QUETZALTENANGO
(Xela en langue maya)

Chef-lieu du département de Quetzaltenango
2e ville du pays - Env. 125000 hab.
200 km à l'ouest de Ciudad de Guatemala
Alt. 2333 m - Basses températures la nuit
Fête patronale le 8 octobre en honneur à la Virgen del Rosario

À ne pas manquer
Un chocolat chaud et des pâtisseries maison au café La Luna.
Une journée aux Fuentes Georginas.
L'église de San Andrés Xecul.
Le marché du vendredi à San Francisco El Alto.

Conseils
Prévoyez des vêtements chauds pour le soir.
Rendez-vous tôt le matin sur les marchés de la région.
Réservez votre hôtel à l'avance pour la Feria Centroamericana du 12 au 18 septembre.

Cernée de collines et de montagnes, l'agglomération de Quetzaltenango s'étend dans une plaine gardée par les volcans Siete Orejas (3370 m), Santa María (3772 m) et Santo Tomás (3505 m). Au coeur de l'Altiplano, elle offre un choix infini de visites et de randonnées dans cette région qui recèle des villages, des marchés et des paysages enchanteurs. Outre son environnement, la ville elle-même constitue une étape plaisante ou se conjuguent rythme citadin et bonhomie provinciale. Sa tranquillité, ses rues étroites et sinueuses et ses quartiers à flanc de colline en font une ville attrayante pour le visiteur.

Beaucoup de touristes ne s'aventurent pas dans cette région, préférant limiter leur découverte du Guatemala aux environs d'Atitlán et de Chichicastenango. Si votre curiosité vous pousse jusque dans l'ouest de l'Altiplano, vous ne le regretterez pas. Les populations indiennes de Xela sont des Mayas quiché.

La « cité des étoiles », berceau d'un grand nombre d'artistes, fut longtemps la rivale culturelle et commerciale de Ciudad de Guatemala avant d'être frappée par des calamités naturelles. De cette époque fastueuse, Quetzaltenango a conservé quelques monuments néoclassiques en pierre de lave aux proportions audacieuses. Et sur ces rêves de grandeur désormais ensevelis, d'autres projets ont vu le jour. Depuis quelques années, la ville s'est forgée une belle réputation de centre d'apprentissage de l'espagnol, en concurrence avec Antigua: un nouveau défi que les « Quetzaltecos » sont prêts à relever avec cette vitalité dont ils ont fait preuve tout au long de leur histoire.

Sous le signe du quetzal
En passant sous domination quiché au 14e siècle, les habitants mams durent abandonner le site de Culajá (« la gorge d'eau »), fuyant les troupes du roi quiché Tecún Umán. Cette ancienne cité mam fut baptisée Xelajú (« sous les dix », en référence probablement aux collines qui entourent la ville; d'autres affirment en référence à la domination de 10 seigneurs), nom encore en usage sous la forme raccourcie de Xela (prononcez « sheila »). Conquise par les Espagnols, elle fut fondée officiellement par Pedro de Alvarado le 15 mai 1524 et rebaptisée Quetzaltenango (« lieu du Quetzal ») par les alliés mexicains de Alvarado, apparemment inspirés par les parures de plumes de quetzal que portaient les seigneurs quichés et leur chef Tecún Umán. Ce grand guerrier, qui perdit la vie dans un combat singulier contre Pedro de Alvarado, à quelques kilomètres de la ville, est immortalisé à l'entrée est de Xela par une statue en bronze, oeuvre de l'artiste Rodolfo Galeotti Torres. Voir l'histoire de la défaite du roi Tecún Umán.

En 1806 un Ayuntamiento (conseil municipal) pour Quetzaltenango fut accordé par les souverains espagnols et en 1825 elle fut élevée au titre de « Ville ». La région prend une importance historique lors de la lutte pour l'indépendance (1821). Plusieurs rébellions eurent lieu dans la région entre 1802 et 1820 avec à sa tête un Principal indigène, Atanasio Tzul. Ce dernier s'est fait ériger une statue sur la place centrale de la ville de Totonicapán.

Un vent d'indépendance
Quetzaltenango porte bien son nom: si l'oiseau national symbolise l'autonomie et l'indépendance, la ville a également fait preuve au cours de son histoire d'une farouche volonté d'émancipation. En 1828, la région ouest du Guatemala ne fait plus partie des Provinces Unies d'Amérique centrale (nouveau du Guatemala depuis l'indépendance) et devient l'État de Los Altos avec Quetzaltenango pour capitale. C'est le sixième État de la Fédération d'Amérique centrale, créée en 1824 par les jeunes républiques du Guatemala, du Salvador, du Honduras, du Nicaragua et du Costa Rica. Cependant, cette indépendance est de courte durée puisqu'en 1840, Los Altos est rattaché à la République du Guatemala. Les idées sécessionnistes de Quetzaltenango resurgissent huit ans plus tard, mais les révoltes populaires sont sévèrement réprimées.

Des aspirations malmenées par la nature
Riche en terres fertiles alentour, Quetzaltenango connaît un essor économique important au 19e siècle, grâce à la culture du café. C'est à Xela que venaient s'approvisionner les propriétaires de plantations et que les courtiers en café installèrent leurs entrepôts. Cette ville dynamique et florissante devient une rivale de plus en plus dangereuse pour la capitale, mais à deux reprises, des catastrophes naturelles vont modifier son destin: le tremblement de terre du 18 avril 1902 ne laisse derrière lui qu'un champ de ruines et écarte toute menace pour Ciudad de Guatemala. La ville est reconstruite et, en 1930, une ligne de chemin de fer entre Quetzaltenango et Retalhuleu (côte du Pacifique) est inaugurée. Mais trois ans plus tard, à la suite d'un ouragan, le président Jorge Ubico ordonne le démantèlement du réseau ferroviaire. Cette fois-ci, un coup fatal est porté à la prospérité économique de Quetzaltenango, reléguée désormais au rang de deuxième ville, loin derrière Ciudad de Guatemala. Aujourd'hui, Quetzaltenango vit de l'horticulture, des fruits, du café, du maïs et surtout des champs de blé qui couvrent de vastes surfaces dans la plaine et dessinent un immense casse-tête de pièces aux formes diverses sur le flanc des collines. Xela est aussi un centre industriel (textile, brasserie et agroalimentaire). C'est la région la plus peuplée du pays avec une moyenne de 294 habitants au km², dont 61% d'origine maya.

Visite de la ville
Comptez une demi-journée.
Xela est relativement étendue, mais la zone 1, correspondant au centre-ville situé autour du Parque Centroamérica, se parcourt aisément à pied. La plupart des hôtels et des restaurants se trouvent à moins de 500 m de la place centrale.

Le Parque Centroamérica
La place centrale témoigne de l'époque fastueuse de Xela. Ce long rectangle est encadré de quelques édifices néoclassiques, simili-temples grecs aux colonnades coiffées de chapiteaux corinthiens. Les bâtiments publics - Hôtel de ville, Maison de la culture ou Banco de Occidente, la plus ancienne banque du pays, fondée en 1883 - constituent autant de vestiges de l'ancien rayonnement culturel et économique de Quetzaltenango. Au centre de la place, un square surélevé accueille les citadins sur ses bancs, au milieu de massifs de fleurs, de colonnes et de fontaines. Le site idéal pour une petite « promenade en rond » le soir. Les Quetzaltèques ne s'en privent d'ailleurs pas et c'est presque un devoir social que de faire un tour de la place. Mais, dès la nuit tombée, la brume et le froid chassent les flâneurs, laissant les bâtiments gris en pierre volcanique seuls maîtres de ces lieux fantomatiques. Ce que l'on appelle le Centre Historique de Quetzaltenango correspond à cette zone de la zone 1 qui comporte 111.94 ha, près de 1096 édifications et qui englobe entre autre: le Parque Centroamérica, Casa de la Cultura, Pasaje Enríquez, Palacio Municipal, Teatro Municipal, Monumento a la Marimba, Parque Benito Juárez et le Templo de Minerva.

À droite de la longue colonnade de l'Hôtel de ville (Ayuntamiento), il ne subsiste que la façade baroque de l'ancienne paroisse del Espírtu Santo, édifiée en 1535 par l'évêque Francisco Marroquín. . Le reste du bâtiment n'a pas résisté à un séisme à la fin du 19e siècle. La nouvelle cathédrale du diocèse de Los Altos, coiffée de six coupoles, fut érigée en 1899, un peu en retrait et décalée par rapport à l'édifice d'origine. De face, on différencie les deux façades, mais si l'on arrive par la gauche, on ne distingue que l'ancienne: l'illusion d'optique est parfaite!

Le grand édifice qui surplombe le sud de la place abrite l'office de tourisme et le Museo de la Casa de la Cultura de Occidente (8h-12h/14h-18h; 9h-13h le samedi; fermé le dimanche. Entrée payante). En 1872, on construisit à cet endroit la prison de la ville. Mais le 17 octobre 1955 on décida de fonder la Casa de la Cultura. Tel un grenier poussiéreux où se superposent les époques et les genres, ce musée renferme une foule d'objets hétéroclites présentant plus ou moins d'intérêt. Le rez-de-chaussée du bâtiment réunit des documents d'archives sur l'histoire de Quetzaltenango, des photos de la ville et des trophées sportifs. Dans la salle consacrée à la musique, une marimba trône au milieu de masques de danse et d'instruments à vent. Au 1er étage, des vitrines exiguës présentent des objets de fouilles archéologiques, dont un très bel encensoir du Classique tardif. Vous pourrez observer en détail le drapeau national et terminer votre visite par une section d'histoire naturelle, où se côtoient animaux empaillés, herbiers et une collection de bouteilles de boissons gazeuse!

À proximité de l'INGUAT, à l'angle de la 7ª calle & 12ª avenida, le Museo del Ferrocarril de Los Altos (musée de Chemin de fer des Hauteurs) (8h-12h/14h-18h; fermé le week-end. Entrée payante) relate la courte aventure du chemin de fer entre Quetzaltenango et Retalhuleu. Ce musée fut inauguré en 1995. Une série de photos (40) témoigne des travaux titanesques entrepris à travers le relief accidenté de la région pour construire les voies, de l'inauguration de la ligne le 30 mars 1930, puis de sa destruction par un ouragan trois ans plus tard qui détruisit une partie des voies et deux ponts stratégiques.

L'histoire du chemin de fer

Durant la belle époque du café, la région avait grand besoin d'un moyen de transport adéquat. En mars 1930, la ligne Retalhuleu-Quetzaltenango entrait en fonction, apportant l'espoir d'un développement important pour toute la région. Les entreprises AEG de Berlin construisirent la ligne et le matériel roulant fut fourni par l'entreprise sidérurgique Krupp. Quatorze wagons automoteurs pour passagers et fret en firent un projet d'avant-garde. La fourniture d'énergie se réalisait par l'intermédiaire d'un centrale hydraulique construite pour cet usage près de Santa María de Jesús, Zunil.

Mais trois ans plus tard, un ouragan détruisait une partie des voies et deux ponts stratégiques. De nombreux Quetzaltèques se déclarèrent prêts à avancer l'argent nécessaire aux réparations, mais le dictateur Jorge Ubico, craignant le développement d'une région à forte sensibilité autonomiste (l'ancien État des Hauteurs), interdit les réparations et ordonna le démantèlement du réseau. La centrale hydraulique fut sauvée et produit, aujourd'hui, une bonne partie de l'électricité locale.

170 ans plus tard, on dit que même l'entreprise allemande AEG serait engagée par le gouvernement guatémaltèque pour construire le premier métro de surface d'Amérique centrale dans la ville de Guatemala.

Au nord-ouest du Parque Centroamérica, le Pasaje Enríquez, situé entre 4ª et 5ª calle, n'est plus que l'ombre de l'élégante galerie marchande construite en 1900, dans un style qui rappelle les passages parisiens. Émouvants témoins de la splendeur passée de Xela, les structures métalliques et la verrière delabrées nécessiteraient des travaux de rénovation.

En s'éloignant du Parque Centroamérica
La place centrale réunit à elle seule la plupart des monuments dignes d'intérêt, il est néanmoins agréable de parcourir toute cette ville bien moins trépidante que Ciudad de Guatemala.

Avancez jusqu'à la 14ª av., à deux cuadras à l'ouest du Parque Centroamérica, et remontez cette avenue jusqu'à la 1ª calle.

Le Teatro Municipal (Adr.: 14ª Avenida & 14ª Avenida "A") occupe un édifice imposant, dans le style néoclassique des bâtiments officiels de la ville. Inauguré en 1895, il peut accueillir environ 2000 spectateurs. Chaque année, pendant la Feria Centroamericana de la Independencia, entre le 12 et le 18 septembre, le théâtre est le siège de nombreuses manifestations culturelles. Ici sont décernés les prix des Juegos Florales de Centroamérica (Jeux floraux d'Amérique centrale), qui récompensent des oeuvres littéraires, théâtrales ou poétiques. Des centaines de femmes vêtues de huipiles aux vives couleurs pénètrent dans l'église au son des cloches et à la lueur de milliers de bougies. Xela en fête, organise défilés, bals, foires, réceptions officielles en l'honneur des patriotes morts pour l'indépendance, concours de beauté, danses traditionnelles, etc. C'est l'époque de l'élection des Reines (Mam ou Quiché) et l'occasion de cérémonies accompagnées de danses traditionnelles observées par une audience dont les femmes sont vêtues de magnifiques huipils.

Continuez la 1ª calle de deux cuadras vers l'ouest puis tournez à droite dans la 15ª avenida.

Les marchands ambulants et les stands en plein air s'alignent en rang serré le long de la 15ª avenida, aux abords du Parque Benito Juárez. Plus connue sous le nom de Parque La Democracia, cette place arborée est l'une des plus agréables de la ville. Toute empreinte de nonchalance provinciale, elle offrirait une halte plaisante, sans la circulation dense de la calzada de La Revolución qui longe son côté nord. À l'est du square, se dresse l'église de San Nicolás à la surprenante architecture néogothique.

À 2 km à l'ouest du Parque Benito Juárez, à l'extrémité de la calzada de La Revolución, surgit de façon insolite le Templo de Minerva, grand temple néoclassique dédié à la déesse romaine de la littérature et des arts. Il fut érigé afin d'inciter la jeunesse guatémaltèque à s'élever vers de nouvelles sphère du savoir. Le carrefour, situé au pied de l'édifice, constitue l'un des centres névralgiques de la ville puisqu'il accueille un marché important et la gare routière. Près du Templo de Minerva, le Parque Zoológico Minerva, zoo équipé d'aires de jeux pour enfants, ouvre du mardi au dimanche, de 9h à 17h. Possède 75 km² de superficie au milieu de jardins et pépinières. On y compte 200 animaux de la région, de 40 espèces différentes.

De retour au centre-ville, vous pouvez vous diriger par la Diagonal 3 vers l'est jusqu'au Cerro El Baúl. Le mirador au sommet de cette colline domine tout Xela et ses environs. Colline boisée proche de la ville, on y accède en prenant à droite un peu avant d'arriver au monument de la marimba lorsque l'on vient du centre ville. Au sommet de la colline et entre les arbres, des échoppes (surtout le dimanche), des jeux pour enfants, un monument à Tecún Umán et une croix/mirador dominant la ville et ses environs. (Attention, consultez au préalable l'office de tourisme, qui déconseille fortement cette excursion en raison des risques d'agressions.)

 

 

Les villages autour de Quetzaltenango
Comptez 2 jours en rayonnant à partir de Quetzaltenango.
L'idéal est de passer une semaine à Quetzaltenango pour bien explorer sa région. Vous pourrez ainsi découvrir chaque village les jours de marché et combiner cette visite avec des randonnées dans les environs. Ce circuit vers le nord-est passe par Cuatro Caminos (Quatre chemins), important carrefour à km de Quetzaltenango, où se rencontrent la Panaméricaine et les routes en direction de Huehuetenango et Totonicapán. Des indiens y ont même installé de petits étals où ils vendent des fruits frais et des sucreries. En y arrivant par l'Interamericana (CA-1), vers le nord, toujours sur la CA-1, la route mène à Huehuetenango (77 km). On peut aussi atteindre la frontière du Mexique à La Mesilla. La direction de l'est vous mène à Totonicapán (12 km) et à l'ouest, dans la vallée de Quetzaltenango (13 km), San Marcos, Retalhuleu ou vers la côte pacifique.

Calendrier des marchés de la région de Quetzaltenango
  • Lundi : Zunil.
  • Mardi : San Miguel Totonicapán, Salcajá.
  • Mercredi : Momostenango.
  • Jeudi : San Andrés Xecul.
  • Vendredi : San Francisco El Alto.
  • Samedi : Almolonga, San Miguel Totonicapán.
  • Dimanche : Momostenango, San Cristóbal Totonicapán.

Salcajá
À 7 km de Xela en direction de Cuatro Caminos.
À première vue, il s'agit de deux rues parallèles et étroites où les bus rasent les façades sans s'arrêter. Ne faisons pas cette erreur : Salcajá a quelques trésors à dévoiler au voyageur qui veut bien essayer de la connaître. Cette localité figure parmi les grands centres de tissage de la région, comme l'indiquent les nombreux ateliers où l'on peut voir les hommes concentrés sur leur telar de pie (métier à pédales). Presque chaque maison a un métier à tisser dans une pièce et quelqu'un qui y travaille. Les ¾ de la ville vit du tissage, le quart restant travaillant dans les champs de maïs. Profitez-en aussi pour visiter l'église de San Jacinto, considérée comme la plus ancienne du pays. Quoique remaniée, sa façade présente toujours les décorations naïves d'origine. En dehors des horaires d'ouverture (6h30-9h le samedi!), demandez la clé à l'épicerie verte située de l'autre côté du parvis.

Le jaspe
Le long de la route entre Xela et Cuatro Caminos, des fils de coton courent sur des dizaines de mètres, tendus entre des piquets. Ils sont ensuite ligaturés en de multiples points avant d'être plongés dans un bain de teinture. Les noeuds, une fois défaits, laissent apparaître des parties non colorées qui, selon leur répartition sur le métier à tisser, permettent à l'artisan d'exécuter des motifs différents. Ce procédé du « jaspe » - semblable à l'ikat indonésien - est utilisé dans la confection des « cortes » (jupes) que vous verrez dans la région.

POINTS DE MIRE... Salcajá !
La confection du corte à Salcajá
 
Quelques boissons de Salcajá

Si le travail nécessaire pour confectionner le corte, la jupe traditionnelle des femmes indigènes, vous intéresse, cherchez la maison de monsieur Mainor Rodas, 8ª avenida 0-44, Zona 4, Barrio El Carmen. Il vous expliquera le long processus et minutieux travail du tissage artisanal.

Avant de monter les fils de la trame sur le métier, il faut d'abord les teindre et élaborer ces dessins particuliers que sont les espigados (épis) que l'on peut admirer sur ces cortes. Les fils, achetés à l'usine de Cantel, de l'autre côté de Xela, se tendent entre deux piquets séparés de 150 m et l'artisan réalise, en pleine rue ou le long des routes, une cinquantaine d'allers et retours entre ces piquets.

Ensuite, il noue des faisceaux de quelques fils au moyen de petits fils très serrés selon un schéma connu de lui seul. Le tout est plongé dans un bain de teinture puis à nouveau tendu dans la rue et les centaines de petits noeuds défaits à la main un par un. Il s'agit en fait d'une méthode ressemblant au batik: les noeuds serrés empêchent la teinture de pénétrer jusqu'au fil qui reste blanc ou gris à cet endroit. On refait le même processus en changeant les noeuds de place et en replongeant l'ensemble dans les bains de teinture. Tout l'art de l'artisan est d'arranger ses noeuds de manière à produire le dessin espigado voulu.

Les fils sont ensuite placés sur le métier et le tissage proprement dit peut commencer. Un corte mesure 8 varas c'est-à-dire un peu plus de 6 m. Il faut plusieurs semaines pour réaliser ce travail, aussi à l'heure d'acheter votre corte à M. Rodas, si marchander est de règle, souvenez-vous des longues heures de travail et acceptez un prix de 15 à 20 quetzals la yarda (environ 90 cm de long sur 90 de large). C'est peu donner pour le travail.

 

La ville est également connue pour son rompopo, une boisson alcoolisée à base de jaune d'oeuf et de rhum. La recette n'est pas vraiment secrète, aussi lorsque vous serez rentré dans votre pays et que vous voudrez vous rappeler des bons moments passés au Guatemala, confectionnez-vous un rompopo maison en suivant la recette suivante:

Ingrédients:

  • 1 tasse de lait concentré
  • 4 jaunes d'oeufs crus
  • ½ verre de rhum
  • de la glace pilée

Préparation: Versez tous les ingrédients dans le mixeur et battre le tout pendant 30 secondes à grande vitesse. Ajouter de la glace pilée et battre à nouveau pendant 30 secondes. Déguster.


Si vous préférez les boissons un peu plus consistantes, essayez de vous faire donner une adresse où l'on vend (par dessous la table) du caldo de frutas, une espèce de macédoine de fruits macérés dans l'eau de vie. Peut-être, le commerçant qui vous a vendu le rompopo voudra-t-il vous aider?


Finalement, si vous aimez les boissons qui vous saoulent rien qu'à les humer, ne refusez pas de goûter au cusha, liquide mythique, quasi clandestin. Mais on ne vous en offrira que si vous avez pu gagner l'amitié de vos hôtes guatémaltèques. Ne buvez rien si vous devez conduire.

 

San Andrés Xecul
À 5 km de Salcajá, avant d'arriver à Cuatro Caminos, une file d'attente se forme aux abords de la station-service Esso, au carrefour de La Morería: de là, des bus recouverts d'une épaisse croûte de terre s'élancent sur 4 km de piste cahoteuse et poussiéreuse jusqu'à San Andrés Xecul.
San Andrés Xecul est accroché au pied d'une colline (Xecul veut dire « en bas de la colline » en Quiché). Sur la grand-place de ce village, au milieu de maisons en adobe et de toits en tuile, se dresse l'église la plus singulière du Guatemala, à la façade jaune vif chargée de motifs naïfs peints ou sculptés, représentant des anges, des fruits inconnus ici, des animaux, des lions de la couronne d'Espagne et des guirlandes de fleurs. Elle a été construite durant la seconde moitié de 16e siècle. Autrefois, la couleur de la façade changeait régulièrement mais, depuis quelques années, les habitants ont rompu avec cette coutume pour adopter définitivement le jaune. À l'intérieur, la terre et le ciel se mêlent entre des retables colorés et des huipiles étincelants. Les retables sont comme de petits ciels pleins d'ange et de saints, de chimères tressées en volatilité, de rêves d'artisans en bois précieux et d'imagination.

Les ruelles pavées ne manquent pas de charme non plus et grimpent au sommet du village accedant au calvario, petit édifice dont les couleurs et les motifs répondent à ceux de l'église, jouxté d'un sanctuaire maya au pied de deux petites croix. Bien que les deux endroits reçoivent cierges et fleurs, le site de recueil maya sera toujours encensé par des offrandes personnelles de pom (sorte d'encens) emballé dans du papier. De son parvis, vous bénéficierez d'un panorama dégagé sur San Andrés Xecul et sa région. On aperçoit de nombreux toits couverts de longs fils de couleurs diverses, rouges, blancs, bleus, noirs, mauves. En effet, San Andrés Xecul s'est spécialisé dans la teinte de fils qui serviront à la fabrication des vêtements traditionnels de la région. Sur d'autres toits, sèchent des épis de maïs de diverses nuances de jaune. Au-delà, dans la forêt, une grotte sacrée, où des prêtres indigènes officient, bée à mi-pente. Un maximón est aussi vénéré à San Andrés. Une fois revenu, sur la place de l'église, neuf chances sur dix qu'une dame vende un atol de maïs ou un arroz con leche bien chaud. Régalons-nous.

L'origine du maïs selon la légende de San Andrés Xecul

Il était une fois un corbeau affamé qui ne trouvait pas nulle part de quoi manger. Pour ne pas être dérangé, il avait établi son nid sur le plus haut des rochers.

Un jour, il avait tant volé de ci de là, à la recherche de nourriture que lorsqu'il revint bredouille à son nid sur les rochers, il s'endormit profondément. Soudain, de véritables coups de tonnerre semblant provenir de l'intérieur des rochers le réveillèrent en sursaut. Voulant savoir ce qui provoquait ce bruit, il se mit à piqueter la roche pour l'ouvrir. Sa grande faiblesse l'en empêcha aussi s'en fut-il chercher son ami le tuc-tuc (le pic-vert). Celui-ci se mit à frapper si durement que tout à coup, la roche se fendit. À leur grande surprise, de nombreux épis de maïs en sortirent et couvrirent le nid du corbeau. En tombant, des grains se répandirent sur le sol et les deux oiseaux se mirent à les manger. Le corbeau changea de nid et continua à manger le maïs qui sortait toujours des rochers. En volant d'un endroit à l'autre, il perdait de nombreux grains qui tombaient sur la terre et se mettaient à pousser immédiatement. Bientôt, des pans entiers de la montagne furent couverts de maïs qui arriva ainsi jusqu'aux champs des hommes qui n'avaient jamais vu pareille plante. Ils en mangèrent quelques grains et les trouvant à leur goût, adoptèrent le maïs comme nourriture principale.

 

San Cristóbal Totonicapán
De retour sur la route principale, continuez jusqu'au carrefour de Cuatro Caminos et tournez à gauche en direction de Huehuetenango. 1 km plus loin, apparaît sur la gauche San Cristóbal Totonicapán.
Traversé par le río Salamá, son climat est considéré comme l'un des meilleurs pour la santé dans le pays. Les maisonnettes d'adobe sont dominées par une gigantesque église franciscaine du 17e siècle qui sise autour de la grande place principale (Parque). Sa nef, au volume généreux amplifié par un plafond en carène de bateau, abrite 13 beaux et grands retables en bois doré, des peintures ainsi qu'un somptueux autel en argent et en verre de style baroque. Le petit cloître date du 16e siècle et a récemment été restauré. En parcourant les ruelles du village, vous pourrez observer les hommes à l'oeuvre sur leur telar de pie comme à Salcajá.

Le village contient plusieurs morerías, ateliers de confection des habits et de sculpture des masques en bois peints et décorés utilisés lors des danses traditionnelles. Il est recommandé d'essayer de les visiter. La céramique, le textile et les instruments musicaux sont les autres productions du village. Le saint patron se fête du 21 au 26 juin par des danses traditionnelles, des concerts de musique populaire, des processions et des repas de la gastronomie locale. San Cristóbal compte deux sources thermales situées sur l'ancienne route de Totonicapán: la Agua Tibia à 2 km et la Fray Bernardino à 3 km.

San Francisco El Alto
Toujours en direction de Huehuetenango, 1 km après San Cristóbal Totonicapán, empruntez la route à droite pendant 5 km jusqu'à San Francisco El Alto.
Env. 4000 habitants. Entouré de barrancos (ravins) et perché à 2610 m d'altitude, le village jouit d'un climat « froid et sain » comme disent les gens ici! La qualité de la production industrielle constituée par la confection de pantalons, de chemises et de tissus en général est renommée dans tout le pays. Les prix sont avantageux pour le visiteur. L'artisanat produit des chapeaux de palme, des meubles en bois, des balais et des brosses. Le blé et la chaux complètent les ressources du village. Et le tourisme bien sûr. Des files de bus et de voitures roulent au pas à proximité du village chaque vendredi, jour du marché le plus grand de la région et certainement l'un des plus fascinants du Guatemala, quoique moins riche en artisanat que les marchés de Chichicastenango et Antigua. San Francisco El Alto est en passe de remplacer (et de souffrir le même sort?) que Chichicastenango devenue « trop commerciale » à cause des touristes. Un cortège d'acheteurs gravit ses ruelles en pente, jetant des coups d'oeil furtifs aux marchandises étalées sur les trottoirs, avant de s'engouffrer par un même chemin dans une incroyable bousculade (attention, San Francisco El Alto est également réputé pour ses pickpockets). L'affluence est telle que l'on a dû instaurer un système de sens uniques. Ce jour-là, les véhicules qui entrent en ville doivent payer une petite taxe. Happé par la foule, vous déboucherez sur la place principale entièrement recouverte de stands. Les arcades des bâtiments sont tendues de tissus de jaspe, décor à dominante bleutée au centre duquel se détache la blancheur de l'église. Montez sur le toit de l'édifice pour apprécier la vue plongeante sur le village et ses environs.

L'église, de style baroque, daterait de 1725. Mais certains avancent plutôt que sa construction daterait d'entre 1600 et 1680. La façade se compose de deux corps surmontés d'une arche campanile. L'intérieur est d'une seule nef. Derrière l'autel, on peut admirer un grand retable de style baroque composé de représentations de saints en majorité liés aux franciscains. Lorsque l'un des curés de la paroisse voulut nettoyer les murs de la nef, grande fut la surprise de découvrir, sous les couches de chaux successives, des peintures murales qui couvraient presque toute l'église! Les couleurs les plus utilisées pour ces extraordinaires peintures murales sont le sienne brûlé pour les tiges et les fleurs principales, l'ocre jaune pour les feuilles et les fleurs secondaires et le bleu de Prusse mélangé au noir pour certaines fleurs. Les dessins semblent avoir été réalisés sans prendre en considération la forme du plafond. Il est probable que les peintures furent exécutées vers la fin de la période baroque guatémaltèque par d'enthousiastes artistes quichés. Le plafond, tout en bois, est soutenu par des poutres peintes et sculptées. Le cloître colonial est constitué par deux galeries fermées avec vue sur la ville et sur San Cristóbal. Une cuadra à gauche derrière l'église, on accède à l'esplanade de la foire aux bestiaux, où un concert de meuglements, de bêlements et de caquètements couvrent les négociations. La fête annuelle de San Francisco El Alto se tient le 5 octobre.

Momostenango
À 15 km de San Francisco El Alto par le nord.
Env. 8500 habitants, 2250 m d'altitude. La route qui grimpe vers le nord dévoile un panorama exceptionnel sur San Francisco El Alto, puis traverse une forêt de pins avant de redescendre vers Momostenango (« lieu des autels »). Ce village est au bout d'une mauvaise route de terre battue. Après une heure de cahots, vous arrivez sur la place du village.

Les jours de marché, particulièrement le dimanche, n'ayez pas peur de marchander! Les éventaires exposent d'épaisses chamarras, lourdes couvertures de laine qui font la réputation du village, en plus des ponchos, écharpes, tapis, autres vêtements de laine, ainsi que l'élaboration de bougies de toutes tailles et couleurs. Les cultures principales sont le maïs, le frijol (haricot), le haricot vert, la pomme de terre et divers légumes. Outre le tissage de la laine, mentionnons aussi l'importance de l'élevage de d'ovins, mais le prestige de cette localité quiché réside dans son profond respect pour les rites traditionnels. Les prêtres mayas y sont nombreux, et les collines situées à l'ouest, à 2 km environ de la plaza, recèlent de petits autels (d'où le nom du village) sur lesquels se rendent les Indiens le premier jour du tzolkin (calendrier maya de 260 jours). Les cérémonies durent les cinq jours nécessaires à « combler le vide » entre les calendriers tzolkin et solaire. Mais ici, contrairement à d'autres centres cérémoniels, les rites ont tendance à se dérouler à l'abri des curieux.

Les pittoresques danses du diablo se tiennent plusieurs fois par an sur la plaza, notamment la veille de Noël et du jour de l'an. Les costumes de diables, fabriqués localement, sont parfois très élaborés: tous comprennent un masque et des ailes de carton et certains sont fabriqués d'une seule pièce, avec de fausses fourrures et des accessoires recouverts de paillettes. Les groupes de danseurs se rejoignent sur la plaza et dansent au son d'un orchestre de 5 à 13 musiciens, s'accordant des rafraîchissements alcoolisés durant les pauses. Ils sont au meilleur de leur forme vers 15h, mais les festivités se prolongent jusque tard dans la nuit.

La fête annuelle, Octava de Santiago, se déroule du 28 juillet au 2 août.

Vous souhaiterez peut-être marcher 3 km vers le nord jusqu'aux sources chaudes de Pala Chiquito (environ à 1 heure du centre) où l'on lave les couvertures pour en fixer les teintures. L'endroit comporte une piscine d'eau fraîche et des chambres avec salle de bain et eau chaude (entrée env. 2$US). Mentionnons trois autres sites de sources thermales: El Barranco (5 minutes à pied du centre); Payexú (15 min.) et El Salitre (1h30). Toutes ces thermes se situent sur la route menant au village de Xaquemeya.

Enfin, à la sortie du village, à environ 1 km au nord par la 2ª calle, vous parviendrez aux pieds des trois sites de Los Riscos: ces hautes colonnes de silice saupoudrées de cristaux de quartz, formations probables d'origine volcanique, comparables à des stalagmites, sont de plus en plus menacées par l'érosion du vent et de la pluie. Au milieu des conifères, elles paraissent des sculptures fantasmagoriques.

On peut aussi visiter l'ancien bâtiment qui servait de Quartier général de l'armée. Construit en 1930, c'est aujourd'hui un Monument national.

De San Francisco El Alto ou Momostenango, reprendre la route de Huehuetenango et tourner à droite quelques kilomètres plus loin vers San Bartoló Aguas Calientes à 12 km de la grand route sur un chemin de terre (véhicule tout terrain). Comme son nom l'indique (aguas calientes signifie les eaux chaudes), l'intérêt de San Bartoló réside dans ces thermes situés à 1 km du village. Très populaires localement, ils vous seront certainement bénéfiques également. Marché les jeudi et dimanche.

Totonicapán
De retour au carrefour de Cuatros Caminos, la route de l'est mène, au bout de 12 km, à Totonicapán (à ne pas confondre avec San Cristóbal Totonicapán).
Le chef-lieu du département de Totonicapán, 13000 habitants, 2500 m - appelé aussi San Miguel Totonicapán - dégage une atmosphère vraiment agréable, constitue un centre d'artisanat important et est peu visité par les touristes. Nichée dans une extraordinaire vallée semée de pins et densément peuplée que l'on atteint après une traversée non moins belle de montagnes boisées, « Toto » est considérée comme une petite capitale de l'artisanat guatémaltèque. La ville est située au coeur d'une région boisée, et les forêts malheureusement sont la proie de commerçants sans scrupules qui abattent tout ce qui pousse. Aux abords de la ville, vous dépassez un grand hôpital sur votre gauche et, après avoir fait le tour de l'imposante fontaine Minerva, vous entrez dans Totonicapán par la 17ª avenida. 87% da la population du département est d'origine Quiché et se consacre à l'agriculture, à l'artisanat et au commerce de détail. La plupart des maisons abritent un atelier de poterie, de tissage, d'orfèvrerie ou d'ébénisterie. Mentionnons aussi des oeuvres artisanales de céramique vernissée peinte, des textiles, des jouets, des masques, des huipiles aux cols brodés de dentelle (élément importé par les Espagnols lors de la conquête), et des « cajetas », de ravissantes petites boites aux couleurs vives. (La Casa de la Cultura Totonicapense, 8ª av. 2-17, zone 1, 7766-1575, fournit la liste d'une soixantaine d'ateliers recensés en ville). Pour avoir un aperçu de la production locale, mieux vaut visiter « Toto » les jours de marché, principalement le samedi. Ce marché étant plus destiné aux locaux qu'aux touristes. Pour reprendre quelques forces, laissez-vous tenter par l'atol, une boisson brûlante à base de maïs ou un arroz con leche, un riz au lait délicieux.

Sur la place principale, se dressent l'inévitable grande église de style coloniale. Construite en 1545, elle était originellement de style baroque. Détruite en grande partie par un incendie le 2 janvier 1878 et endommagée par les tremblements de terre, ses reconstructions successives expliquent le mélange de styles actuels. Seule la sacristie conserve son style originel. Au fond de l'église, une statue en bois du 18e siècle de l'archange saint Michel, d'auteur anonyme. Un petit musée situé dans le couvent contient des peintures religieuses, des livres historiques et des pièces archéologiques de la région. La religion tient une place importante dans la vie communautaire des indigènes. Avant l'invasion espagnole, les Indiens possédaient leurs propres rites étroitement liés à la nature. Les Espagnols imposèrent la religion catholique. Les deux religions se sont peu à peu mélangées au cours des 400 ans de la Colonie donnant lieu à un syncrétisme qui se manifeste dans la vie religieuse, les foires, les événements familiaux et la musique. Par exemple, tous les vendredi de Carême, un musicien monte dans le clocher de l'église et joue une musique mélancolique tout le jour pour annoncer la mort du Christ. De plus pour soliciter une bonne récolte de maïs, le paysan demande toujours la permission de la Mère Terre en visitant les autels mayas et l'église catholique. Depuis une quinzaine d'années, les églises protestantes, en particulier évangéliques, venus des États-Unis ont proliférée et provoqué de profondes divisions dans la communauté. En sortant du couvent et sur la droite de la place de l'église, l'ancienne école primaire et centre technique artisanal construit en 1905. Il sert aujourd'hui de salle de réunion communautaire.

Le théâtre municipal néo-classique, caractéristique du goût du « dictateur des 22 années » Manuel Estrada Cabrera, construit en 1924, frappé par le séisme de 1976, fut récemment restauré. Il est possible d'en visiter l'intérieur; frappez à la porte, si le gardien est présent il vous ouvrira. Toujours sur cette place centrale, une sculpture de Rodolfo Galeotti Torres rend hommage à Atanasio Tzul, maire indien qui prit la tête d'un soulèvement contre les autorités coloniales en 1820. L'abolition puis le rétablissement du tribut royal provoquera la rébellion de Totonicapán. Nommé roi des Quichés, il occupa cette charge pendant 29 jours avant d'être emprisonné. À la base de la statue, une torche; allumée le jour de l'indépendance, elle est emmenée dans tous les villages des environs dans le style marathon. De l'autre côté du parc, le tribunal. Sur sa droite, une rue qui vous mène à l'Auxiliatura Municipal Indigena. Dans le temps, cette organisation communale indigène représentait le pouvoir politique et religieux de la communauté, mais maintenant elle a perdu un grand nombre de ses attributions. Dans l'Auxiliature, une image de l'archange saint Michel, patron de la ville.

En prenant la rue Jeréz (parallèle à l'église) qui devient plus loin la rue de la Pulmonia, on arrive dans le quartier Palín, le plus ancien de la ville. Suivez la rue tout droit jusqu'en haut. Vos arriverez finalement à l'oratoire ou petite chapelle qui offre un bon point de vue sur le centre ville et les environs. Les 48 communautés qui forment Totonicapán s'étendent au-delà des collines. Les maisons comptent une moyenne de dix personnes. La grande montagne proche de Toto s'appelle le Cuxchiquel qui signifie le lieu des chocoyos, une espèce d'oiseau. Sur la gauche, la colline conique couverte de végétation s'appelait la colline du seigneur oeuf (el cerro del señor huevo) peut-être pour sa forme, mais aujourd'hui on lui donne le nom de Colline dorée (cerro de oro) suivant la croyance qu'y sont cachés de grands trésors provenant des offrandes lors des rites mayas. En revenant sur votre chemin, vous pouvez de plus rencontrer la maison du Sr Salvador Tax, tisserand, la zone artisanale du quartier Palín, l'agriculture minifundiste (chaque parcelle appartient à une famille différente). Plus loin, sur la 1ère rue, la boulangerie San Rafael au pain renommé. Aussi, l'école primaire fonctionne en deux temps: le matin pour les garçons et l'après-midi pour les filles. Peu d'écoles sont mixtes. Bien que la scolarité soit en principe obligatoire jusqu'à 14 ans, le coût des études, le besoin de travailler et le problème de la langue font que de nombreux enfants (surtout les filles) n'assistent pas à l'école. Le taux n'analphabétisme est élevé. Plus loin, sur la 2e rue, dans la zone rose, le Réservoir des Dragons, lavoir public monumental construit au milieu du siècle dernier. Dernier lavoir circulaire encore sur pied au Guatemala, son nom provient des sources d'eau en forme de poissons aux bouches de dragon. Il compte 26 lavoirs individuels abrités par un couloir formé d'une double allée de colonnes. Un comité d'utilisatrices veille à sa propreté et son entretient.

Sur la 17e Avenida, un petit monument à Jacinto Diaz, le premier aviateur guatémaltèque, mort dans un accident d'aviation. Par la 10e Avenida, on accède à une colline percée de grottes où les prêtres mayas célèbrent les rites de leur religion. L'histoire dit qu'ici vint s'installer la première famille Quiché, les Cawek, tout proche des bains publics d'une eau chaude naturelle que les premiers Quichés utilisèrent comme instrument de défense de leur village. La légende affirme que c'est ici que Tecún Umán commença sa lutte contre les Espagnols. Tout proche, du pont et sur la gauche, se trouvent les sources chaudes d'Agua Caliente, lieu de baignade populaire fréquenté par les habitants de Totonicapán. La ville est située sur une nappe aquifère volcanique qui affleure par endroits ce qui permet de jouir des qualités curatives de ses eaux sulfureuses. Les anciens bains ont dû être fermés lorsque la municipalité, voulant creuser un puits d'eau potable, perfora accidentellement la veine principale d'eau chaude ce qui provoqua leur assèchement. La colère des gens obligea le maire à s'enfuir par les toits. La municipalité a ouvert de nouveaux bains plutôt rustiques, c'est le moins qu'on puisse dire, en 1990. Maillot de bain obligatoire. Le samedi, les indigènes des collines qui viennent au marché en profitent pour venir en famille prendre un bain d'eau chaude. Pour se protéger de l'air froid après le bain, ils se couvrent abondamment et savourent une liqueur d'anis appelée guaca. On ne peut qu'approuver ce genre de tradition!

Origine du nom de la ville
La ville s'est développée sur le site du village original appelé Chwimiq'ina ou Chui-mekenja qui signifie « le lieu de l'eau chaude » en Quiché. En effet, ce village, dont la fondation remonterait à 300 ans av. J.-C., utilisait les eaux chaudes volcaniques naturelles dans son système défensif. Après la conquête, les alliés tlaxcaltèques des conquérants espagnols traduisirent le nom en leur langue, totonicapán, et les Espagnols l'appelèrent San Miguel. D'où son nom complet actuel, San Miguel Totonicapán. Toto pour les bus et le commun des mortels.

Casa de la Cultura Totonicapense
Ce centre culturel, à gauche de l'Hospedaje San Miguel (voir adresse de la Casa ci-haut), présente des expositions sur la culture et l'artisanat indiens. Pour les touristes, le musée organise "À la rencontre des artisans", une passionnante journée de découverte des artisans et des familles de la région. Conçu en 1991 à l'initiative des artisans de la communauté quiché et réalisé par le Sr Carlos Umberto Molino, directeur de la Casa de la Cultura Totonicapense, ce programme constitue l'activité la plus intéressante de la ville. De 10h à 16h environ, vous rencontrez des artisans - fabricants de jouets, de masques et d'instruments de musique en bois, potiers, tisserands, musiciens. Vous pouvez les regarder travailler, écouter leur musique, admirer leurs danses, découvrir leur mode de vie et déguster la cuisine familiale à l'heure du déjeuner. Le prix de la journée dépend du nombre de participants (env. 45$US par personne pour un groupe de quatre, env. 20$US pour un groupe de 15 ou plus). L'argent est versé directement aux artisans et musiciens qui vous accueillent. Vous pouvez prolonger cette découverte et passer la nuit dans une famille moyennant env. 15$US par personne, repas compris. La Casa de la Cultura propose également d'autres circuits organisés, moins chers mais tout aussi intéressants, comme la visite guidée de Totonicapán (une dizaine de $US par personne) ou de la campagne environnante (env. 10/15$US par personne selon la taille du groupe).

Dans le même bâtiment se trouve la morería Nima Quiché. Une morería est un atelier artisanal familial qui confectionne les vêtements et les masques utilisés dans les danses traditionnelles. Lorsque le señor Santos Gutierrez, propriétaire de la morería mourut sans héritier en 1989, la municipalité l'acheta pour la transformer en centre d'exposition publique et susciter un intérêt parmi les jeunes dans un effort pour revitaliser cet artisanat. Chaque communauté célèbre annuellement son saint patron et les danses traditionnelles sont une part importante de cette célébration. Les habits et masques les plus anciens ont 60 ans. Chaque danseur vient emprunter et discute les ornements avec le morero. Après la fête, le morero découd tous les ornements des vêtements, nettoie les tissus et recoud le tout pour une prochaine location.

Fêtes et festivals
Totonicapán célèbre la Fiesta de Esquipulas le 15 janvier à Cantón Chotacaj, à 3 km du parque. Le 8 mai, la fête de l'Apparition de l'archange Saint Michel donne lieu à des feux d'artifice et à des danses traditionnelles. Les danses sont encore à l'honneur le dernier dimanche du mois de juin, à l'occasion du Festival de danse traditionnelle qui se tient de 9h à 14h sur la Plaza Central. L'objectif de ce festival est de stimuler l'expression artistique de la culture Quiché et de prouver la grande vitalité des traditions et du renouveau de la culture indigène. Du 24 au 30 septembre, vous pouvez assister à la Feria Titular de San Miguel Arcángel (fête patronale de l'archange Saint Michel), dont la principale célébration intervient le 29 septembre.

Un mariage totonicapense

Lorsque les fiancés annoncent leur décision à leurs familles, celles-ci nomment immédiatement leurs représentants, les tartuleros qui, à partir de ce moment, sont les seuls contacts officiels entre les deux familles. Les tartuleros organisent les trois demandes de la fiancée, durant lesquelles on offre des cadeaux (pain, chocolat, liqueur et argent).

Pendant ce temps, le fiancé doit prouver sa bonne conduite, son honnêteté, son sens des responsabilités et sa vocation pour le travail. Si tout va bien, à la troisième demande, la famille de la jeune fille accepte l'engagement et l'on fixe une date pour le mariage, l'identité des parrains, le lieu où vivra le couple, les apports de chaque famille, etc.

Après les mariages civils et religieux, c'est la fête avec la musique de marimba, des pétards en chaîne et un grand repas. On y consomme d'abord un potage appelé joch, puis une boisson appelée tobio et du chocolat, aliment originaire d'Amérique centrale et anciennement considéré comme un breuvage divin. Les cérémonies sont dirigées par un samajel, un prêtre maya qui réalise les rites traditionnels comme par exemple les conseils des anciens aux jeunes mariés, le service du repas, le décompte des biens de chacun et le bal cérémonial. Finalement, les parrains conduisent le couple vers la chambre nuptiale. La fête termine à l'aube.

Olintepeque
Pour visiter les autres villages, il est nécessaire de retourner à Xela. Lorsque l'on arrive au rond-point du Monument à la marimba, prendre à droite puis suivre l'avenue principale. Juste au coin de la grande caserne, prendre à droite vers Olintepeque. Pour une fois, la route est rectiligne pendant plusieurs kilomètres.
Zone d'agriculture en voie de devenir le refuge des Quetzaltèques qui veulent quitter la ville : les champs se couvrent de nouveaux « condominiums » (lotissements fortifiés). Nom d'origine nahuatl, Olintepeque signifie la montagne qui tremble. C'est sur ce plateau que Tecún Umán aurait été défait par les Espagnols. La rivière Siguila change de nom dans le village et devient le río Xequijel, la rivière du sang, celui que les Quichés ont versé en luttant contre les envahisseurs. Sur la place du village, une petite église dont les statues sont toutes protégées par des vitrines accrochées aux murs. Derrière l'autel, un énorme retable aux colonnes torsadées. Derrière l'église, la chapelle du Roi Pascual Bailón attend ses adeptes. Il s'agit d'un petit squelette de 40 cm de hauteur vêtu d'une grande cape noire décorée et entourée de fleurs dans une vitrine de verre. La pièce est décorée de fleurs. Traditionnellement, ces saints indigènes avaient leur place dans les églises, mais les curés « modernes », trouvant sans doute qu'ils faisaient trop concurrence à « leurs » saints, les reléguèrent à l'extérieur sans oser les éliminer. Quant à la signifie profonde du Roi Pascual, comment vraiment la connaître? L'intégration des dieux et des saints chrétiens et mayas a produit un syncrétisme tout à fait particulier et les concepts qui les animent nous resteront sans doute à jamais cachés.

San Martín Sacatepéquez
Au pied du volcan Chicabal, ce village mam, jadis bourg de quelque importance, a subi, comme le voison Concepción Chiquirichapa, le pire désastre naturel de son histoire en 1902, lorsque, après le tremblement de terre d'avril, l'éruption du volcan Santa María, le 24 octobre, couvrit ses terres arables d'un mètre de pierre ponce.

 

 

Au sud de Quetzaltenango
La route de Retalhuleu, via le village d'Almolonga (qualifié localement de « verger de l'Amérique centrale », ce gros centre de production de magnifiques légumes est aussi un important centre vivrière et maraîchère et comporte un marché quotidien, pittoresque, coloré et rehaussé autant par les odeurs parfumées des montagnes que par la couleur des huipiles), est ponctuée de bains publics alimentés par des sources d'eau chaude d'origine volcanique, notamment celle de Los Baños et Los Vahos (ce dernier situé à 3.5 km du Parque Centroamérica). Cet itinéraire emprunte une vallée étroite enserrée par des montagnes aux versants soigneusement cultivés. Mentionnons aussi le village de San Jacinto, avec son église du 17e siècle et le village de Cantel, renommé pour ses objets en verre soufflé (produit de jolies pièces utilitaires et décoratives), ses fruits et textiles: la fabrique de textile, créée en 1883, qui porte le nom du village, est la plus ancienne installation industrielle du Guatemala. Elle a employé jusqu'à plusieurs milliers de salariés.

Zunil
À 9 km au sud de Xela.
Fondée en 1529 sous le nom de Santa Catarina Zunil, cette village est typique des bourgs de la campagne guatémaltèque. Zunil (2076 m d'altitude) se blottit au pied d'un volcan comme ses habitants qui, pour se protéger du froid, s'enroulent dans leur grand châle aux teinte vives. Un marché bariolé se tient le lundi sur la place de l'église qui s'illumine de rouge, couleur dominante du costume traditionnel des Mayas Quiché venus commercer. Aussi, l'immense hangar de vente en gros, à l'entrée du village, mérite également une visite. Dans cet espace au sol jonché de balles de fleurs, de choux et d'oignons, les tâches mauves des huipiles se fondent dans la semi-pénombre, enveloppant le lieu d'une atmosphère mystérieuse où les transactions se nouent à voix basse. Le travail agricole se fait dans le lit de la rivière, jonché de gros blocs basaltiques projetés par le volcan Zunil. Les champs, sont irrigués par des canaux : vous verrez les agriculteurs y puiser l'eau avec un instrument proche de la pelle, puis arroser leur terre. Les femmes lavent le linge près du pont, dans des bassins d'eau chaude naturelle. Le village est aussi l'une des rares localités du Guatemala où les habitants vouent un culte à Maximón (voir Santiago Atitlán), saint dont vous repérerez la « maison » à la fumée qui s'en échappe. Au centre de la salle chargée d'offrandes, de vapeurs d'alcool et d'encens, les fidèles viennent nombreux consulter ce mannequin vêtu à l'européenne, caché derrière ses lunettes de soleil. La fête de Maximón a lieu chaque 28 octobre, date à laquelle il change de maison. La fête de Santa Catarina Alejandría, sainte patronne officielle de Zunil, est célébrée le 25 novembre. La foire annuelle d'Almolonga se tient le 27 juin.

L'architecture est typique du pays, avec ses maisons basses en adobe ou chaulées de blanc et les toits de tuiles rouges. N'hésitez pas à entrer quelques instants dans la grande église blanche de style colonial avec ses huit paires de colonnes torsadées, où vous découvrirez près de l'autel, un magnifique tabernacle en argent datant de l'ère coloniale. Également à Zunil se tient une coopérative d'artisanat (Santa Ana) où travaillent plus de 500 femmes tisserandes de la région. La coopérative expose et vend les objets fabriqués et dispense des cours de tissage. Elle ouvre du lundi au samedi de 8h30 à 17h, le dimanche de 14h à 17h. Enfin, lorsque la brume n'a pas encore envahi la vallée, on peut admirer les volcans Cerro Quemado et Santa María.

Les Fuentes Georginas
Devant l'église du Zunil, sont stationnés des pick-up, seul moyen de transport existant pour parcourir les 9 km jusqu'aux sources d'eau chaude les plus attrayantes de la région.
La route - qui devrait prochainement être asphaltée - traverse des collines tapissées de parcelles cultivées avant d'arriver à une petite station thermale, lovée dans une végétation tropicale luxuriante. Il s'agit d'une piscine naturelle d'eau minérale chaude (35ºC) provenant des nombreuses sources qui sourdent du volcan Zunil. La température de la source, autrefois élevée, décroît avec le temps. Au coeur d'un paysage apaisant, ensoleillé le matin, brumeux l'après-midi et clair la nuit, les baigneurs font quelques brasses ou somnolent, adossés aux parois rocheuses, par tous les temps. L'idéal est de passer la nuit sur place et de profiter de la tranquillité des lieux tôt le matin ou tard le soir. On retrouve quelques logis sur place. Un petit restaurant a été ouvert sur les lieux avec des grills (apportez votre combustible) et des espaces aménagés pour les pique-niques. Les Fuentes Georginas sont ouvertes tous les jours de 8h à 18h. Entrée payante). Vous pourrez également partir en randonnée sur les sentiers qui parcourent les collines environnantes ou vers le volcan Zunil (à 3 heures de marche) et celui de Santo Tomás (à 5 heures de marche). Faites-vous accompagner d'un guide pour ne pas vous perdre. Vous en trouverez, avec l'aide du restaurant, moyennant quelques $US par trajet.

Imaginez un haut mur abrupt de végétation tropicale - immenses feuilles vertes, plantes grimpantes, fougères géantes, tapis de mousse spongieuse et multitude de fleurs tropicales - au fin fond d'une luxuriante vallée de montagne. Au pied de ce mur de verdure se cache une piscine d'eau minérale cristalline et naturellement chaude. Une statue de déesse grecque, blanche et pure, porte un regard bienveillant sur le bassin d'où montent des nuées de vapeur, tandis que les familles plongent et s'amusent. Telle est Fuentes Georginas, la plus jolie source thermale du Guatemala. Bien que l'endroit soit tout à fait tropical, il y règne une délicieuse fraîcheur tout au long de la journée.

 

 

Les volcans de la région

Le Santa María
Point de départ de l'ascension à Llanos del Pinal, village situé à environ 10 km au sud de Xela.
De tous les volcans qui cernent Quetzaltenango, le cône parfait du Santa María (3772 m) est le plus impressionnant. Il est le 4e plus haut volcan du Guatemala et il est toujours actif. Il permet non seulement d'apprécier la vue sur toute la région mais surtout d'observer de près le Santiaguito (2488 m), second volcan qui a jailli de ses flancs en 1902. La colonne de cendres et de fumées atteignit 29 km de hauteur et provoqua des pluies obscures jusqu'à Oaxaca au Mexique et San José au Costa Rica. Depuis, le volcan entra en éruption modérée 15 fois, la dernière en 1954. Il est considéré comme l'un des plus dangereux des Amériques et fut sélectionné parmi les 10 volcans-témoins par la Décennie pour la Réduction des Désastre des Nations Unies (1990-2000). Les fumerolles qui s'en échappent témoignent d'une activité permanente pouvant présenter un certain danger ; il est donc conseillé de faire appel à des guides spécialisés pour cette excursion ardue qui prend 5h à partir de Llanos del Pinal.

Son sommet proprement dit n'a pas de cratère, ce qui en fait un cône parfait surtout vu de loin. Le nom indigène du Santa María est Gagxanul (montagne ou volcan nu), anciennement haut lieu de culte pour les Mams. Le flanc nord est assez domestiqué, entre champs de maïs, bois ouverts, prairies à moutons et logements pauvres des Indiens qui l'habitent. Par contre, le flanc sud est couvert jusqu'en haut de froides forêts épaisses.

Le Santiaguito
Cheminée latérale du Santa María, le Santiaguito mesure 2488 m « en général ». Cette description bizarre est nécessaire parce que, son altitude change constamment avec les poussées de lave. Explosions, suintements de magma visqueux, aiguilles en formation, roches et nuées ardentes dévalent les pentes le rendent extrêmement intéressant et dangereux bien sûr. Ses dernières activités importantes eurent lieu en 1949, puis en 1951 et 1956. D'autres nuées furent émises en 1976 et en 1987 le Santiaguito produisit un flux de lave de 4 km de large! En 1989, il cracha des blocs de roches fondues à 5 km de distance et émit une colonne de cendres de 4 km de haut. En 1990, quatre personnes furent tuées par une petite nuée ardente soudaine. Aujourd'hui, grandes volutes, fumeroles, crachats de lave, de cendres et petites explosions ne sont pas rares. En 1997, le village de El Palmar a dû être évacué suite à une coulée de lave provenant du Santiaguito.

Son sommet n'est qu'à 2 heures de marche de la base appelée La Isla, que l'on atteint à partir du village de Chuicavioc où l'on arrive par une petite route qui sort plein sud de Xela (7 km). Un peu après Chuicavioc, qui signifie l'endroit où hurlent les coyaotes, le parking, situé au lieu-dit Llanos del Pinal (plan des pins), sert de base; l'on suit un sentier facile pendant 40 minutes jusqu'à un embranchement; prendre celui de droite (à gauche pour le volcan Santa María) en direction du lieu-dit El Mirador, puis tout droit jusqu'au pied du Santiaguito que l'on escalade directement vers le sommet. Il existe une autre route aux environs de Chuicavioc. Se renseigner sur place ou auprès des agences spécialisées.

Le Chicabal
Pour sa lagune aux eaux émeraudes et ses autels mayas, le volcan Chicabal (2700 m) est un petit volcan intéressant à visiter. Prendre la route Xela-San Marcos jusqu'à San Juan Ostuncalco (15 km) - Patrie du compositeur pour marimba Jesús Castillo, ce village a pour spécialité locale la fabrication de meubles d'osier -, où il faut demander le chemin vers Concepción Chiquirichapa et San Martín Sacatepéquez. Si vous roulez en 4x4, il est possible d'arriver presque jusqu'à la lagune, mais attention, piste en TRÈS mauvais état. À pied, le sentier, facile à suivre, mène droit au sommet en 3 heures de marche et est couvert de pierre ponce, possible de conséquence de l'éruption de 1902. Le cône, bien formé, abrite une grande lagune ovale de 500 m de large aux eaux couleur vert feuille dont l'origine est probablement due aux eaux de pluie accumulées au fond d'un cratère relativement étanche. Il est possible d'en faire le tour à pied et l'on pourra observer de nombreux petits autels mayas ou ensembles de petites croix de bois apportées par les Indiens surtout le jeudi de l'Ascension et le jour de la Croix (3 mai). Le volcan, lieu sacré des Mayas, mérite tout le respect dû aux lieux saints d'une autre culture. Pour redescendre le cratère, il est possible d'emprunter un escalier de 620 marches. On recommande de bien s'abriter et d'emporter au moins 1 litre d'eau.

Le Siete Orejas
Voisin du Chicabal, le volcan Siete Orejas (Sept Oreilles) est également accessible depuis Sam Martín Sacatepéquez. Le nom espagnol est la traduction exacte du mam Tuiguxcingán ou du Cakchikel Vuxciquín qui signifie sept oreilles ou sept pics, représentation exacte du sommet éclaté en sept points. Haut de 3370 m, on y monte en 3 heures de marche depuis San Martín. Il existe un autre sentier qui sort de Concepción Chiquirichapa. Le cratère, en dent de scie, s'ouvre vers le sud et mesure 4 km de circonférence.

Le Zunil
Situé entre les municipalités de Zunil, Nahualá, Sololá et Zunilito. Altitude de 3542 m. Pour l'escalader, se rendre à Quetzaltenango, ensuite vers Zunil à 9 km et chercher l'embranchement vers le balneario de las Fuentes Georginas, à 8 km de la route asphaltée. Là vous pouvez stationner le véhicule et débuter l'ascension, accompagné d'un guide.

 

 

Gastronomie

Dans le département de Quetzaltenango, le pepián con recado rojo est fameux, les shecas et l'exquis chocolate altense préparé en plusieurs saveurs. Aussi les paches de papa, tamales dulces, tamalitos de flor de ayote, chuchitos quetzaltecos, le caldo de frutas et le rompopo (boisson alcoolisée à base de jaune d'oeuf et de rhum). En plus du pollo en jocón verde, l'atol blanco et les taquitos quetzaltecos (tacos quetzaltèques).

 

 

Quetzaltenango pratique

Arriver-Partir

  • En bus - Au bout de la calzada Revolución (zone 3), près du temple Miverva, des files de bus s'engagent sur un chemin de terre poussiéreux et bosselé qui part de la 27ª avenida. Pour rejoindre le Terminal Minerva à pied, coupez par le marché en vous laissant guider par les coups de klaxons. Pratiquement tous les bus s'arrêtent également à La Rotonda à l'intersection de la 7ª avenida (calzada Independencia) et de la 8ª calle, zone 2, à l'est de la ville. Plusieurs bus directs chaque jour relient Quetzaltenango à Ciudad de Guatemala (4h), Panajachel (3h), Chichicastenango (3h30), sinon changez à Los Encuentros. Bus toutes les heures pour Huehuetenango (2h), Retalhuleu (1h), San Marcos (1h30) et la frontière mexicaine par Tecún Umán (3h) ou La Mesilla (4h). Des bus 1re classe à destination de Guatemala Ciudad partent quatre fois par jour de Transportes Autopulman Galgos, calle Rodolfo Robles 17-43, zone 1, 7761-2248 et de Transportes Líneas América, 7ª av. 3-33, zone 2, 7761-2063. Si vous ne trouvez pas de bus direct pour les villes situées au nord et à l'est de Quetzaltenango, changez à Los Encuentros.
    Bus toutes les ½ h pour Totonicapán (1h), San Cristóbal Totonicapán (20 min.), Salcajá (15 min.), Zunil (15 min.), toutes les heures pour San Francisco El Alto (45 min.) et toutes les 2 h pour Momostenango (1h15) et San Andrés Xecul (35 min.). Sinon, changez à Cuatro Caminos, important carrefour sur la Panamericana à 13 km au nord-est de Quetzaltenango.
  • En pick-up - Lorsque les bus terminent leur service, des pick-up stationnés aux abords des marchés et des gares routières prennent parfois le relais pour assurer le transport des retardataires. Mêmes tarifs que les bus.

Comment circuler
Exception faite de la gare routière, tout se trouve dans un rayon de 500 m autour du Parque Centroamérica. Si vous logez dans le centre, vous n'aurez donc pas besoin d'utiliser les transports en commun.

  • En bus - Les bus municipaux « Santa Fé » sillonnent la ville. Il n'est pas aisé de repérer les arrêts de bus ni les destinations, mais les habitants vous aideront. Les nº2 et 6 relient le terminal Minerva au Parque Centroamérica.
  • En taxi - Les véhicules sont stationnés sur le Parque Centroamérica, devant la cathédrale et devant le Banco de Occidente. Taxis Catedral Quetzaltenango, 7761-8472. Taxis Unión, 7761-4747.
  • Location de voitures - Tabarini. (Adr.: 9ª calle 9-21, zone 1 / Tel.: 7763-0418) *Attention, l'existence de ces établissements n'a pas été vérifiée depuis 1998.
  • Location de vélos - Adressez-vous à l'agence de voyages Xela sin Límites. (Adr.: 12ª av. C-35, zone 1 / Tel.: 7763-0692) *Attention, l'existence de ces établissements n'a pas été vérifiée depuis 1998.

Adresses utiles

  • Office de tourisme - INGUAT (Adr.: 7ª calle 11-35, zone 1, à l'angle sud-ouest du Parque Centroamérica. 8h-12h/13h-16h30, fermé le samedi après-midi et le dimanche / Tel.: 7761-4931). Nombreuses informations touristiques affichées à l'entrée su Salon Tecún et dans les écoles de langues. Renseignements en français à la Casa Iximulew (Adr.: angle 15ª av. & 5ª calle, zone 1, siège de l'institut de langues INEPAS).
  • Banque / Change - La plupart des banques, concentrées autour du Parque Centroamérica, observent les mêmes horaires d'ouverture: 9h-18h, sauf le samedi après-midi et le dimanche.
    • Banco de Occidente, 4ª calle 11-38, zone 1, 7761-2861. Change les chèques de voyage Thomas Cook.
    • Banco Industrial, angle 11ª av. & 5ª calle, Palacio Municipal, zone 1, 7761-6383. Distributeur automatique pour cartes Visa.
    • Banco del Café, 12ª av. 5-50, zone 1, 7761-8071.
  • Poste / Téléphone
    • La poste, se trouve juste en face de TELGUA, angle 4ª calle & 15ª av., zone 1, 7761-7608 (appels téléphoniques et envois de fax au 1er étage). D'autres sociétés proposent des services identiques ainsi que l'accès Internet pour des tarifs avantageux. Maya Communications, Parque Centroaméricas, zone 1, au 1er étage du Salon Tecún. 9h-19h. C@fé.net, 14ª av. 4-52, zone 1, 7761-2717. *Attention, l'existence de ces deux derniers établissements n'a pas été vérifiée depuis 1998.
  • Santé - Pas de Policía de Turismo à Quetzaltenango, mais l'INGUAT fournit des informations de dernière minute sur les endroits à éviter pour raisons de sécurité.
    • Hospital Regional de Occidente San Juan de Dios (Tel.: 7763-5154).
  • Écoles de langues - Les instituts de langues de Quetzaltenango jouissent d'une bonne réputation. La liste des écoles est disponible auprès de l'INGUAT.
    • INEPAS - Dirigé par un couple franco-guatémaltèque. (Adr.: angle 15ª av. & 5ª calle, zone 1 / Tel.: 7765-1308) *Attention, l'existence de ces établissements n'a pas été vérifiée depuis 1998.
    • Proyecto Lingüístico Quetzalteco de Español (Adr.: 5ª calle 2-40, zone 1 / Tel.: 7763-1061) *Attention, l'existence de ces établissements n'a pas été vérifiée depuis 1998.
    • Utatlán (Adr.: 12ª av. 4-32, Pasaje Enriquez, zone 1 / Tel.: 7763-0446) *Attention, l'existence de ces établissements n'a pas été vérifiée depuis 1998.
    • Kuinik Ta'ik Language School - Cours de langues Quiché. (Adr.: Hotel Ixchel à Momostenango) *Attention, l'existence de ces établissements n'a pas été vérifiée depuis 1997.
    • Teklib'al Maya Cultural School - Cours sur la culture et le calendrier maya. (Adr.: à Momostenango, 2ª calle ou calle Morazán, à 300 m à l'est de l'Hotel Paclom) *Attention, l'existence de ces établissements n'a pas été vérifiée depuis 1997.
  • Écoles de tissage
    • Escuela de Tejer - Apprendre à tisser sous la houlette de grands maîtres, issus de diverses coopératives. Hébergement en famille offert en surplus (appelez Bethania à Guatemala Ciudad 2361-2470) (Prix: env. 50$US semaine pour 2h de cours par jour / Adr.: Casa Argentina, Diagonal 12, 8-37, Zona 1) *Attention, l'existence de ces établissements n'a pas été vérifiée depuis 1997.
  • Laveries
    • Lavandería Minimax - 7h30-19h30, fermée le dimanche. (Adr.: 14ª av. C-47, à droite du Teatro Nacional) *Attention, l'existence de ces établissements n'a pas été vérifiée depuis 1998.
  • Volontariat - Xela compte plusieurs organismes sociaux actifs auprès des Maya Quiché et qui recrutent des bénévoles. S'informer aussi auprès des écoles de langues.
    • Asociación Hogar Nuevos Horizontes - S'occupe de femmes et d'enfants dans le besoin. (Adr.: 13ª av. 8-34, Zona 1 / Tel.: 7761-2608) *Attention, l'existence de ces établissements n'a pas été vérifiée depuis 1997.
    • Hogar de Esperanza - Travaille avec les enfants des rues. (Adr.: Diagonal 11 7-38, Zona 1) *Attention, l'existence de ces établissements n'a pas été vérifiée depuis 1997.
    • Agence ADIFAM - S'attache à l'éducation des enfants quiché de 46 communautés à Momostenango. (Adr.: Hotel Ixchel à Momostenango / Tel.: 7736-5036) *Attention, l'existence de ces établissements n'a pas été vérifiée depuis 1997.
    • UNICEF (Adr.: Momostenango) *Attention, l'existence de ces établissements n'a pas été vérifiée depuis 1997.

Où loger
Quetzaltenango offre un grand choix d'hébergement: beaucoup de petites pensions dans le centre-ville (plus ou moins recommendables), de bons hôtels, mais également des formules de logement chez l'habitant par l'intermédiaire des écoles de langues ainsi que des locations d'appartements (se renseigner auprès de l'INEPAS, voir ci-dessus).

  • À Quetzaltenango
    • Moins de 100Q
    Empresa Hotelera Andina S.A. - 30 ch. Parking, eau chaude. (Prix: Simple 50Q, Double 80Q, Triple 110Q, Lit suppl 30Q / Adr.: 8ª av. 6-07, Zona 1 / Tel.: 7761-4012)
      • Hotel Casa Don Diego - 11 ch. Eau chaude. (Prix: Simple 50Q, Double 90Q, Triple 120Q / Adr.: 7ª calle 15-20, Zona 1 / Tel.: 7761-6497)
      • Hotel Villa Garibaldi - 18 ch. Parking. (Prix: Simple 50Q et 80Q, Double 90Q et 140Q / Adr.: Diagonal 2 27-80, Zona 3 / Tel.: 7761-4012)
      • Pensión Altense - 18 ch. Parking, eau chaude. (Prix: Simple 50Q et 100Q, Double 90Q et 150Q, Triple 175Q / Adr.: 9ª calle 8-48, Zona 1 / Tel.: 7761-2811)
      • Casa Kaehler - 7 ch. Transats, petite cour, modeste mais grand, accueil très chaleureux, eau chaude. (Prix: Simple 8$US et 12$US, Double 12$US et 16$US, Triple 16$US, Lit suppl 4$US et 5$US / Adr.: 13ª av. 3-33, Zona 1 / Tel.: 7761-2091)
      • Hotel Canadá - 20 ch. Parking, restaurant, eau chaude. (Prix: Simple 70Q, Double 100Q, Triple 120Q, Lit suppl 20Q / Adr.: 14ª calle 15-39, Zona 3 / Tel.: 7761-4045)
      • Hotel El Camino - 9 ch. Parking, eau chaude. (Prix: Simple 70Q, Double 120Q, Triple 170Q, Lit suppl 50Q / Adr.: 4ª calle 0-62, Zona 3 / Tel.: 7763-5614)
      • Hotel 6 - 24 ch. Parking, restaurant, eau chaude. (Prix: Simple 75Q, Double 110Q / Adr.: 7ª calle 12-23, Zona 3 / Tel.: 7767-0129)
      • Hotel y Restaurante Don Milson Antonio - 15 ch. Parking, restaurant, eau chaude. (Prix: Simple 75Q, Double 125Q / Adr.: 14ª av. "A" 8-84 Interior, Zona 3 / Tel.: 7767-0108)
      • Hamilton Inn - 6 ch. Parking, restaurant, eau chaude. (Prix: Simple 80Q et 95Q, Double 135Q et 165Q, Triple 235Q / Adr.: 1ª calle 16-58, Zona 1 / Tel.: 7765-3120)
      • Hotel Bello Amanecer - 29 ch. Parking, eau chaude. (Prix: Simple 90Q, Double 160Q / Adr.: 9ª calle 29-14, Zona 7 / Tel.: 7767-2228, 7776-7638, 7767-6510)
    • De 100Q à 200Q
      • Hotel Río Dulce - 21 ch. Parking, eau chaude. (Prix: Simple 100Q, Double 140Q / Adr.: 0ª calle 0-26, Zona 7 / Tel.: 7763-0600)
      • Hotel y Restaurante Holywood - 11 ch. Parking, eau chaude. (Prix: Simple 100Q, Double 150Q, Triple 200Q, Lit suppl 50Q / Adr.: 4ª calle 14-26, Zona 1 / Tel.: 7761-3219)
      • Hotel Posada de Don Pedro - 9 ch. Parking, eau chaude. (Prix: Simple 100Q, Double 180Q, Lit suppl 80Q / Adr.: angle 4ª calle & 14ª av., Zona 3 / Tel.: 7761-3020, 7761-3022)
      • Hotel Kiktem Ja - 20 ch. Beau bâtiment, cour centrale, qualité, sombre, cheminée, bruyant parfois, parking, eau chaude. (Prix: Simple 15$US, Double 20$US, Triple 25$US, Lit suppl 5$US / Adr.: 13ª av. 7-18, Zona 1 / Tel.: 7761-4304)
      • Hotel Naj Cun - 17 ch. Parking, eau chaude. (Prix: Simple 15$US, Double 22$US, Triple 30$US, Lit suppl 7$US / Adr.: Diagonal 3 26-20, Zona 3 / Tel.: 7763-5292)
      • Hotel Casa Real - 22 ch. Parking, restaurant, eau chaude. (Prix: Simple 125Q, Double 200Q, Triple 275Q, Lit suppl 75Q / Adr.: Calle Rodolfo Robles 15-44, Zona 3 / Tel.: 7765-4300)
      • Hotel Los Olivos - 26 ch. Parking, restaurant, eau chaude. (Prix: Simple 130Q, Double 170Q, Triple 200Q, Lit suppl 30Q / Adr.: 13ª av. 3-32, Zona 1 / Tel.: 7765-3469, 7761-0215)
      • Hotel Canadá - 11 ch. Eau chaude. (Prix: Simple 18$US, Double 22$US, Triple 26$US / Adr.: 13ª av. 9-17, Zona 3 / Tel.: 7767-0201)
      • Hotel Panorama - 16 ch. Parking, eau chaude. (Prix: Simple 150Q, Double 200Q, Triple 250Q, Lit suppl 50Q / Adr.: Calle A 20-40, Zona 3 / Tel.: 7761-6063, 7761-6075, 7763-1646)
      • Hotel El Centro - 17 ch. Parking, eau chaude. (Prix: Simple 20$US, Double 24$US, Triple 28$US, Lit suppl 4$US / Adr.: 10ª calle 11-69, Zona 1 / Tel.: 7763-1357)
      • Hotel Casa Florencia - 9 ch. Efforts pour rendre l'hôtel attrayant mais montre des signes de fatigue, parking, eau chaude. (Prix: Simple 20$US, Double 25$US, Triple 30$US, Lit suppl 5$US / Adr.: 12ª av. 3-61, Zona 1 / Tel.: 7761-2326, 7761-3232, 7761-7682)
      • Hotel La Posada de Don Roberth - 26 ch. Parking, eau chaude. (Prix: Simple 20$US, Double 25$US, Triple 30$US / Adr.: 14ª av. 8-37, Zona 3 / Tel.: 7767-4617, 7767-4836)
      • Hotel Las Américas - 13 ch. Parking, eau chaude. (Prix: Simple 20$US, Double 35$US, Lit suppl 10$US / Adr.: Avenida Las Americas 5-96 "A", Zona 9 / Tel.: 7767-6522)
      • Hotel Cuesta Real - 46 ch. Parking, restaurant, eau chaude. (Prix: Simple 180Q, Double 240Q, Triple 300Q, Lit suppl 60Q / Adr.: 4ª calle 0-28, Zona 3 / Tel.: 7761-9783, 7761-9784)
      • Hotel Villa Esmeralda - 48 ch. Parking, restaurant, eau chaude. (Prix: Simple 24$US, Double 30$US, Triple 36$US / Adr.: 7ª av. 16-63, Zona 5 / Tel.: 7761-2817, 7763-0502)
    • Plus de 200Q
      • Hotel del Campo - 89 ch. Moderne, sans grand attrait, confortable, appartements, vaut mieux disposer d'un véhicule, Piscine, parking, restaurant, eau chaude. (Prix: Simple 30$US, Double 38$US, Triple 46$US, Lit suppl 8$US / Adr.: KM 224, Zona 5 Carretera a Cantel / Tel.: 7761-8082, 7763-1663, 7763-1665 / Site Web: www.hoteldelcampo.com)
      • Hotel Pocholos - 16 ch. Restaurant, eau chaude. (Prix: Simple 30$US, Double 38$US, Triple 48$US, Lit suppl 10$US / Adr.: KM 196 Carretera Interamericana / Tel.: 7763-0526)
      • Anexo Hotel Modelo - 9 ch. Petit établissement, meilleur rapport qualité-prix, confortable, propre, eau chaude. (Prix: Simple 35$US, Double 40$US, Triple 45$US / Adr.: 14ª av. "A" 3-22, Zona 1 / Tel.: 7761-2606, 7761-2529, 7763-0216)
      • Hotel Villa Real Plaza - 59 ch. Bel hôtel mais perd son lustre d'antan, choix de bruyant ou sombre, un peu cher, parking, restaurant, eau chaude. (Prix: Simple 35$US à 60$US, Double 40$US à 60$US, Triple 40$US à 60$US, Lit suppl 5$US / Adr.: 4ª calle 12-22, Zona 1 / Tel.: 7761-6036, 7761-6180, 7761-6270, 7761-4045)
      • La Posada de Santa Ana - 12 ch. Eau chaude. (Prix: Simple 36$US, Double 42$US, Triple 48$US / Adr.: 11ª calle 19-97, Zona 1 / Tel.: 7765-1158)
      • Hotel S & J Bella Luna - 59 ch. Parking, restaurant, eau chaude. (Prix: Simple 40$US et 45$US, Double 45$US et 50$US, Triple 50$US / Adr.: Carretera Interamericana KM 196.5 / Tel.: 7761-0221, 7761-0238)
      • Casa Mañen - 9 ch. Ouverture récente, lieu avec âme, bien meublé, confort, suite, cheminée, intime et accueillant, eau chaude. (Prix: Simple 40$US à 75$US, Double 45$US à 85$US, Lit suppl 10$US / Adr.: 9ª av. 4-11, Zona 1 / Tel.: 7765-0786 / Site Web: www.comeseeit.com)
      • Hotel Modelo - 22 ch. Fondé en 1892, ambiance coloniale un peu désuète, cheminée, importante clientèle d'hommes d'affaires, parking, restaurant, eau chaude. (Prix: Simple 50$US, Double 55$US, Triple 60$US, Lit suppl 8$US / Adr.: 14ª av. "A" 2-31, Zona 1 / Tel.: 7765-1266, 7763-0216)
      • Hotel Pensión Bonifaz - 72 ch. Le plus illustre en ville, élégance coloniale, ch. décevantes pour le prix, jacuzzi, belle vue, piscine, parking, restaurant, eau chaude. (Prix: Simple 58$US à 100$US, Double 70$US à 100$US, Triple 75$US et 82$US, Lit suppl 12$US / Adr.: 4ª calle 10-50, Zona 1 / Tel.: 7761-2959, 7761-4241, 7761-2279, 7761-2182)
    • Prix non vérifié...
      • Hotel Casa Central del Viajero (Tel.: 7761-4594, 7763-0743)
      • Hotel Clariss (Tel.: 7761-8172, 7763-1407)
      • Hotel de Antigua (Tel.: 7765-0881)
      • Hotel Gran Americano (Tel.: 7761-8219)
      • Hotel Heilindul (Tel.: 7761-3997)
    • À Fuentes Georginas
      • Turicentro Las Georginas - 9 ch. Cadre agréable, confort moyen, nuit humides et froides, cheminée, rempli le week-end, piscine, restaurant, eau chaude. (Prix: environ 80Q / Adr.: Zunil / Tel.: aucun.) *Attention, l'existence de ces établissements n'a pas été vérifiée depuis 1998.
    • À Totonicapán
      • Hospedaje San Miguel - Hôtel correct, bon rapport qualité-prix, ch. triples spacieuses, eau chaude. (Prix: Simple env. 7$US, Double env. 12$US / Adr.: 3ª calle 7-49, Zona 1, en entrant dans la ville à un cuadra avant le Parque / Tel.: 7766-1452) *Attention, l'existence de ces établissements n'a pas été vérifiée depuis 1997.
    • À Momostenago
      • Hotel Ixchel - 8 ch. (Prix: env. 4 à 6$US / Adr.: 1ª calle 4-15, Zona 1, à 150 m à l'ouest de l'Hotel Paclom dans la même rue de l'autre côté de la rivière) *Attention, l'existence de ces établissements n'a pas été vérifiée depuis 1997.

Où se restaurer
Plats à emporter sur le marché à proximité du Parque Centroamérica et aux alentours du Parque Benito Juárez.

  • Cabaña Utzil (Tel.: 7761-1257)
  • La Casa del Prado (Tel.: 7763-2292)
  • Café Los Balcones (Tel.: 7761-4847)
  • Pollo Campero - Poulet pané, hamburger, petits déjeuner à prix modique. (Adr.: 5ª calle, à deux pas à l'est du Parque / Tel.: 7765-5247)
  • Restaurante y Pizzería Cardinali - Italien, néons, salle ordinaire mais ambiance animée, accueil chaleureux, cuisine correcte, portions généreuses. (Adr.: 14ª av. 3-41, Zona 1 / Tel.: 7761-0922)
  • Churrasco La Rueda (Tel.: 7761-4358)
  • Giuseppe's Pizza (Tel.: 7761-2521)
  • Shai Long (Tel.: 7767-4396)
  • Steak House La Villa (Tel.: 7761-6426)
  • Woon Kooc (Tel.: 7767-6029)
  • Restaurante y Parrillada Hacienda Real Angus (Tel.: 7765-4336)

Où sortir, où boire un verre

  • Bars / Concerts - Quelques restaurants mentionnés ci-haut sont de bons endroits pour prendre un verre.
    • Los Chocoyos - Bar en plein air, soirées-barbecue, concerts (Adr.: 7ª calle 15-20, Zona 1 à gauche du Blue Ángel Video Café) *Attention, l'existence de ces établissements n'a pas été vérifiée depuis 1998.
    • Casa Verde - Activités culturelles: concerts, théâtre, lecture de poésie (Adr.: 12ª av. 1-40, Zona 1 / Tel.: 7763-0271) *Attention, l'existence de ces établissements n'a pas été vérifiée depuis 1998.

Loisirs

  • Excursions
    • Thierry Roquet, le directeur français de l'INEPAS (voir « Écoles de langues »), organise des expéditions sur les volcans et des excursions dans la région de Quetzaltenango. Un atout indéniable: il parle français!
    • L'agence Viages SAB propose également des excursions dans la région. (Adr.: 1ª calle 12-35, Zona 1 / Tel.: 7761-6402) *Attention, l'existence de ces établissements n'a pas été vérifiée depuis 1998.
    • Les patrons de la Casa Kaehler proposent également des visites guidées (Voir section « Où se loger »).
  • Théâtre - Renseignez-vous directement auprès du Teatro Municipal (Adr.: 1ª calle entre 14ª av. "A" et 14ª av., Zona 1) pour connaître la programmation.
  • Cinémas
    • Cinema Paraíso - Vidéos en anglais ou en espagnol. (Adr.: 14ª av. "A" 1-04, Zona 1) *Attention, l'existence de ces établissements n'a pas été vérifiée depuis 1998.
    • Blue Ángel Video Café (Adr.: 7ª calle 15-22, Zona 1) *Attention, l'existence de ces établissements n'a pas été vérifiée depuis 1998.
    • Alliance Française - Projection de films français le jeudi. (Adr.: 15ª av. 3-64, Zona 1) *Attention, l'existence de ces établissements n'a pas été vérifiée depuis 1998.
    • Séances annoncées dans les écoles de langues et au Salon Tecún.

Achats

  • Artisanat - Quetzaltenango n'offre pas un grand choix d'artisanat contrairement aux villages alentour. Profitez de vos excursions pour faire vos achats de textiles à la coopérative de Zunil ou sur le marché de San Francisco El Alto. La localité de Momostenango est le centre de fabrication des belles couvertures de laine colorées que vous verrez dans tout le pays.
  • Librairies
    • Frida Kahlo - Livres en espagnol et en anglais. (Adr.: 15ª av. 5-31, Zona 1, dans le même bâtiment que le Diego Rivera Café) *Attention, l'existence de ces établissements n'a pas été vérifiée depuis 1998.
    • Vrisa - Nombreux ouvrages d'occasion en anglais. (Adr.: à gauche de l'Alliance Française) *Attention, l'existence de ces établissements n'a pas été vérifiée depuis 1998.

 

 

*Sources:
Instituto guatemalteco de turismo INGUAT
&
G uide NEOS Nord-Est-Ouest-Sud
Guatemala Belize
Editions du Voyage
1999
&
Monde Maya
Mexique Guatemala Belize Honduras El Salvador
Guides Gallimard
1998
&
Lonely Planet
Guatemala et Belize
Lonely Planet Publications
1998
&
Guatemala et monde maya
La Manufacture
2001
&
Le Guatemala , le pays des mille et une couleur
Les guides Peuples du monde
Éditions de l'Ardet
1998
&

Guía de Hoteles 2004, INGUAT
&
Viaje a Guatemala con Prensa Libre
Guía turística por departamentos
Publicaciones de Sanzar, S.A.
2004

 

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