique carrefour commercial pour bon nombre de
hameaux alentour. Dans cette foule, vous reconnaîtrez les hommes
de Todos Santos à leur costume traditionnel
d'un éclat inégalé. Ils arborent une chemise à
large col richement brodé dans des tons de roses, un pantalon
rouge à rayures blanches sur lequel retombe l'étoffe noire
d'un surpantalon, survivance du maxtatl (cache-sexe) de l'époque
précolombienne. Un petit chapeau de paille ceint d'une bande
de tissu cloutée et un morral (sac) passé en
bandoulière complètent leur tenue. La tenue des femmes
est un huipil cramoisi finement brodé. Fidèles à
la tradition, les villageois suivent le tzolkin,
calendrier rituel de 260 jours, et continuent de pratiquer leurs rites
sur les ruines du site cérémoniel postclassique de Tecumanché,
situé au sud de Todos Santos. Autour de deux croix (la croix
est également un symbole maya, celui des quatre chemins, c'est-à-dire
des directions cardinales) se pratiquent des sacrifices de dindons.
Les fêtes chrétiennes de la Semaine sainte
ou de la Toussaint ne sont pas négligées
pour autant. Les posadas de Noël sont organisées
durant les dix jours qui précèdent la fête : les
habitants défilent en procession dans les rues pour commémorer
les pérégrinations de Joseph et de Marie, puis la naissance
de Jésus.
Jusqu'à 1945, Todos Santos était un haut
lieu du respect des traditions religieuses ancestrales.
Son isolement et la résistance culturelle ont pu déjouer
les efforts assimilationnistes et évangélisateurs jusqu'en
plein 20e siècle. L'ouverture des routes et l'influence de la
« modernité », le catholicisme et les sectes évangéliques
ont quasi fait disparaître les traditions. La seule tradition
en vigueur est livrée aux touristes. Les gens, écartelés
entre le besoin de gagner leur vie (le tourisme) et le désir
de respecter les traditions, ont souvent de bonnes raisons pour ne pas
trop porter les touristes dans leur coeur. Todos Santos est devenu un
important rendez-vous touristique et les villageois expriment un certain
ressentiment face à cette « invasion ».
Une cavalcade renversante
La Toussaint coïncide avec la fête patronale de Todos Santos, festival
riche en couleurs et en liqueur. Chaque 1er novembre au matin, le corps et
l'esprit échauffés par une longue nuit de danses, de musique
et d'alcool, les hommes titubent jusqu'à la ligne de départ
de la grande course hippique annuelle. C'est le rituel. Peut-être l'alcool
aide-t-il à entrer en transe à l'instar des ancêtres mayas
qui se perçaient lèvres ou pénis pour offrir leur sang
aux dieux? On y danse les traditionnels Baile del Venado (danse du
cerf), du Torito (du petit taureau) et autres ixcampores
(danses traditionnelles). Parés de leurs plus beaux habits, lancés
au galop sur une piste boueuse, les cavaliers doivent s'arrêter à
chaque tour d'un bout à l'autre d'une piste de 300 mètres de
long, pour prendre quelques rasades d'eau-de-vie ou de bière. Cet aller-retour
rituel dure de 8h à 15h. Si un cavalier (ou son cheval) s'écroule,
on le remplace, mais le rite doit continuer. Les rares concurrents qui parviennent
à rester en équilibre sur leur monture sortent de cette épreuve
auréolés d'un immense prestige social. Mais l'exploit, c'est
surtout d'avoir pu louer un cheval pour participer à un défi.
Quant au jour des Morts, il se déroule au cimetière.
Rite de la « boîte royale »
C'était un des rites les mieux conservés. Il s'agit d'une boîte
en bois contenant des objets sacrés provenant de dizaines de générations
antérieures. La personne désignée pour garder la boîte
la conservait dans sa maison et lui dédiait des offrandes, de l'encens
et des bougies. Chaque année, la boîte était reçue
par un gardien différent au cours d'une cérémonie solennelle.
Tout dommage à ou vol de la boîte signifierait un grand désastre
pour les habitants du village.
Villages des montagnes
À Todos Santos, le reste du temps, ce lieu est un havre de tranquillité
- qui commence à attirer de plus en plus de routards. Vous aurez
rapidement fait le tour de l'unique ruelle bordée d'échoppes,
mais les Cuchumatanes permettent de belles randonnées à
cheval ou des balades à pied jusqu'à des bourgades isolées
comme San Juan Atitán (5h de marche)
ou Santiago Chimaltenango (6h). San
Pedro Soloma, village de vallée, a subi tous les désastres
imaginables. Détruit par les séismes de 1773 et 1902,
il fut encore la proie des flammes en 1884. Un an plus tard, la variole
décima sa population. Soloma signifie embouchure en maya-qanjobal.
Santa Eulalia et Soloma sont deux bourgs surtout connus
pour leurs élevages de moutons et par conséquent pour
leurs couvertures et capes de laine noires appelées capixay,
ainsi que pour leurs huipils traditionnels et la céramique. Quelques
grottes proches de Santa Eulalia peuvent intéresser les spécialistes.
À San Rafael La Independencia se situent trois
destinations touristiques importantes. La montagne Xetaj, ríos
Yulajá et Villa Linda. Le premier est un défi pour les
alpinistes. Vous trouverez des guides dans le villages. Nichée
entre les collines à l'ouest de la route, Jacaltenango
est le centre d'une région de langue popti. Des producteurs se
sont associés pour produire du café, un des principaux
produits de la région, avec celui de la marimba. La route contourne
le Cerro Bobi (3335 m) et arrive à San Mateo Ixtatán
(Terre de sel en nahuatl, mais village de langue chuj) qui
s'étage sur le flanc d'une vallée déshéritée.
Son église mérite une petite halte. Au fond de la vallée
de San Mateo Ixtatán, des sources d'eau salée
aménagées sont exploitées l'après-midi.
Il s'agit d'une véritable collecte sacrée accordée
par les puissances surnaturelles, et la descente dans les entrées
de mines est précédée et conclue par des cérémonies
rituelles sur les quemaderos (autels) proches. L'eau est remontée
vers le village dans de grandes jarres puis évaporée dans
d'immenses marmites. Le principal attrait de cette route sinueuse sont
ses merveilleux points de vue sur les vallées, les ravins et
les montagnes. Elle se termine à Barillas au
pied de la montagne Tzucanca au sud et de la Sierra de Chama qui s'étire
vers l'est jusqu'à Cobán dans l'Alta Verapaz. Prenez une
marche dans les forêts humides et denses des montagnes Yolhuitz,
dans la localité de Barillas. Durant le parcours vous rencontrerez
beaucoup de cavernes entourée de végétations. Soyez
accompagnés d'un guide.

De Huehuetenango
à la frontière du Mexique
Sortons de Huehuetenango par la route internationale
direction du Mexique.
Chivacabé
À 11 km de Huehue, au Km 263, le petit village de
Chivacabé devient célèbre lorsqu'un jour de 1976, la
pioche de monsieur Octavio Alvarado Villatoro, creusant sa terre à
la recherche d'eau potable, heurta un objet particulièrement résistant.
Il s'agissait d'une dent, mais d'une dent énorme. Il découvrit
bientôt onze autres dents semblables. Quand apparut, un « croc
» gigantesque, il en parla à ses amis. La rumeur des «
dents énormes » parvint jusqu'à l'université Simon
Fraser de Vancouver au Canada qui envoya immédiatement un expert examiner
les restes. Il s'agissait de dents de mammouth! Il semble que don Octavio
ait arrangé un petit musée dans sa propriété.
Bien que les autorités guatémaltèques n'aient pas l'air
de s'intéresser beaucoup à l'affaire, allez-y faire un tour.
San Sebastián
Huehuetenango
Terre fertile où les gens cultivent la pomme de terre, les fruits,
le café et la canne à sucre. Les montagnes environnantes contiennent
du plomb, de l'argent et de la pierre à chaux.
San Rafael Petzal
Du mam petz, tortue et al, lourd, le lieu de la tortue
lourde) à 1739 m, se signale pour ses magnifiques points de vue,
ses sources d'eau limpide et les chutes du río Selegua.
San Gaspar Ixchil
On y produit du camote (un fruit doux), du piment, du jocote
(un petit fruit), de la banane, du yuca et des tomates. Les forêts avoisinantes
offrent divers bois utilisés en construction. On peut y acheter les
panelas, ces pains de mélasse de canne à sucre durcie et du
copal (pom), cet encens nécessaire à toute cérémonie
religieuse maya.
Colotenango
Du nahuatl colotl, les scorpions), les hommes portent
le costume traditionnel de coton et de tissu de laine épaisse, accompagné
du tzute, un tissu qui ceint la tête protégée
par un chapeau en fibres de palme. Les femmes s'habillent de huipils blancs
ornés de motifs brodés de fils rouge, un corte (jupe)
noire et un ruban de laine colorée dans les cheveux.
Ixtahuacán
Signifie le « lieu de la vue » en nahuatl et les huipils de ses
habitants sont magnifiques.
Frontière
de La Mesilla
La dernière localité guatémaltèque avant de franchir
la frontière mexicaine. Les bureaux d'immigration du Guatemala et du
Mexique de La Mesilla / Ciudad Cuauhtémoc se trouvent à 4 km
l'un de l'autre. Il est possible d'échanger des devises par des changeurs.
Bon taux pour les dollars américains mais horrible pour les pesos et
quetzals.
El Cimarrón
Situé officiellement à Nentón, mais en fait se situe
tout près de frontière mexicaine beaucoup plus au nord que Nentón,
a l'Ouest de la Laguna Santos Cuchumatán. Là-bas, on retrouve
un trou cylindrique de 200 mètres de large et 200 mètres de
profond appelé El Cimarrón, avec une forêt dans le fond.
Trouvez un guide à Nentón ou dans la aldea La Trinidad.
Laguna Santos Cuchumatán
La lagune a une longitude de 5 km et est entourée de végétation.
Elle est située officiellement à Nentón, mais elle se
situe tout près de frontière mexicaine beaucoup au nord que
Nentón. Pour s'y rendre, on doit passer par la aldea Yalambojoch, pour
ensuite parcourir 80 km. Contractez un guide local dans ce village puisque
le parcours se fait en terrain montagneux et avec véhicule de double
traction.
De Huehuetenango
au triangle Ixil
80 km - Environ 6h de bus en comptant les correspondances.
Les voyageurs pressés et soucieux de leur confort devraient s'abstenir
d'emprunter cet itinéraire qui parcourt les Cuchumatanes d'ouest en
est (de « Huehue » à Cobán). Sur des pistes interminables,
ponctuées ici et là de pancartes proclamant fièrement
que « está llegando la luz » (« l'électricité
arrive »), les bus progressent lentement. De temps en temps, ils s'arrêtent
en rase campagne pour laisser descendre une famille lestée de balluchons,
petite caravane qui avance péniblement à travers champs vers
un hameau isolé, à plusieurs kilomètres de là.
Les camionetas sont rares - donc bondées -, leurs horaires et parfois
leurs itinéraires sont capricieux, les risques de se retrouver bloqué
à mi-chemin existent!
À Chiantla, prenez en direction de
l'est et longez les Cuchumatanes pendant 18 km.
Aguacatán
Du nahuatl aguacate, le fruit avocat et atán, proche,
soit le « lieu près des avocats ». Son marché,
le jeudi et le dimanche, est connu pour ses étals d'ail et d'oignons
cultivés dans la région. En effet, la vallée, baignée
par les ríos Blanco et San Juan, est relativement riche en bonnes terres
et d'ingénieux systèmes d'irrigation lèvent l'eau vers
les terrasses à flanc de colline depuis les temps pré-hispaniques.
De plus, les femmes tissent de magnifiques ceintures.
Le canton est de la ville, Chalchitán,
n'apparaît jamais sur les cartes mais est important dans l'histoire
de la vallée, car il existe de nombreuses différences culturelles
entre les deux cantons. Les sites archéologiques de Xolchun, Huitchun
et Pueblo Viejo de la vallée de Aguacatán datent de l'époque
Postclassique (1200 à 1524) où, contrairement à l'époque
Classique, les constructions sont toujours fortement défendues par
des rivières, des ravins, des murs et des tourelles. Huitchun,
situé sur une petite colline à 1,6 km à l'ouest de Aguacatán,
un petit centre de cinq monticules et deux jeux de balle, ne comporte pas
de structures défensives. Le site de Chalchitán, à 2
km de Aguacatán au bord de la rivière sur la route de Sacapulas
est également un site non défensif de 40 monticules entourant
deux places et un jeu de balle, et comprenant deux pyramides de 19 et 9 m
de haut. Par contre, Xotchun, difficile d'accès à
2,5 km des ruines de Chalchitán, est une solide forteresse de 17 structures
réparties en deux complexes.
Au-delà du village, à 2 km en continuant dans
la même direction, on parvient au nacimiento del río
San Juan (source de la rivière San Juan) au milieu d'une
forêt. Cette source vigoureusement alimente un canal aménagé
autour d'un petit parc. Sa limpidité le rend propice à
la production de cresson qui se récolte en abondance sur ses
rives. Le lieu n'est pas vraiment « sauvage », mais la halte
est rafraîchissante. On peut s'y baigner et pique-niquer. Pour
s'y rendre, il faut prendre la calle principale où est situé
l'école, à l'est du village, et traverser à la
première calle vers la droite et ensuite à la gauche vers
le río, où il faut parcourir environ 1 km.
Poursuivez vers l'est pendant 28 km vers le
département de El Quiché.
Sacapulas (El Quiché)
Depuis l'époque précolombienne, cette localité quiché,
qui s'étend dans une vallée traversée par le río
Chixoy, se consacre à l'extraction du sel, sur les rives de son fleuve,
et au travail de l'argent. Les premiers habitants vinrent du nord en remontant
le río Chixoy. Sacapulas est anciennement connue sous le nom de Tuja.
Le sel de Sacapulas
Dans un élargissement de la vallée, des filons de sel gemme
sont exploités depuis très longtemps, et la vente du sel assura
la prospérité du village. Considérable durant la période
coloniale, la production a diminué depuis le milieu du 20e siècle.
En effet, en 1940 des inondations catastrophiques ont anéanti les «
plages de sel » du río Negro. Aujourd'hui, pour la majorité
des gens, la production de sel noir sur les bords du fleuve n'est plus qu'une
activité complémentaire à l'agriculture et la production
commerciale n'est plus réalisée que par cinq familles. La technique
utilise l'évaporation des solutions salines de basse concentration
contenues dans les eaux du río en faisant bouillir l'eau. Le sel apparaît
à la surface et se recueille avec des cuillères en bois. Une
grande marmite permet de récupérer jusqu'à deux ou trois
tasses de sel. Celui-ci est ensuite littéralement « mis en boule
» (bola de sal). Cependant, le processus est lent et le sel,
coûte plus cher que le sel industriel qui vient d'ailleurs, augurant
mal du futur de cette activité.
Histoire
de Sacapulas |
Le Titulo de Sakapulas, probablement écrit en 1551
en sakapulteko (aujourd'hui reconnu comme langue à part entière)
par les seigneurs Canil et Toltecat et « découvert »
au 18e siècle avec sa traduction espagnole, décrit la
migration des ancêtres qui vivaient dans les Sept Grottes, leur
parenté avec les Toltèques, la fondation de divers sites
proches de Sacapulas, les guerres avec les Quichés et leur
domination, ainsi que la généalogie des seigneurs sakapultecos.
Le texte espagnol est conservé dans les Archives générales
d'Amérique centrale à Guatemala Ciudad.
Un autre document écrit en quiché cette fois, daté
de 1600 et provenant de Sajcabaja (20 km au sud-est de Sacapulas),
le Titulo Uchabajá, raconte comment le seigneur
Toltecat profita de façon indigne des attaques quichés
pour s'approprier de terres appartenant au seigneur Uchabajá.
Entre 1200 et l'arrivée des Espagnols, la région est
passablement agitée par les guerres entre les seigneurs et
l'on construit de nombreuses forteresses défensives. Il existe
deux sites de ruines fortifiées proches de Sacapulas. Chutixtiox,
2 km avant Sacapulas venant de Aguacatán, se situe sur un promontoire
entouré de trois côtés par le río Negro
et contient 30 structures et une pyramide centrale. Chuitinamit
de l'autre côté de Sacapulas et du río Negro est
protégé de trois côtés par des barrancos
et compte 20 structures entourant plusieurs places.
On raconte ici que les Mayas ont remis aux Espagnols de véritables
lingots d'or pour pouvoir conserver leurs terres. Mais faut-il toujours
croire les légendes, surtout quand l'or n'est pas si facile
que cela à trouver dans la région?
|
Organisation
politique et économique de Sacapulas |
|
L'organisation politique et économique de Sacapulas
est étroitement liée à l'organisation traditionnelle
maya. La terre ne peut s'obtenir que si l'acheteur ou l'héritier
est originaire d'une famille sakapultèque. Les confréries
sont toutes puissantes et la mairie indienne parallèle
à la mairie « officielle ». Cependant, les
efforts gouvernementaux pour démanteler les structures
mayas semblent peu à peu parvenir à leur fin et
les formes traditionnelles de ces régions à plus
de 90% indigènes sont de plus en plus mises sur les voies
« officielles » de garage. Lors de litiges locaux,
les autorités centrales, au lieu de s'appuyer sur les formes
traditionnelles de résolution de conflits, ont imposé
des solutions « à vision centrale » et provoqué
de nombreuses injustices. En effet, l'organisation traditionnelle
maya de la terre en chinamitales, (districts, en fait
des petits fiefs), se reflète aujourd'hui dans les limites
des cantons souvent identiques à celles des anciennes chinamitales.
L'augmentation de la population provoque actuellement de nombreux
conflits de limites. Les cantons actuels revendiquent une plus
grande autonomie vis-à-vis du centre régional qu'est
Sacapulas, mais les Ladinos et le gouvernement, toujours craintifs
de n'importe quel petit morceau d'autonomie indienne, s'y refusent.
La mairie « indienne » s'efforce de récupérer
des miettes de son pouvoir d'antan. |
À la croisée des chemins entre
plusieurs régions, l'intérêt de Sacapulas est surtout
stratégique. Ce village est situé à mi-parcours entre
Huehuetenango et Santa Cruz del Quiché - d'où l'on peut aisément
rejoindre Chichicastenango et le lac Atitlán. Si vous poursuivez votre
route pendant 8 km à l'est jusqu'au carrefour El Entronque, l'embranchement
à droite continue jusqu'à Cobán (122 km), via Uspantán
- attention, en l'absence de correspondance, il est impossible d'effectuer
le trajet en bus entre « Huehue » et Cobán dans la même
journée.
Prenez à gauche la direction de Nebaj
que l'on atteint après 20 km et 2h30 de lente montée sur une
route escarpée, qui surplombe toute la chaîne de montagnes.
Nebaj (El Quiché)
Cette bourgade est dotée de l'infrastructure touristique la plus
convenable du triangle Ixil, zone linguistique délimitée
par les villages de San Juan Cotzal (17 km de Nebaj)
et de Chajul (22 km), tous deux accessibles
en bus (horaires incertains!) Mentionnons à visiter
l'église de Chajul. Le paysage de cette région est d'une
beauté époustouflante. Complètement retirés
dans l'arrière-pays quiché, à l'écart des
influences télévisuelles et citadines, les habitants de
ces hameaux ruraux vivent comme du temps de leurs ancêtres. Ces
trois villages furent établis par les Espagnols pour concentrer
(et ainsi contrôler) les habitants de onze villages de la zone.
Toutefois, durant les guérillas des années 1980, les Ixiles
ont davantage souffert que d'autres communautés mayas puisqu'ils
se sont retrouvés au milieu d'un territoire que l'armée
avait élu comme base de ses opérations. Là plus
qu'ailleurs, on a fui vers le Mexique (près de 100,000 réfugiés
en 1985) ou vers les massifs montagneux inaccessibles à la troupe,
pour s'y terrer. Les Communautés de population en résistance
(CPR) de la Sierra, soit plus de 10,000 personnes, encerclées
de fait par les militaires, n'ont pu commencer à gagner les régions
destinées à les accueillir qu'en mars 1994, sous contrôle
international. Aujourd'hui, la population ixil est soutenue par des
organisations internationales qui tentent de reconstruire cette région.
Les gens de Chajul préfèrent garder leurs distances avec
les étrangers. Lorsque l'on sait que des objets du culte (chrétiens
et mayas) ont été volés de leurs sites sacrés,
on ne peut vraiment pas leur en vouloir.
Le marché de Nebaj, le jeudi
et le dimanche, donne l'occasion d'admirer des tenues traditionnelles
chatoyantes, les plus somptueuses de la région, et même
du Guatemala. Si le costume masculin tend à se « ladiniser
», les femmes, quant à elles, sont magnifiquement vêtues
de pied en cap. Au-dessus de leur jupe d'un grenat éclatant,
elles portant un huipil savamment brodé dans les tons
vert, mauve, jaune, rouge et blanc. Le signe distinctif des femmes du
village est surtout leur coiffe, bande d'étoffe brodée,
élégamment nouée autour de la tête, terminée
par des glands volumineux. Vous aurez du mal à résister
aux invitations pressantes des tisserandes, qui vous conduiront chez
elles pour vous vendre des étoffes. Outre ses textiles, Nebaj
offre des belles balades dans les environs. Quittez le village par la
route de Chajul. Après 10 à 15 minutes de marche, vous
atteignez un pont qui enjambe une petite rivière. Tournez à
gauche juste avant et suivez, pendant 45 minutes / 1 heure, une petite
route de gravillons qui longe la rivière. Vous passerez devant
plusieurs cascades avant d'atteindre une grande chute
d'eau de 25 m de hauteur. Les voyageurs viennent à Nebaj aussi
pour la fête annuelle de la deuxième semaine
d'août.
|
L'origine
du maïs selon la légende de Nebaj |
Lors de sa fondation, les habitants de Nebaj se nourrissaient
seulement de fruits et de pommes de terre. Ils ne connaissaient
pas le maïs.
Un jour, un corbeau survola la région
et laissa tomber de petites pierres. Personne n'y porta attention
jusqu'à ce qu'un peu partout commencèrent à
pousser de longues tiges portant un épi. Les gens comprirent
alors que le corbeau avait laissé tomber les graines
de cette plante bizarre.
Mais les épis ne portant que peu de grains et ceux-ci
étant fades au goût, ils préférèrent
les planter. L'année suivante, la récolte fut
abondante et le maïs délicieux. De plus, il y en
avait trois sortes, le blanc, le jaune et le noir pour que tout
le monde y trouve son compte.
|
Cunen et Uspantán
(El Quiché)
Uspantán : 3000 hab.
Ces deux hameaux entre Sacapulas et Cobán, situés dans la vallée
du río Chixoy, peuvent constituer d'agréables étapes.
À la lisière de la zone tenue, au nord, par la guérilla,
entre 1979 et 1983, Uspantán a été martyrisé par
le feu croisé des rebelles et de l'armée. C'est du village isolé
de Chimel, situé dans les montagnes alentour, qu'est originaire Rigoberta
Menchú, lauréate du prix Nobel de la Paix en 1992 et qui, depuis,
a la charge de ratifier la "Déclaration universelle des droits
des peuples indigènes". Grâce à cette jeune femme
maya qui a elle-même souffert dans sa chair (elle a été
torturée puis a assisté au massacre de sa famille), c'est le
martyre de tout un peuple qui a été reconnu. Elle vit aujourd'hui
en exil au Mexique.
Histoire d'Uspantán
Uspantán, ville d'origine précolombienne probablement fondée
sur le Cerro Tzununkab ou doux moineau. Cela n'empêcha pas que les seigneurs
uspantekos puissent réunir une armée de 10,000 guerriers, avant-poste
des seigneurs quichés de Gumarcaaj, qui inquiétait beaucoup
leurs voisins qeqchis de Tezulutlán (Verapaz). À la chute de
Quichés, Uspantán fait partie des nations conquises. En 1736,
les religieux construisent l'église San Miguel sur un nouveau site
qui deviendra celui de l'actuelle ville, et toute la région est remise
en Encomienda à doña María Rodriguez de Chinchilla. Aujourd'hui,
l'influence catholique n'empêche pas l'existence de douze prêtres
mayas qui veillent à ce que les dieux des montagnes, de le pluie et
des semailles assistent la nature pour qu'elle produise de bonnes récoltes.
De même, les treize cofradías veillent au respect de la tradition.
En 1985, la ville fut violemment secouée par un tremblement de terre
qui provoqua de nombreux morts.
Massif des Cuchumatanes
De puissantes forces géologiques ont fait surgir du fond des mers ce
massif qui culmine, au pic Xemal, à près de 3900 m (on y trouve
des fossiles marins en abondance). Il s'agit de la prolongation de la Sierra
Madre mexicaine. Les reliefs abrupts, les vallées, les pentes plissées,
les méplats et les sommets de rochers enchevêtrés ont
valu à ce causse karstique l'appellation de « cordillère
à étages ». Les résineux qui le couvraient autrefois
ont été remplacés par une végétation chétive
de chardons et d'herbe sèche, mais une faune de coyotes, de pumas et
quelques jaguars y survit, sous le vol d'oiseaux de proie. C'est dans ses
vallées latérales, moins froides mais souvent humides, que sont
installés les villages. Le nom serait nahuatl, de kotchotl,
un petit perroquet vert, mani, chasser et tlán, abondant,
soit le lieu où abondent les chasseurs de perroquets.
Climat. La saison des pluies dure de mai
à octobre. Avril et mai sont les mois les plus chauds avec une moyenne
de 28 degrés. Les mois les plus secs mais aussi les plus froids sont
janvier et février, avec une moyenne de 10 degrés. Faune.
On y dénombre 85 espèces de serpents (peu sont venimeux),
54 de lézards ou iguanes et 9 de tortues. Il ya 18 types de salamandres
et 48 de grenouilles et crapauds. Les mammifères ne sont pas en reste
puisqu'on compte 176 espèces dont la moitié de chauve-souris
et de rongeurs. Deux espèces de chauve-souris se nourrissent de sang
et toutes les autres de fruits, pollen, insectes, petits vertébrés
terrestres et poissons, jouant ainsi un rôle écologique important
dans la dissémination des graines. Eaux. Les principales
rivières sont les río San Juan et Ixcán dans le nord
et les río Blanco, Cuilco et Selagua dans le sud, ce dernier prenant
sa source près de Huehuetenango pour ensuite courir vers l'ouest et
passer au Mexique. Flore. Les forêts couvrent environ
53% de la surface, mais ce chiffre tombe en chute libre, les coupes légales
et surtout illégales provoquant une importante déforestation
du département. La répartition de la terre est à nouveau
très déséquilibrée puisque les petites fincas,
représentant 59,5% du total des fermes, n'occupent que 30,5% de la
surface cultivable alors que 11,3% des grandes fincas en contrôlent
38,8%. Production agricole. On cultive le blé, l'avoine,
la pomme de terre, l'orge, l'alfalfa, le frijol, les légumes,
les fruits, le café, la banane et à la canne à sucre.
Société. La densité de la population
est de 80 Hab/km² (1990). Le chômage et le sous-emploi sont très
élevés. Plus de 75% de la population est d'origine mam, qanjobal
et quiché. La région compte plus de 200 sites archéologiques
dont les plus connus sont Zaculeu, Pueblo Viejo et Serchil,
tous proches de Huehuetenango.
Histoire
Selon des excavations réalisées près de Totonicapán,
les montagnes Cuchumatanes sont occupées depuis 11000 ans, d'abord
par des petits groupes de chasseurs, puis à partir de 1500 av.
J.-C., par les premiers agriculteurs. 1000 ans plus tard, la société
est très stratifiée. La période Classique fleurit
entre 300 et 1000 ap. J.-C. et se caractérise par des constructions
non défensives ce qui indique des périodes de relative
tranquillité. Les villes fortifiées (Zaculeu en particulier)
n'apparaîtront qu'au 14e siècle ou 15e siècle, avec
l'arrivée des Quichés-Cakchiquels-Tzujuhils du Mexique.
Il se pourrait bien que la langue originelle des Mayas, le fameux proto-maya
provienne de ce coin nord-occidental du Guatemala. En effet, on y retrouve
aujourd'hui, malgré une petite surface, cinq langues différentes
mais rapprochées : le mam, le chuj, le qanjobal, l'akateko et
le popti.
L'aire mam originelle s'étend de Retalhuleu, au pied
des volcans, jusqu'au nord du département du Huehuetenango en
passant par San Marcos et Totonicapán. Le dur climat des montagnes
et les terres plus fertiles au Sud amènent les Mams à
construire leurs grands villages autour de Huehuetenango et Momostenango.
l'expansion des Quichés réduit les terres mams au 15e
siècle. En 1525, Gonzalo de Alvarado décide de conquérir
les montagnes. Les mams résistent plus de 4 mois dans leur citadelle
de Zaculeu mais tombent suite à la famine. Malgré de nombreuses
révoltes (dont une des plus importantes eut lieu en 1663) les
Espagnols finissent par contrôler la région et à
instaurer le régime des encomiendas qui leur donne droit
de vie et de mort sur les choses et les personnes. La grande quantité
d'habitants transformait littéralement ces montagnes en or pour
la couronne espagnole, les Indiens étant obligés de payer
un lourd tribut ; plus il y a d'habitants, plus l'or entre. Cependant,
les encomenderos et les effets du gouvernement colonial furent
plus dramatiques ici qu'ailleurs dans le pays, tuant ainsi la poule
aux oeufs d'or. Une étude sur les Cuchumatanes indique que près
de 60% de la population indigène mourut par maladies ou mauvais
traitements dans les champs ou les mines d'argent en moins d'un siècle.
Selon cette étude, les Indiens passèrent de 250,000 habitants
en 1500 à 150,000 en 1525 pour tomber à moins de 40,000
en 1620!
En 1838, Huehuetenango se joint à l'État indépendant
des Hauteurs. Plus tard, de nombreuses rébellions en font une région
particulièrement agitée surtout en 1871 durant la Révolution
libérale et en 1915 contre le dictateur Manuel Estrada Cabrera. La
Révolution libérale n'apporta aucun changement dans la situation
des Indiens. Le gouvernement instaura un Règlement pour les saisonniers
qui, non seulement démantelait le système traditionnel des terres
communales, mais obligeait les Indiens à aller travailler pour des
salaires de misère ou gratuitement dans les grandes fincas
de café du Sud Guatemala.
La guerre entre la guérilla de la URNG et les dictatures
militaires des années 70 et 80 provoqua la destruction par l'armée
guatémaltèque, souvent au moyen de bombardements au napalm,
de près de 200 villages (220 autres furent détruits dans
les zones quiché et ixil), la mort de dizaines de milliers de
civils et l'exode massif des indigènes vers le Mexique. Aujourd'hui,
ces réfugiés reviennent mais affrontent l'hostilité
des militaires, un certain abandon de la part de la guérilla
et le rejet catégorique des paysans que l'armée a installés
sur leurs terres.
Gastronomie
La région est fameuse pour son jocón de pollo,
le ceviche de panza (petit plat de fruits de mer) et les chorizos
et longanizas (viandes). De plus, le chojín,
les tamales colorados (pâte de maïs fourrée
dans des feuilles de bananiers) et le pepián de gallina
(poulet)
Huehuetenango pratique
Arriver-Partir
-
En bus - Le
Terminal de Buses est situé dans la zone 4, à
2 km au sud-ouest du centre-ville. Plusieurs bus par jour relient Ciudad
de Guatemala à « Huehue » (5h), départs toutes
les heures pour Quetzaltenango (2h) et un bus le matin pour Nebaj (5h30).
Pour rejoindre Cobán par la Transversal del Norte, vous devrez changer
plusieurs fois (voir Cobán pratique).
Pour Panajachel ou Chichicastenango, changez à Los Encuentros (2h).
Peu de bus pour Todos Santos Cuchumatán, vérifiez les horaires
(le 1er part aux alentours de 4h30 du matin; comptez 2h30 de trajet) et
arrivez à l'avance car ils sont souvent bondés. Attention,
les bus pour Zaculeu s'arrêtent à l'angle de la 2ª calle
et de la 7ª avenida, Zone 1.
Comment circuler
- En bus - Des bus municipaux font la navette entre le
Parque Central et la gare routière.
- En taxi - Les véhicules sont stationnés
sur la Parque Central, en face de l'église, et devant le terminal
de bus. Pas de compteur, environ 15Q la course du Parque Central à
la gare routière.
- Taxis Palacios (Tel.:
7764-3340, 7764-9520)
- Location de voitures
- Amigos Rent A Car (Adr.:
5ª av. 1-56, Zone 1 / Tel.: 7764-2655) *Attention,
l'existence de cet établissement n'a pas été vérifiée
depuis 1998.
- Tabarini (Adr.:
Sector Brasilia, Zone 7 / Tel.: 7764-1951) *Attention,
l'existence de cet établissement n'a pas été vérifiée
depuis 1998.
Adresses utiles
- Office de tourisme - Adressez-vous au magasin d'artisanat
Ixquil, 5ª av.
1-56, à gauche de l'hôtel Zaculeu. Informations données
au compte-gouttes.
- Banque / Change - La plupart des banques se trouvent
dans la Zone 1, à proximité du Parque Central.
- Banco del Café
(Adr.: 3ª calle 5-56 / Tel.: 7769-1101)
- Banco Agromercantil
(Adr.: 4ª calle 5-70 / Tel.: 7764-2016)
- Banco G & T Continental
(Adr.: 2ª calle 4-66 / Tel.: 7764-1290)
- Poste / Téléphone
- Bureau de poste El Correo
(Adr.: 2ª calle 3-51, en face de l'hôtel Mary)
- Pour les appels téléphoniques, TELGUA,
(Adr.: 4ª av. 6-54) *Attention,
l'existence de cet établissement n'a pas été vérifiée
depuis 1998.
- Santé
- Farmacia del Cid - Fait
office de pharmacie de garde 24h/24, 8h30-12h30/14h-19h30. (Adr.:
5ª av. 4-11, Zone 1, sur le Parque Central) *Attention,
l'existence de cet établissement n'a pas été vérifiée
depuis 1998.
- Hosptal Nacional (Adr.:
Aldea Las Lagunas, Zone 10 / Tel.: 7764-1414)
- Consulat
- Consulat mexicain -
Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 15h à 17h.
(Adr.: à la Farmacia del Cid) *Attention,
l'existence de cet établissement n'a pas été vérifiée
depuis 1998.
- Cours de langue
- Xinabajul Spanish Academy
- Cours particuliers d'espagnol et hébergement en pension complète
dans des familles locales. (Adr.: 6ª av. 0-69 /
Tel.: ?964-1518) *Attention, l'existence de cet établissement
n'a pas été vérifiée depuis 1997.
- Hermandad Educativa Proyecto Lingüistico
- Cours d'espagnol avec pension complète dans une famille Se
présenter directement sur place. (Adr.: Au village
de Todos Santos Cuchumatán) *Attention,
l'existence de cet établissement n'a pas été vérifiée
depuis 1997.
Où loger
- Moins de 100Q
- Hotel y Restaurante Arvik
- 29 ch. Parking, eau chaude. (Prix: Simple 25Q et 40Q,
Double 70Q / Adr.: Terminal de buses, Zona 5 / Tel.: 7764-1844)
- Hotel San Luis de la Sierra
- 14 ch. Parking, restaurant, eau chaude. (Prix: Simple
30Q, Double 40Q, Lit suppl 10Q / Adr.: 2ª calle 7-00, Zona 1 /
Tel.: 7764-9217 à 9219)
- Hotel y Restaurante Oro Verde
- 13 ch. Parking, restaurant, eau chaude. (Prix: Simple
30Q et 75Q, Double 120Q, Triple 165Q / Adr.: 6ª calle 7-07, Zona
1 / Tel.: 7764-0061, 7764-0575)
- Hotel Las Cumbres -
28 ch. Eau chaude. (Prix: Simple 50Q et 80Q, Double 80Q
et 110Q, Triple 110Q et 140Q, Lit suppl 30Q / Adr.: 4ª calle 6-83,
Zona 1 / Tel.: 7764-1189, 7769-0778)
- Hotel Sucot - 32 ch.
Parking, restaurant, eau chaude. (Prix: Simple 50Q et
80Q, Double 80Q et 120Q / Adr.: 11ª calle 9-87, Zona 5 La Terminal
/ Tel.: 7769-1767, 7769-1768)
- Hotel y Restaurante Plaza Florida
- 19 ch. Parking, restaurant, eau chaude. (Prix: Simple
50Q et 75Q, Double 125Q, Triple 175Q, Lit suppl 50Q / Adr.: 9ª
av. 8-37, Zona 5 / Tel.: 7764-3696, 7764-3702)
- Hotel San Francisco
- 43 ch. Parking, restaurant, eau chaude. (Prix: Simple
75Q et 150Q, Double 200Q, Triple 250Q, Lit suppl 50Q / Adr.: KM 260
Cantón San José, Zona 5 / Tel.: 7764-9987, 7764-9988)
- Hotel y Restaurante Cristal Parracafe
- 11 ch. Parking, restaurant, eau chaude. (Prix: Simple
80Q, Double 120Q / Adr.: Zona 5 Cantón San José Entrée
principale à Huehue / Tel.: 7764-1675, 7764-0054, 7764-0056)
- Hotel y Restaurante del Bosque
- 15 ch. Parking, restaurant, eau chaude. (Prix: Simple
84Q, Double 120Q, Triple 156Q / Adr.: 9ª av. 6-17, Zona 5 / Tel.:
7764-3471 à 3473)
- Maya Hotel y Spa - 25
ch. Parking, eau chaude. (Prix: Simple 90Q, Double 130Q,
Triple 170Q / Adr.: 3ª av. 3-55, Zona 1 / Tel.: 7764-1622, 7764-0369)
- Hotel Mary - 35 ch.
Moderne, petites chambres sommaires et propres, manquent de lumière
parfois, parking, eau chaude. (Prix: Simple 12$US, Double
15$US, Triple 18$US / Adr.: 2ª calle 3-52, Zona 11 / Tel.: 7764-1618,
7764-7413)
- Plus de 100Q
- Hotel California Inn
- 37 ch. Parking, restaurant, eau chaude. (Prix: Simple
100Q et 125Q, Double 250Q / Adr.: 3ª av. 4-25, Zona 5 Colonia Alvarado
/ Tel.: 7769-0500)
- Hotel Villa Virginia
- 11 ch. Parking, restaurant, eau chaude. (Prix: Simple
100Q, Double 150Q, Triple 200Q / Adr.: 3ª calle Zona 5 La Terminal
/ Tel.: 7764-2744)
- Hotel Cascata - 16 ch.
Parking, restaurant, eau chaude. (Prix: Simple 100Q et
150Q, Double 150Q et 200Q, Triple 250Q / Adr.: Lote 4 4-42 Zona 5 Colonia
Alvarado sur la Calzada Kaibil Balam / Tel.: 7769-0795, 7764-1188)
- Hotel Zaculeu - 38 ch.
Maison coloniale, bon accueil, patio, végétation, certain
charme vieillot, évitez la ch. #4, parking, restaurant, eau chaude.
(Prix: Simple 15$US et 25$US, Double 21$US et 35$US,
Triple 27$US et 45$US / Adr.: 5ª av. 1-14, Zona 1 / Tel.: 7764-1086,
7764-1575)
- Hotel Casa Blanca Restaurante Bar
- 15 ch. Petit bâtiment séduisant, spacieux, confortable,
haut de gamme mais sans grand luxe, parking, restaurant, eau chaude.
(Prix: Simple 340Q, Double 390Q, Lit suppl 40Q / Adr.:
7ª av. 3-41, Zona 1 / Tel.: 7769-0777 à 0779)
- Hotel y Restaurante Los Cuchumatanes
- 51 ch. Piscine, parking, restaurant, eau chaude. (Prix:
Simple 64$US, Double 70$US, Lit suppl 6$US / Adr.: Sector Brasilia,
Zona 7 / Tel.: 7764-9356 à 9360)
- Hotel del Prado Bar-Restaurante Candilejas
- 33 ch. Piscine, parking, restaurant, eau chaude. (Prix:
Simple 180$US, Double 220$US, Triple 260$US, Lit suppl 40$US / Adr.:
Zona 5 Cantón San José / Tel.: 7764-9250, 7764-9251, 7764-2151)
- À Chiantla
- Unicornio Azul - 5 ch.
Tourisme équestre, parking, restaurant, eau chaude. (Prix:
Simple 12$US, Double 22$US, Triple 32$US / Adr.: Hacienda Casco Chancol
/ Tel.: ?205-9328, ?379-0000 unité 730063)
- À La Democracía
- Hotel y Restaurante Texas
- 17 ch. Parking, restaurant, eau chaude. (Prix: Simple
80Q, Double 120Q, Triple 160Q / Adr.: Camojallito / Tel.: ?758-0046)
- Hotel Milys - 10 ch.
Parking, eau chaude. (Prix: Simple 100Q, Double 120Q,
Triple 140Q / Adr.: Aldea La Mesilla / Tel.: ?773-8665)
- À Soloma
- Hotel Marquez del Vallee
- 6 ch. Parking, eau chaude. (Prix: Simple 40Q, Double
70Q, Triple 100Q / Adr.: 6ª calle 3-55, Zona 1 / Tel.: 7780-6213
à 6215)
- Hotel y Restaurante San Antonio
- 18 ch. Parking, restaurant, eau chaude. (Prix: Simple
60Q, Double 100Q / Adr.: Barrio San Antonio / Tel.: 7780-6504, 7780-6392)
- Hotel Don Chico - 36
ch. Parking, restaurant, eau chaude. (Prix: Simple 90Q,
Double 180Q / Adr.: 4ª av. 3-65, Zona 1 / Tel.: 7780-6087)
- À Todos Santos Cuchumatán
- Casa Familiar - 7 ch.
Restaurant, eau chaude, sauna, date de 1995, belle vue sur la terrasse,
propre mais absence de confort. (Prix: env. 40Q / Adr.:
à 30 m du Parque Central) *Attention,
l'existence de cet établissement n'a pas été vérifiée
depuis 1998.
- À Nebaj
- Hotel Ixil - 9 ch. Patio
à l'abandon, confort sommaire, spacieux, accueil sympathique.
(Prix: env. 50Q / Adr.: angle 5ª av. & 10ª
calle, à 4 cuadras du Parque Central en direction de Sacapulas
/ Tel.: 7755-1091) *Attention, l'existence
de cet établissement n'a pas été vérifiée
depuis 1998.
- Hotel Posada de Don Pablo
- 8 ch. Établissement récent et confortable mais sans
charme, petites chambres, bien tenues. (Prix: env. 70Q
/ Adr.: 6ª av. 5-15, en face du Comedor Irene, à 1 cuadra
du Parque Central / Tel.: 7755-1033) *Attention,
l'existence de cet établissement n'a pas été vérifiée
depuis 1998.
- Pensión Las Tres Hermanas
(Prix: env. 2$US / Adr.: aucune pancarte ne l'indique mais les enfants
du village vous y conduiront) *Attention, l'existence de cet
établissement n'a pas été vérifiée
depuis 1997.
- Hospedaje de la Esperanza
(Prix: env. 4$US) *Attention, l'existence de cet établissement
n'a pas été vérifiée depuis 1998.
- À Uspantán
- Pensión Galindo
(Prix: env. 4$US / Adr.: à trois cuadras de l'église et
de la plaza) *Attention, l'existence de cet établissement
n'a pas été vérifiée depuis 1997.
Où se restaurer
- À Huehuetenango
- Las Brasas - Un peu
sombre mais convivial, souvent bondé, portions généreuses,
la cuisine (intenationale et asiatique) est convenable.
(Adr.: angle 4ª av. & 2ª calle, Zone 1 / Tel.: 7764-2339)
- Las Vegas (Tel.: 7764-1892)
- Le-Kaf - Musique «
live » du jeudi au dimanche, pizzeria, service courtois, ambiance
animée, bonnes pizzas. (Adr.: 6ª calle 6-40,
zone 1 / Tel.: 7764-3202)
- Candilejas (Tel.:
7764-8720)
- Cuesta Abajo (Tel.:
7769-0820)
- El Ranchón (Tel.:
7764-0984)
- Grill (Tel.:
7769-0768)
- Jardín (Tel.:
7769-0769)
- À Nebaj
- Maya-Inca - Charmant
et accueillant, spécialité du Pérou dont les «
papas rellenas ». (Adr.: 5ª calle 1-90, à
3 cuadras du Parque Central, dans la rue qui longe la place en laissant
l'église sur votre droite) *Attention,
l'existence de cet établissement n'a pas été vérifiée
depuis 1998.
- Comedor Irene - Petit
restaurant sans prétention, bonne cuisine locale, cadre authentique.
(Adr.: 5ª calle, à 1 cuadra du Parque Central)
*Attention, l'existence de cet établissement
n'a pas été vérifiée depuis 1998.
Où sortir, où boire un
verre
- Bars
- Mi Tierra Café
- Belle décoration, patio couvert, plantes, fontaine, café
aussi restaurant (salades cuisine internationale), croissants le matin.
(Adr.: 4ª calle 6-46, Zone 1) *Attention,
l'existence de cet établissement n'a pas été vérifiée
depuis 1998.
Achats
- Artisanat - Attendez les villages de Todos Santos et
de Nebaj pour acheter de beaux vêtements traditionnels.
- À Huehuetenango
- Boutique d'artisanat Ixquil
- Vend toutes sortes de textiles et d'objets d'artisanat. (Adr.:
5ª av. 1-56, à gauche de l'hôtel Zaculeu)
*Attention, l'existence de cet établissement
n'a pas été vérifiée depuis 1998.
- À Todos Santos Cuchumatán
- Vous pouvez faire vos emplettes sur le marché ou dans les
boutiques de la rue principale: grand choix de costumes traditionnels
masculins, neufs ou d'occasion.
- À Nebaj
- Il est difficile de résister à la beauté
du costume traditionnel de Nebaj. « Huipiles » et jupes
en ventes sur les stands autour du Parque Central et dans les rues
adjacentes. Les femmes du village vous inviteront également
chez elles pour vous vendre des tissus.
*Sources:
Instituto guatemalteco de turismo INGUAT
&
G uide NEOS Nord-Est-Ouest-Sud
Guatemala Belize
Editions du Voyage
1999
&
Lonely Planet
Guatemala et Belize
Lonely Planet Publications
1998
&
Monde Maya
Mexique Guatemala Belize Honduras El Salvador
Guides Gallimard
1998
&
Guatemala et monde maya
La Manufacture
2001
&
Le Guatemala , le pays des mille et une couleur
Les guides Peuples du monde
Éditions de l'Ardet
1998
&
Guía de Hoteles 2004, INGUAT
&
Viaje a Guatemala con Prensa Libre
Guía turística por departamentos
Publicaciones de Sanzar, S.A.
2004
Copyright © 2003-2005 DEVELOPPEMENT CADI
INTERNATIONAL. Tous Droits Réservés.
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