QUETZALTENANGO
(Xela en langue maya)
Chef-lieu
du département de Quetzaltenango
2e ville du pays - Env. 125000 hab.
200 km à l'ouest de Ciudad de Guatemala
Alt. 2333 m - Basses températures la nuit
Fête patronale le 8 octobre en honneur à la Virgen del
Rosario
À
ne pas manquer
Un chocolat chaud et des pâtisseries maison
au café La Luna.
Une journée aux Fuentes Georginas.
L'église de San Andrés
Xecul.
Le marché du vendredi à
San Francisco El Alto. |
Conseils
Prévoyez des vêtements
chauds pour le soir.
Rendez-vous tôt le matin
sur les marchés de la région.
Réservez votre hôtel
à l'avance pour la Feria Centroamericana du 12 au 18
septembre.
|
Cernée
de collines et de montagnes, l'agglomération de Quetzaltenango
s'étend dans une plaine gardée par les volcans Siete Orejas
(3370 m), Santa María (3772 m) et Santo Tomás (3505 m).
Au coeur de l'Altiplano, elle offre un choix infini de visites et de randonnées
dans cette région qui recèle des villages, des marchés
et des paysages enchanteurs. Outre son environnement, la ville elle-même
constitue une étape plaisante ou se conjuguent rythme citadin et
bonhomie provinciale. Sa tranquillité, ses rues étroites
et sinueuses et ses quartiers à flanc de colline en font une ville
attrayante pour le visiteur.
Beaucoup
de touristes ne s'aventurent pas dans cette région, préférant
limiter leur découverte du Guatemala aux environs d'Atitlán
et de Chichicastenango. Si votre curiosité vous pousse jusque
dans l'ouest de l'Altiplano, vous ne le regretterez pas. Les populations
indiennes de Xela sont des Mayas quiché.
La
« cité des étoiles », berceau d'un grand nombre
d'artistes, fut longtemps la rivale culturelle et commerciale de Ciudad
de Guatemala avant d'être frappée par des calamités
naturelles. De cette époque fastueuse, Quetzaltenango a conservé
quelques monuments néoclassiques en pierre de lave aux proportions
audacieuses. Et sur ces rêves de grandeur désormais ensevelis,
d'autres projets ont vu le jour. Depuis quelques années, la ville
s'est forgée une belle réputation de centre d'apprentissage
de l'espagnol, en concurrence avec Antigua: un nouveau défi que
les « Quetzaltecos » sont prêts à relever avec
cette vitalité dont ils ont fait preuve tout au long de leur histoire.
Sous
le signe du quetzal
En passant sous domination quiché au 14e siècle, les habitants
mams durent abandonner le site de Culajá (« la gorge d'eau
»), fuyant les troupes du roi quiché Tecún Umán.
Cette ancienne cité mam fut baptisée Xelajú
(« sous les dix », en référence probablement
aux collines qui entourent la ville; d'autres affirment en référence
à la domination de 10 seigneurs), nom encore en usage sous la
forme raccourcie de Xela (prononcez « sheila »). Conquise
par les Espagnols, elle fut fondée officiellement par Pedro
de Alvarado le 15 mai 1524 et rebaptisée Quetzaltenango («
lieu du Quetzal ») par les alliés mexicains de Alvarado,
apparemment inspirés par les parures de plumes de quetzal que
portaient les seigneurs quichés et leur chef Tecún
Umán. Ce grand guerrier, qui perdit la vie dans un combat
singulier contre Pedro de Alvarado, à quelques kilomètres
de la ville, est immortalisé à l'entrée est de
Xela par une statue en bronze, oeuvre de l'artiste Rodolfo Galeotti
Torres. Voir l'histoire de la défaite
du roi Tecún Umán.
En
1806 un Ayuntamiento (conseil municipal) pour Quetzaltenango
fut accordé par les souverains espagnols et en 1825 elle fut
élevée au titre de « Ville ». La région
prend une importance historique lors de la lutte pour l'indépendance
(1821). Plusieurs rébellions eurent lieu dans la région
entre 1802 et 1820 avec à sa tête un Principal indigène,
Atanasio Tzul. Ce dernier s'est fait ériger une statue sur la
place centrale de la ville de Totonicapán.
Un
vent d'indépendance
Quetzaltenango porte bien son nom: si l'oiseau national symbolise l'autonomie
et l'indépendance, la ville a également fait preuve au
cours de son histoire d'une farouche volonté d'émancipation.
En 1828, la région ouest du Guatemala ne fait plus partie des
Provinces Unies d'Amérique centrale (nouveau du Guatemala depuis
l'indépendance) et devient l'État de Los Altos
avec Quetzaltenango pour capitale. C'est le sixième
État de la Fédération d'Amérique centrale,
créée en 1824 par les jeunes républiques du Guatemala,
du Salvador, du Honduras, du Nicaragua et du Costa Rica. Cependant,
cette indépendance est de courte durée puisqu'en 1840,
Los Altos est rattaché à la République du Guatemala.
Les idées sécessionnistes de Quetzaltenango resurgissent
huit ans plus tard, mais les révoltes populaires sont sévèrement
réprimées.
Des
aspirations malmenées par la nature
Riche en terres fertiles alentour, Quetzaltenango connaît un essor
économique important au 19e siècle, grâce à
la culture du café. C'est à Xela que venaient s'approvisionner
les propriétaires de plantations et que les courtiers en café
installèrent leurs entrepôts. Cette ville dynamique et
florissante devient une rivale de plus en plus dangereuse pour la capitale,
mais à deux reprises, des catastrophes naturelles vont modifier
son destin: le tremblement de terre du 18 avril 1902
ne laisse derrière lui qu'un champ de ruines et écarte
toute menace pour Ciudad de Guatemala. La ville est reconstruite et,
en 1930, une ligne de chemin de fer entre Quetzaltenango et Retalhuleu
(côte du Pacifique) est inaugurée. Mais trois ans plus
tard, à la suite d'un ouragan, le président
Jorge Ubico ordonne le démantèlement du réseau
ferroviaire. Cette fois-ci, un coup fatal est porté à
la prospérité économique de Quetzaltenango, reléguée
désormais au rang de deuxième ville, loin derrière
Ciudad de Guatemala. Aujourd'hui, Quetzaltenango vit de l'horticulture,
des fruits, du café, du maïs et surtout des champs de blé
qui couvrent de vastes surfaces dans la plaine et dessinent un immense
casse-tête de pièces aux formes diverses sur le flanc des
collines. Xela est aussi un centre industriel (textile, brasserie et
agroalimentaire). C'est la région la plus peuplée du pays
avec une moyenne de 294 habitants au km², dont 61% d'origine maya.
Visite
de la ville
Comptez une demi-journée.
Xela est relativement étendue, mais la zone 1, correspondant
au centre-ville situé autour du Parque Centroamérica,
se parcourt aisément à pied. La plupart des hôtels
et des restaurants se trouvent à moins de 500 m de la place centrale.
Le
Parque Centroamérica
La place centrale témoigne de l'époque fastueuse de Xela.
Ce long rectangle est encadré de quelques édifices néoclassiques,
simili-temples grecs aux colonnades coiffées de chapiteaux corinthiens.
Les bâtiments publics - Hôtel de ville, Maison de la culture
ou Banco de Occidente, la plus ancienne banque du pays, fondée
en 1883 - constituent autant de vestiges de l'ancien rayonnement culturel
et économique de Quetzaltenango. Au centre de la place, un square
surélevé accueille les citadins sur ses bancs, au milieu
de massifs de fleurs, de colonnes et de fontaines. Le site idéal
pour une petite « promenade en rond » le soir. Les Quetzaltèques
ne s'en privent d'ailleurs pas et c'est presque un devoir social que
de faire un tour de la place. Mais, dès la nuit tombée,
la brume et le froid chassent les flâneurs, laissant les bâtiments
gris en pierre volcanique seuls maîtres de ces lieux fantomatiques.
Ce que l'on appelle le Centre Historique de Quetzaltenango
correspond à cette zone de la zone 1 qui comporte 111.94 ha,
près de 1096 édifications et qui englobe entre autre:
le Parque Centroamérica, Casa de la Cultura, Pasaje Enríquez,
Palacio Municipal, Teatro Municipal, Monumento a la Marimba, Parque
Benito Juárez et le Templo de Minerva.
À
droite de la longue colonnade de l'Hôtel de ville (Ayuntamiento),
il ne subsiste que la façade baroque de l'ancienne
paroisse del Espírtu Santo, édifiée
en 1535 par l'évêque Francisco Marroquín. . Le reste
du bâtiment n'a pas résisté à un séisme
à la fin du 19e siècle. La nouvelle cathédrale
du diocèse de Los Altos, coiffée de six coupoles,
fut érigée en 1899, un peu en retrait et décalée
par rapport à l'édifice d'origine. De face, on différencie
les deux façades, mais si l'on arrive par la gauche, on ne distingue
que l'ancienne: l'illusion d'optique est parfaite!
Le
grand édifice qui surplombe le sud de la place abrite l'office
de tourisme et le Museo de la Casa de la Cultura de Occidente
(8h-12h/14h-18h; 9h-13h le samedi; fermé le dimanche. Entrée
payante). En 1872, on construisit à cet endroit la prison
de la ville. Mais le 17 octobre 1955 on décida de fonder la Casa
de la Cultura. Tel un grenier poussiéreux où se superposent
les époques et les genres, ce musée renferme une foule
d'objets hétéroclites présentant plus ou moins
d'intérêt. Le rez-de-chaussée du bâtiment
réunit des documents d'archives sur l'histoire de Quetzaltenango,
des photos de la ville et des trophées sportifs. Dans la salle
consacrée à la musique, une marimba trône au milieu
de masques de danse et d'instruments à vent. Au 1er étage,
des vitrines exiguës présentent des objets de fouilles archéologiques,
dont un très bel encensoir du Classique tardif.
Vous pourrez observer en détail le drapeau national et terminer
votre visite par une section d'histoire naturelle, où se côtoient
animaux empaillés, herbiers et une collection de bouteilles de
boissons gazeuse!
À
proximité de l'INGUAT, à l'angle de la 7ª calle &
12ª avenida, le Museo del Ferrocarril de Los Altos
(musée de Chemin de fer des Hauteurs) (8h-12h/14h-18h; fermé
le week-end. Entrée payante) relate la courte aventure du
chemin de fer entre Quetzaltenango et Retalhuleu. Ce musée fut
inauguré en 1995. Une série de photos (40) témoigne
des travaux titanesques entrepris à travers le relief accidenté
de la région pour construire les voies, de l'inauguration de
la ligne le 30 mars 1930, puis de sa destruction par un ouragan trois
ans plus tard qui détruisit une partie des voies et deux ponts
stratégiques.
L'histoire
du chemin de fer |
| Durant
la belle époque du café, la région avait
grand besoin d'un moyen de transport adéquat. En mars 1930,
la ligne Retalhuleu-Quetzaltenango entrait en fonction, apportant
l'espoir d'un développement important pour toute la région.
Les entreprises AEG de Berlin construisirent la ligne et le matériel
roulant fut fourni par l'entreprise sidérurgique Krupp.
Quatorze wagons automoteurs pour passagers et fret en firent un
projet d'avant-garde. La fourniture d'énergie se réalisait
par l'intermédiaire d'un centrale hydraulique construite
pour cet usage près de Santa María de Jesús,
Zunil.
Mais
trois ans plus tard, un ouragan détruisait une partie des
voies et deux ponts stratégiques. De nombreux Quetzaltèques
se déclarèrent prêts à avancer l'argent
nécessaire aux réparations, mais le dictateur Jorge
Ubico, craignant le développement d'une région à
forte sensibilité autonomiste (l'ancien État des
Hauteurs), interdit les réparations et ordonna le démantèlement
du réseau. La centrale hydraulique fut sauvée et
produit, aujourd'hui, une bonne partie de l'électricité
locale.
170
ans plus tard, on dit que même l'entreprise allemande AEG
serait engagée par le gouvernement guatémaltèque
pour construire le premier métro de surface d'Amérique
centrale dans la ville de Guatemala. |
Au
nord-ouest du Parque Centroamérica, le Pasaje Enríquez,
situé entre 4ª et 5ª calle, n'est plus que l'ombre
de l'élégante galerie marchande construite en 1900, dans
un style qui rappelle les passages parisiens. Émouvants témoins
de la splendeur passée de Xela, les structures métalliques
et la verrière delabrées nécessiteraient des travaux
de rénovation.
En
s'éloignant du Parque Centroamérica
La place centrale réunit à elle seule la
plupart des monuments dignes d'intérêt, il est néanmoins
agréable de parcourir toute cette ville bien moins trépidante
que Ciudad de Guatemala.
Avancez
jusqu'à la 14ª av., à deux cuadras à l'ouest
du Parque Centroamérica, et remontez cette avenue jusqu'à
la 1ª calle.
Le
Teatro Municipal (Adr.: 14ª Avenida & 14ª
Avenida "A") occupe un édifice imposant, dans
le style néoclassique des bâtiments officiels de la ville.
Inauguré en 1895, il peut accueillir environ 2000 spectateurs.
Chaque année, pendant la Feria Centroamericana de la
Independencia, entre le 12 et le 18 septembre, le théâtre
est le siège de nombreuses manifestations culturelles. Ici sont
décernés les prix des Juegos Florales de Centroamérica
(Jeux floraux d'Amérique centrale), qui récompensent des
oeuvres littéraires, théâtrales ou poétiques.
Des centaines de femmes vêtues de huipiles aux vives couleurs
pénètrent dans l'église au son des cloches et à
la lueur de milliers de bougies. Xela en fête, organise défilés,
bals, foires, réceptions officielles en l'honneur des patriotes
morts pour l'indépendance, concours de beauté, danses
traditionnelles, etc. C'est l'époque de l'élection des
Reines (Mam ou Quiché) et l'occasion de cérémonies
accompagnées de danses traditionnelles observées par une
audience dont les femmes sont vêtues de magnifiques huipils.
Continuez
la 1ª calle de deux cuadras vers l'ouest puis tournez à
droite dans la 15ª avenida.
Les
marchands ambulants et les stands en plein air s'alignent en rang serré
le long de la 15ª avenida, aux abords du Parque Benito
Juárez. Plus connue sous le nom de Parque La
Democracia, cette place arborée est l'une des plus agréables
de la ville. Toute empreinte de nonchalance provinciale, elle offrirait
une halte plaisante, sans la circulation dense de la calzada de La Revolución
qui longe son côté nord. À l'est du square, se dresse
l'église de San Nicolás à la surprenante
architecture néogothique.
À
2 km à l'ouest du Parque Benito Juárez, à l'extrémité
de la calzada de La Revolución, surgit de façon insolite
le Templo de Minerva, grand temple néoclassique
dédié à la déesse romaine de la littérature
et des arts. Il fut érigé afin d'inciter la jeunesse guatémaltèque
à s'élever vers de nouvelles sphère du savoir.
Le carrefour, situé au pied de l'édifice, constitue l'un
des centres névralgiques de la ville puisqu'il accueille un marché
important et la gare routière. Près du Templo de Minerva,
le Parque Zoológico Minerva, zoo équipé
d'aires de jeux pour enfants, ouvre du mardi au dimanche, de 9h à
17h. Possède 75 km² de superficie au milieu de jardins et
pépinières. On y compte 200 animaux de la région,
de 40 espèces différentes.
De
retour au centre-ville, vous pouvez vous diriger par la Diagonal 3 vers
l'est jusqu'au Cerro El Baúl. Le mirador
au sommet de cette colline domine tout Xela et ses environs. Colline
boisée proche de la ville, on y accède en prenant à
droite un peu avant d'arriver au monument de la marimba
lorsque l'on vient du centre ville. Au sommet de la colline et entre
les arbres, des échoppes (surtout le dimanche), des jeux pour
enfants, un monument à Tecún Umán et une croix/mirador
dominant la ville et ses environs. (Attention, consultez au préalable
l'office de tourisme, qui déconseille fortement cette excursion
en raison des risques d'agressions.)

Les
villages autour de Quetzaltenango
Comptez 2 jours en rayonnant à partir de Quetzaltenango.
L'idéal est de passer une semaine à Quetzaltenango pour
bien explorer sa région. Vous pourrez ainsi découvrir
chaque village les jours de marché et combiner cette visite avec
des randonnées dans les environs. Ce circuit vers le nord-est
passe par Cuatro Caminos (Quatre chemins), important
carrefour à km de Quetzaltenango, où se rencontrent la
Panaméricaine et les routes en direction de Huehuetenango et
Totonicapán. Des indiens y ont même installé de
petits étals où ils vendent des fruits frais et des sucreries.
En y arrivant par l'Interamericana (CA-1), vers le nord, toujours
sur la CA-1, la route mène à Huehuetenango (77 km). On
peut aussi atteindre la frontière du Mexique à La Mesilla.
La direction de l'est vous mène à Totonicapán
(12 km) et à l'ouest, dans la vallée de Quetzaltenango
(13 km), San Marcos, Retalhuleu ou vers la côte pacifique.
Calendrier
des marchés de la région
de Quetzaltenango |
- Lundi
: Zunil.
- Mardi
: San Miguel Totonicapán, Salcajá.
- Mercredi
: Momostenango.
- Jeudi
: San Andrés Xecul.
- Vendredi
: San Francisco El Alto.
- Samedi
: Almolonga, San Miguel Totonicapán.
- Dimanche
: Momostenango, San Cristóbal Totonicapán.
|
Salcajá
À 7 km de Xela en direction de Cuatro Caminos.
À première vue, il s'agit de deux rues parallèles
et étroites où les bus rasent les façades sans
s'arrêter. Ne faisons pas cette erreur : Salcajá a quelques
trésors à dévoiler au voyageur qui veut bien essayer
de la connaître. Cette localité figure parmi les grands
centres de tissage de la région, comme l'indiquent les nombreux
ateliers où l'on peut voir les hommes concentrés sur leur
telar de pie (métier à pédales). Presque
chaque maison a un métier à tisser dans une pièce
et quelqu'un qui y travaille. Les ¾ de la ville vit du tissage,
le quart restant travaillant dans les champs de maïs. Profitez-en
aussi pour visiter l'église de San Jacinto,
considérée comme la plus ancienne du pays. Quoique remaniée,
sa façade présente toujours les décorations naïves
d'origine. En dehors des horaires d'ouverture (6h30-9h le samedi!),
demandez la clé à l'épicerie verte située
de l'autre côté du parvis.
Le
jaspe
Le long de la route entre Xela et Cuatro Caminos, des fils de coton
courent sur des dizaines de mètres, tendus entre des piquets.
Ils sont ensuite ligaturés en de multiples points avant d'être
plongés dans un bain de teinture. Les noeuds, une fois défaits,
laissent apparaître des parties non colorées qui, selon
leur répartition sur le métier à tisser, permettent
à l'artisan d'exécuter des motifs différents. Ce
procédé du « jaspe » - semblable à
l'ikat indonésien - est utilisé dans la confection des
« cortes » (jupes) que vous verrez dans la région.
| POINTS
DE MIRE... Salcajá ! |
| La
confection du corte à Salcajá |
|
Quelques
boissons de Salcajá |
| Si
le travail nécessaire pour confectionner le corte, la jupe
traditionnelle des femmes indigènes, vous intéresse,
cherchez la maison de monsieur Mainor Rodas, 8ª avenida 0-44,
Zona 4, Barrio El Carmen. Il vous expliquera le long processus
et minutieux travail du tissage artisanal.
Avant
de monter les fils de la trame sur le métier, il faut d'abord
les teindre et élaborer ces dessins particuliers que sont
les espigados (épis) que l'on peut admirer sur
ces cortes. Les fils, achetés à l'usine
de Cantel, de l'autre côté de Xela, se tendent entre
deux piquets séparés de 150 m et l'artisan réalise,
en pleine rue ou le long des routes, une cinquantaine d'allers
et retours entre ces piquets.
Ensuite,
il noue des faisceaux de quelques fils au moyen de petits fils
très serrés selon un schéma connu de lui
seul. Le tout est plongé dans un bain de teinture puis
à nouveau tendu dans la rue et les centaines de petits
noeuds défaits à la main un par un. Il s'agit en
fait d'une méthode ressemblant au batik: les noeuds serrés
empêchent la teinture de pénétrer jusqu'au
fil qui reste blanc ou gris à cet endroit. On refait le
même processus en changeant les noeuds de place et en replongeant
l'ensemble dans les bains de teinture. Tout l'art de l'artisan
est d'arranger ses noeuds de manière à produire
le dessin espigado voulu.
Les
fils sont ensuite placés sur le métier et le tissage
proprement dit peut commencer. Un corte mesure 8 varas
c'est-à-dire un peu plus de 6 m. Il faut plusieurs semaines
pour réaliser ce travail, aussi à l'heure d'acheter
votre corte à M. Rodas, si marchander est de règle,
souvenez-vous des longues heures de travail et acceptez un prix
de 15 à 20 quetzals la yarda (environ 90 cm de long sur
90 de large). C'est peu donner pour le travail. |
|
La
ville est également connue pour son rompopo,
une boisson alcoolisée à base de jaune d'oeuf et
de rhum. La recette n'est pas vraiment secrète, aussi lorsque
vous serez rentré dans votre pays et que vous voudrez vous
rappeler des bons moments passés au Guatemala, confectionnez-vous
un rompopo maison en suivant la recette suivante:
Ingrédients:
- 1
tasse de lait concentré
- 4
jaunes d'oeufs crus
- ½
verre de rhum
- de
la glace pilée
Préparation:
Versez tous les ingrédients dans le mixeur et
battre le tout pendant 30 secondes à grande vitesse. Ajouter
de la glace pilée et battre à nouveau pendant 30
secondes. Déguster.
Si
vous préférez les boissons un peu plus consistantes,
essayez de vous faire donner une adresse où l'on vend (par
dessous la table) du caldo de frutas,
une espèce de macédoine de fruits macérés
dans l'eau de vie. Peut-être, le commerçant qui vous
a vendu le rompopo voudra-t-il vous aider?
Finalement,
si vous aimez les boissons qui vous saoulent rien qu'à
les humer, ne refusez pas de goûter au cusha,
liquide mythique, quasi clandestin. Mais on ne vous en offrira
que si vous avez pu gagner l'amitié de vos hôtes
guatémaltèques. Ne buvez rien si vous devez conduire. |
San
Andrés Xecul
À 5 km de Salcajá, avant d'arriver à Cuatro Caminos,
une file d'attente se forme aux abords de la station-service Esso, au
carrefour de La Morería: de là, des bus recouverts d'une
épaisse croûte de terre s'élancent sur 4 km de piste
cahoteuse et poussiéreuse jusqu'à San Andrés Xecul.
San Andrés Xecul est accroché au pied d'une colline (Xecul
veut dire « en bas de la colline » en Quiché). Sur
la grand-place de ce village, au milieu de maisons en adobe et de toits
en tuile, se dresse l'église la plus singulière
du Guatemala, à la façade jaune vif chargée
de motifs naïfs peints ou sculptés, représentant
des anges, des fruits inconnus ici, des animaux, des lions de la couronne
d'Espagne et des guirlandes de fleurs. Elle a été construite
durant la seconde moitié de 16e siècle. Autrefois, la
couleur de la façade changeait régulièrement mais,
depuis quelques années, les habitants ont rompu avec cette coutume
pour adopter définitivement le jaune. À l'intérieur,
la terre et le ciel se mêlent entre des retables colorés
et des huipiles étincelants. Les retables sont comme de petits
ciels pleins d'ange et de saints, de chimères tressées
en volatilité, de rêves d'artisans en bois précieux
et d'imagination.
Les
ruelles pavées ne manquent pas de charme non plus et grimpent
au sommet du village accedant au calvario, petit édifice
dont les couleurs et les motifs répondent à ceux de l'église,
jouxté d'un sanctuaire maya au pied de deux petites croix. Bien
que les deux endroits reçoivent cierges et fleurs, le site de
recueil maya sera toujours encensé par des offrandes personnelles
de pom (sorte d'encens) emballé dans du papier. De son parvis,
vous bénéficierez d'un panorama dégagé
sur San Andrés Xecul et sa région. On aperçoit
de nombreux toits couverts de longs fils de couleurs diverses, rouges,
blancs, bleus, noirs, mauves. En effet, San Andrés Xecul s'est
spécialisé dans la teinte de fils qui serviront à
la fabrication des vêtements traditionnels de la région.
Sur d'autres toits, sèchent des épis de maïs de diverses
nuances de jaune. Au-delà, dans la forêt, une grotte sacrée,
où des prêtres indigènes officient, bée à
mi-pente. Un maximón est
aussi vénéré à San Andrés. Une fois
revenu, sur la place de l'église, neuf chances sur dix qu'une
dame vende un atol de maïs ou un arroz con leche bien
chaud. Régalons-nous.
L'origine
du maïs selon la légende de San Andrés Xecul |
Il
était une fois un corbeau affamé
qui ne trouvait pas nulle part de quoi manger. Pour ne pas être
dérangé, il avait établi son nid sur le
plus haut des rochers.
Un
jour, il avait tant volé de ci de là, à
la recherche de nourriture que lorsqu'il revint bredouille à
son nid sur les rochers, il s'endormit profondément.
Soudain, de véritables coups de tonnerre semblant provenir
de l'intérieur des rochers le réveillèrent
en sursaut. Voulant savoir ce qui provoquait ce bruit, il se
mit à piqueter la roche pour l'ouvrir. Sa grande faiblesse
l'en empêcha aussi s'en fut-il chercher son ami le tuc-tuc
(le pic-vert). Celui-ci se mit à frapper si durement
que tout à coup, la roche se fendit. À leur grande
surprise, de nombreux épis de maïs en sortirent
et couvrirent le nid du corbeau. En tombant, des grains se répandirent
sur le sol et les deux oiseaux se mirent à les manger.
Le corbeau changea de nid et continua à manger le maïs
qui sortait toujours des rochers. En volant d'un endroit à
l'autre, il perdait de nombreux grains qui tombaient sur la
terre et se mettaient à pousser immédiatement.
Bientôt, des pans entiers de la montagne furent couverts
de maïs qui arriva ainsi jusqu'aux champs des hommes qui
n'avaient jamais vu pareille plante. Ils en mangèrent
quelques grains et les trouvant à leur goût, adoptèrent
le maïs comme nourriture principale.
|
San
Cristóbal Totonicapán
De retour sur la route principale, continuez jusqu'au carrefour de Cuatro
Caminos et tournez à gauche en direction de Huehuetenango. 1
km plus loin, apparaît sur la gauche San Cristóbal Totonicapán.
Traversé par le río Salamá, son climat est considéré
comme l'un des meilleurs pour la santé dans le pays. Les maisonnettes
d'adobe sont dominées par une gigantesque église
franciscaine du 17e siècle qui sise autour de la grande place
principale (Parque). Sa nef, au volume généreux amplifié
par un plafond en carène de bateau, abrite 13 beaux et grands
retables en bois doré, des peintures ainsi qu'un somptueux autel
en argent et en verre de style baroque. Le petit cloître date
du 16e siècle et a récemment été restauré.
En parcourant les ruelles du village, vous pourrez observer les hommes
à l'oeuvre sur leur telar de pie comme à Salcajá.
Le
village contient plusieurs morerías, ateliers de confection
des habits et de sculpture des masques en bois peints et décorés
utilisés lors des danses traditionnelles. Il est recommandé
d'essayer de les visiter. La céramique, le textile et les instruments
musicaux sont les autres productions du village. Le saint patron se
fête du 21 au 26 juin par des danses traditionnelles, des concerts
de musique populaire, des processions et des repas de la gastronomie
locale. San Cristóbal compte deux sources thermales situées
sur l'ancienne route de Totonicapán: la Agua Tibia à 2
km et la Fray Bernardino à 3 km.
San
Francisco El Alto
Toujours en direction de Huehuetenango, 1 km après San Cristóbal
Totonicapán, empruntez la route à droite pendant 5 km
jusqu'à San Francisco El Alto.
Env. 4000 habitants. Entouré de barrancos (ravins) et
perché à 2610 m d'altitude, le village jouit d'un climat
« froid et sain » comme disent les gens ici! La qualité
de la production industrielle constituée par la confection de
pantalons, de chemises et de tissus en général est renommée
dans tout le pays. Les prix sont avantageux pour le visiteur. L'artisanat
produit des chapeaux de palme, des meubles en bois, des balais et des
brosses. Le blé et la chaux complètent les ressources
du village. Et le tourisme bien sûr. Des files de bus et de voitures
roulent au pas à proximité du village chaque vendredi,
jour du marché le plus grand de la région
et certainement l'un des plus fascinants du Guatemala, quoique moins
riche en artisanat que les marchés de Chichicastenango
et Antigua. San Francisco
El Alto est en passe de remplacer (et de souffrir le même sort?)
que Chichicastenango devenue « trop commerciale » à
cause des touristes. Un cortège d'acheteurs gravit ses ruelles
en pente, jetant des coups d'oeil furtifs aux marchandises étalées
sur les trottoirs, avant de s'engouffrer par un même chemin dans
une incroyable bousculade (attention, San Francisco El Alto est
également réputé pour ses pickpockets). L'affluence
est telle que l'on a dû instaurer un système de sens uniques.
Ce jour-là, les véhicules qui entrent en ville doivent
payer une petite taxe. Happé par la foule, vous déboucherez
sur la place principale entièrement recouverte de stands. Les
arcades des bâtiments sont tendues de tissus de jaspe, décor
à dominante bleutée au centre duquel se détache
la blancheur de l'église. Montez sur le toit de l'édifice
pour apprécier la vue plongeante sur le village
et ses environs.
L'église,
de style baroque, daterait de 1725. Mais certains avancent plutôt
que sa construction daterait d'entre 1600 et 1680. La façade
se compose de deux corps surmontés d'une arche campanile. L'intérieur
est d'une seule nef. Derrière l'autel, on peut admirer un grand
retable de style baroque composé de représentations de
saints en majorité liés aux franciscains. Lorsque l'un
des curés de la paroisse voulut nettoyer les murs de la nef,
grande fut la surprise de découvrir, sous les couches de chaux
successives, des peintures murales qui couvraient presque toute l'église!
Les couleurs les plus utilisées pour ces extraordinaires peintures
murales sont le sienne brûlé pour les tiges et les fleurs
principales, l'ocre jaune pour les feuilles et les fleurs secondaires
et le bleu de Prusse mélangé au noir pour certaines fleurs.
Les dessins semblent avoir été réalisés
sans prendre en considération la forme du plafond. Il est probable
que les peintures furent exécutées vers la fin de la période
baroque guatémaltèque par d'enthousiastes artistes quichés.
Le plafond, tout en bois, est soutenu par des poutres peintes et sculptées.
Le cloître colonial est constitué par deux galeries fermées
avec vue sur la ville et sur San Cristóbal. Une cuadra
à gauche derrière l'église, on accède à
l'esplanade de la foire aux bestiaux, où un
concert de meuglements, de bêlements et de caquètements
couvrent les négociations. La fête annuelle de San Francisco
El Alto se tient le 5 octobre.
Momostenango
À 15 km de San Francisco El Alto par le nord.
Env. 8500 habitants, 2250 m d'altitude. La route qui grimpe vers le
nord dévoile un panorama exceptionnel sur San
Francisco El Alto, puis traverse une forêt de pins avant de redescendre
vers Momostenango (« lieu des autels »). Ce village est
au bout d'une mauvaise route de terre battue. Après une heure
de cahots, vous arrivez sur la place du village.
Les jours de marché, particulièrement
le dimanche, n'ayez pas peur de marchander! Les éventaires exposent
d'épaisses chamarras, lourdes couvertures de
laine qui font la réputation du village, en plus des ponchos,
écharpes, tapis, autres vêtements de laine, ainsi que l'élaboration
de bougies de toutes tailles et couleurs. Les cultures principales sont
le maïs, le frijol (haricot), le haricot vert, la pomme
de terre et divers légumes. Outre le tissage de la laine, mentionnons
aussi l'importance de l'élevage de d'ovins, mais le prestige
de cette localité quiché réside dans son profond
respect pour les rites traditionnels. Les prêtres mayas y sont
nombreux, et les collines situées à l'ouest, à
2 km environ de la plaza, recèlent de petits autels (d'où
le nom du village) sur lesquels se rendent les Indiens le premier jour
du tzolkin (calendrier maya de 260 jours). Les cérémonies
durent les cinq jours nécessaires à « combler le
vide » entre les calendriers tzolkin et solaire. Mais ici, contrairement
à d'autres centres cérémoniels, les rites ont tendance
à se dérouler à l'abri des curieux.
Les
pittoresques danses du diablo se tiennent plusieurs fois par an sur
la plaza, notamment la veille de Noël et du jour de l'an. Les costumes
de diables, fabriqués localement, sont parfois très élaborés:
tous comprennent un masque et des ailes de carton et certains sont fabriqués
d'une seule pièce, avec de fausses fourrures et des accessoires
recouverts de paillettes. Les groupes de danseurs se rejoignent sur
la plaza et dansent au son d'un orchestre de 5 à 13 musiciens,
s'accordant des rafraîchissements alcoolisés durant les
pauses. Ils sont au meilleur de leur forme vers 15h, mais les festivités
se prolongent jusque tard dans la nuit.
La
fête annuelle, Octava de Santiago, se déroule du 28 juillet
au 2 août.
Vous
souhaiterez peut-être marcher 3 km vers le nord jusqu'aux sources
chaudes de Pala Chiquito (environ à 1 heure du centre)
où l'on lave les couvertures pour en fixer les teintures. L'endroit
comporte une piscine d'eau fraîche et des chambres avec salle
de bain et eau chaude (entrée env. 2$US). Mentionnons trois autres
sites de sources thermales: El Barranco (5 minutes à pied du
centre); Payexú (15 min.) et El Salitre (1h30). Toutes ces thermes
se situent sur la route menant au village de Xaquemeya.
Enfin,
à la sortie du village, à environ 1 km au nord par la
2ª calle, vous parviendrez aux pieds des trois sites de Los
Riscos: ces hautes colonnes de silice saupoudrées de
cristaux de quartz, formations probables d'origine volcanique, comparables
à des stalagmites, sont de plus en plus menacées par l'érosion
du vent et de la pluie. Au milieu des conifères, elles paraissent
des sculptures fantasmagoriques.
On
peut aussi visiter l'ancien bâtiment qui servait de Quartier général
de l'armée. Construit en 1930, c'est aujourd'hui un Monument
national.
De
San Francisco El Alto ou Momostenango, reprendre la route de Huehuetenango
et tourner à droite quelques kilomètres plus loin vers
San Bartoló Aguas Calientes à 12 km de
la grand route sur un chemin de terre (véhicule tout terrain).
Comme son nom l'indique (aguas calientes signifie les eaux
chaudes), l'intérêt de San Bartoló réside
dans ces thermes situés à 1 km du village. Très
populaires localement, ils vous seront certainement bénéfiques
également. Marché les jeudi et dimanche.
Totonicapán
De retour au carrefour de Cuatros Caminos, la route de l'est mène,
au bout de 12 km, à Totonicapán (à ne pas confondre
avec San Cristóbal Totonicapán).
Le chef-lieu du département de Totonicapán, 13000 habitants,
2500 m - appelé aussi San Miguel Totonicapán
- dégage une atmosphère vraiment agréable, constitue
un centre d'artisanat important et est peu visité par les touristes.
Nichée dans une extraordinaire vallée semée de
pins et densément peuplée que l'on atteint après
une traversée non moins belle de montagnes boisées, «
Toto » est considérée comme une petite capitale
de l'artisanat guatémaltèque. La ville est située
au coeur d'une région boisée, et les forêts malheureusement
sont la proie de commerçants sans scrupules qui abattent tout
ce qui pousse. Aux abords de la ville, vous dépassez un grand
hôpital sur votre gauche et, après avoir fait le tour de
l'imposante fontaine Minerva, vous entrez dans Totonicapán par
la 17ª avenida. 87% da la population du département est
d'origine Quiché et se consacre à l'agriculture, à
l'artisanat et au commerce de détail. La plupart des maisons
abritent un atelier de poterie, de tissage, d'orfèvrerie ou d'ébénisterie.
Mentionnons aussi des oeuvres artisanales de céramique vernissée
peinte, des textiles, des jouets, des masques, des huipiles
aux cols brodés de dentelle (élément importé
par les Espagnols lors de la conquête), et des « cajetas
», de ravissantes petites boites aux couleurs vives. (La Casa
de la Cultura Totonicapense, 8ª av. 2-17, zone 1, 7766-1575, fournit
la liste d'une soixantaine d'ateliers recensés en ville).
Pour avoir un aperçu de la production locale, mieux vaut visiter
« Toto » les jours de marché, principalement
le samedi. Ce marché étant plus destiné aux locaux
qu'aux touristes. Pour reprendre quelques forces, laissez-vous tenter
par l'atol, une boisson brûlante à base de maïs ou
un arroz con leche, un riz au lait délicieux.
Sur
la place principale, se dressent l'inévitable grande église
de style coloniale. Construite en 1545, elle était originellement
de style baroque. Détruite en grande partie par un incendie le
2 janvier 1878 et endommagée par les tremblements de terre, ses
reconstructions successives expliquent le mélange de styles actuels.
Seule la sacristie conserve son style originel. Au fond de l'église,
une statue en bois du 18e siècle de l'archange saint Michel,
d'auteur anonyme. Un petit musée situé dans le couvent
contient des peintures religieuses, des livres historiques et des pièces
archéologiques de la région. La religion tient une place
importante dans la vie communautaire des indigènes. Avant l'invasion
espagnole, les Indiens possédaient leurs propres rites étroitement
liés à la nature. Les Espagnols imposèrent la religion
catholique. Les deux religions se sont peu à peu mélangées
au cours des 400 ans de la Colonie donnant lieu à un syncrétisme
qui se manifeste dans la vie religieuse, les foires, les événements
familiaux et la musique. Par exemple, tous les vendredi de Carême,
un musicien monte dans le clocher de l'église et joue une musique
mélancolique tout le jour pour annoncer la mort du Christ. De
plus pour soliciter une bonne récolte de maïs, le paysan
demande toujours la permission de la Mère Terre en visitant les
autels mayas et l'église catholique. Depuis une quinzaine d'années,
les églises protestantes, en particulier évangéliques,
venus des États-Unis ont proliférée et provoqué
de profondes divisions dans la communauté. En sortant du couvent
et sur la droite de la place de l'église, l'ancienne école
primaire et centre technique artisanal construit en 1905. Il sert aujourd'hui
de salle de réunion communautaire.
Le
théâtre municipal néo-classique,
caractéristique du goût du « dictateur des 22 années
» Manuel Estrada Cabrera, construit en 1924, frappé par
le séisme de 1976, fut récemment restauré. Il est
possible d'en visiter l'intérieur; frappez à la porte,
si le gardien est présent il vous ouvrira. Toujours sur cette
place centrale, une sculpture de Rodolfo Galeotti Torres rend hommage
à Atanasio Tzul, maire indien qui prit la tête
d'un soulèvement contre les autorités coloniales en 1820.
L'abolition puis le rétablissement du tribut royal provoquera
la rébellion de Totonicapán. Nommé roi des Quichés,
il occupa cette charge pendant 29 jours avant d'être emprisonné.
À la base de la statue, une torche; allumée le jour de
l'indépendance, elle est emmenée dans tous les villages
des environs dans le style marathon. De l'autre côté du
parc, le tribunal. Sur sa droite, une rue qui vous mène à
l'Auxiliatura Municipal Indigena. Dans le temps, cette organisation
communale indigène représentait le pouvoir politique et
religieux de la communauté, mais maintenant elle a perdu un grand
nombre de ses attributions. Dans l'Auxiliature, une image de l'archange
saint Michel, patron de la ville.
En
prenant la rue Jeréz (parallèle à l'église)
qui devient plus loin la rue de la Pulmonia, on arrive dans le quartier
Palín, le plus ancien de la ville. Suivez la rue tout droit jusqu'en
haut. Vos arriverez finalement à l'oratoire ou petite
chapelle qui offre un bon point de vue sur le centre ville
et les environs. Les 48 communautés qui forment Totonicapán
s'étendent au-delà des collines. Les maisons comptent
une moyenne de dix personnes. La grande montagne proche de Toto s'appelle
le Cuxchiquel qui signifie le lieu des chocoyos, une espèce
d'oiseau. Sur la gauche, la colline conique couverte de végétation
s'appelait la colline du seigneur oeuf (el cerro del señor
huevo) peut-être pour sa forme, mais aujourd'hui on lui donne
le nom de Colline dorée (cerro de oro) suivant la croyance
qu'y sont cachés de grands trésors provenant des offrandes
lors des rites mayas. En revenant sur votre chemin, vous pouvez de plus
rencontrer la maison du Sr Salvador Tax, tisserand, la zone artisanale
du quartier Palín, l'agriculture minifundiste (chaque parcelle
appartient à une famille différente). Plus loin, sur la
1ère rue, la boulangerie San Rafael au pain renommé. Aussi,
l'école primaire fonctionne en deux temps: le matin pour les
garçons et l'après-midi pour les filles. Peu d'écoles
sont mixtes. Bien que la scolarité soit en principe obligatoire
jusqu'à 14 ans, le coût des études, le besoin de
travailler et le problème de la langue font que de nombreux enfants
(surtout les filles) n'assistent pas à l'école. Le taux
n'analphabétisme est élevé. Plus loin, sur la 2e
rue, dans la zone rose, le Réservoir des Dragons, lavoir public
monumental construit au milieu du siècle dernier. Dernier lavoir
circulaire encore sur pied au Guatemala, son nom provient des sources
d'eau en forme de poissons aux bouches de dragon. Il compte 26 lavoirs
individuels abrités par un couloir formé d'une double
allée de colonnes. Un comité d'utilisatrices veille à
sa propreté et son entretient.
Sur
la 17e Avenida, un petit monument à Jacinto Diaz, le premier
aviateur guatémaltèque, mort dans un accident d'aviation.
Par la 10e Avenida, on accède à une colline
percée de grottes où les prêtres mayas célèbrent
les rites de leur religion. L'histoire dit qu'ici vint s'installer la
première famille Quiché, les Cawek, tout proche des bains
publics d'une eau chaude naturelle que les premiers Quichés utilisèrent
comme instrument de défense de leur village. La légende
affirme que c'est ici que Tecún
Umán commença sa lutte contre les Espagnols. Tout
proche, du pont et sur la gauche, se trouvent les sources chaudes d'Agua
Caliente, lieu de baignade populaire fréquenté
par les habitants de Totonicapán. La ville est située
sur une nappe aquifère volcanique qui affleure par endroits ce
qui permet de jouir des qualités curatives de ses eaux sulfureuses.
Les anciens bains ont dû être fermés lorsque la municipalité,
voulant creuser un puits d'eau potable, perfora accidentellement la
veine principale d'eau chaude ce qui provoqua leur assèchement.
La colère des gens obligea le maire à s'enfuir par les
toits. La municipalité a ouvert de nouveaux bains plutôt
rustiques, c'est le moins qu'on puisse dire, en 1990. Maillot de bain
obligatoire. Le samedi, les indigènes des collines qui viennent
au marché en profitent pour venir en famille prendre un bain
d'eau chaude. Pour se protéger de l'air froid après le
bain, ils se couvrent abondamment et savourent une liqueur d'anis appelée
guaca. On ne peut qu'approuver ce genre de tradition!
Origine
du nom de la ville
La ville s'est développée sur le site du village original
appelé Chwimiq'ina ou Chui-mekenja qui signifie
« le lieu de l'eau chaude » en Quiché. En effet,
ce village, dont la fondation remonterait à 300 ans av. J.-C.,
utilisait les eaux chaudes volcaniques naturelles dans son système
défensif. Après la conquête, les alliés tlaxcaltèques
des conquérants espagnols traduisirent le nom en leur langue,
totonicapán, et les Espagnols l'appelèrent San Miguel.
D'où son nom complet actuel, San Miguel Totonicapán. Toto
pour les bus et le commun des mortels.
Casa
de la Cultura Totonicapense
Ce centre culturel, à gauche de l'Hospedaje San Miguel (voir
adresse de la Casa ci-haut), présente des expositions sur la
culture et l'artisanat indiens. Pour les touristes, le musée
organise "À la rencontre des artisans", une passionnante
journée de découverte des artisans et des familles de
la région. Conçu en 1991 à l'initiative des artisans
de la communauté quiché et réalisé par le
Sr Carlos Umberto Molino, directeur de la Casa de la Cultura Totonicapense,
ce programme constitue l'activité la plus intéressante
de la ville. De 10h à 16h environ, vous rencontrez des artisans
- fabricants de jouets, de masques et d'instruments de musique en bois,
potiers, tisserands, musiciens. Vous pouvez les regarder travailler,
écouter leur musique, admirer leurs danses, découvrir
leur mode de vie et déguster la cuisine familiale à l'heure
du déjeuner. Le prix de la journée dépend du nombre
de participants (env. 45$US par personne pour un groupe de quatre, env.
20$US pour un groupe de 15 ou plus). L'argent est versé directement
aux artisans et musiciens qui vous accueillent. Vous pouvez prolonger
cette découverte et passer la nuit dans une famille moyennant
env. 15$US par personne, repas compris. La Casa de la Cultura propose
également d'autres circuits organisés, moins chers mais
tout aussi intéressants, comme la visite guidée de Totonicapán
(une dizaine de $US par personne) ou de la campagne environnante (env.
10/15$US par personne selon la taille du groupe).
Dans
le même bâtiment se trouve la morería
Nima Quiché. Une morería est un atelier artisanal familial
qui confectionne les vêtements et les masques utilisés
dans les danses traditionnelles. Lorsque le señor Santos Gutierrez,
propriétaire de la morería mourut sans héritier
en 1989, la municipalité l'acheta pour la transformer en centre
d'exposition publique et susciter un intérêt parmi les
jeunes dans un effort pour revitaliser cet artisanat. Chaque communauté
célèbre annuellement son saint patron et les danses traditionnelles
sont une part importante de cette célébration. Les habits
et masques les plus anciens ont 60 ans. Chaque danseur vient emprunter
et discute les ornements avec le morero. Après la fête,
le morero découd tous les ornements des vêtements, nettoie
les tissus et recoud le tout pour une prochaine location.
Fêtes
et festivals
Totonicapán célèbre la Fiesta de Esquipulas le
15 janvier à Cantón Chotacaj, à 3 km du parque.
Le 8 mai, la fête de l'Apparition de l'archange Saint Michel donne
lieu à des feux d'artifice et à des danses traditionnelles.
Les danses sont encore à l'honneur le dernier dimanche du mois
de juin, à l'occasion du Festival de danse traditionnelle qui
se tient de 9h à 14h sur la Plaza Central. L'objectif de ce festival
est de stimuler l'expression artistique de la culture Quiché
et de prouver la grande vitalité des traditions et du renouveau
de la culture indigène. Du 24 au 30 septembre, vous pouvez assister
à la Feria Titular de San Miguel Arcángel (fête
patronale de l'archange Saint Michel), dont la principale célébration
intervient le 29 septembre.
Un
mariage totonicapense |
Lorsque
les fiancés annoncent leur décision à leurs
familles, celles-ci nomment immédiatement leurs représentants,
les tartuleros qui, à partir de ce moment, sont les seuls
contacts officiels entre les deux familles. Les tartuleros organisent
les trois demandes de la fiancée, durant lesquelles on
offre des cadeaux (pain, chocolat, liqueur et argent).
Pendant
ce temps, le fiancé doit prouver sa bonne conduite, son
honnêteté, son sens des responsabilités
et sa vocation pour le travail. Si tout va bien, à la
troisième demande, la famille de la jeune fille accepte
l'engagement et l'on fixe une date pour le mariage, l'identité
des parrains, le lieu où vivra le couple, les apports
de chaque famille, etc.
Après
les mariages civils et religieux, c'est la fête avec la
musique de marimba, des pétards en chaîne et un
grand repas. On y consomme d'abord un potage appelé joch,
puis une boisson appelée tobio et du chocolat, aliment
originaire d'Amérique centrale et anciennement considéré
comme un breuvage divin. Les cérémonies sont dirigées
par un samajel, un prêtre maya qui réalise les
rites traditionnels comme par exemple les conseils des anciens
aux jeunes mariés, le service du repas, le décompte
des biens de chacun et le bal cérémonial. Finalement,
les parrains conduisent le couple vers la chambre nuptiale.
La fête termine à l'aube.
|
Olintepeque
Pour visiter les autres villages, il est nécessaire de retourner
à Xela. Lorsque l'on arrive au rond-point du Monument à
la marimba, prendre à droite puis suivre l'avenue principale.
Juste au coin de la grande caserne, prendre à droite vers Olintepeque.
Pour une fois, la route est rectiligne pendant plusieurs kilomètres.
Zone d'agriculture en voie de devenir le refuge des Quetzaltèques
qui veulent quitter la ville : les champs se couvrent de nouveaux «
condominiums » (lotissements fortifiés). Nom d'origine
nahuatl, Olintepeque signifie la montagne qui tremble. C'est sur ce
plateau que Tecún Umán
aurait été défait par les Espagnols. La rivière
Siguila change de nom dans le village et devient le río Xequijel,
la rivière du sang, celui que les Quichés ont versé
en luttant contre les envahisseurs. Sur la place du village, une petite
église dont les statues sont toutes protégées par
des vitrines accrochées aux murs. Derrière l'autel, un
énorme retable aux colonnes torsadées. Derrière
l'église, la chapelle du Roi Pascual Bailón
attend ses adeptes. Il s'agit d'un petit squelette de 40 cm de hauteur
vêtu d'une grande cape noire décorée et entourée
de fleurs dans une vitrine de verre. La pièce est décorée
de fleurs. Traditionnellement, ces saints indigènes avaient leur
place dans les églises, mais les curés « modernes
», trouvant sans doute qu'ils faisaient trop concurrence à
« leurs » saints, les reléguèrent à
l'extérieur sans oser les éliminer. Quant à la
signifie profonde du Roi Pascual, comment vraiment la connaître?
L'intégration des dieux et des saints chrétiens et mayas
a produit un syncrétisme tout à fait particulier et les
concepts qui les animent nous resteront sans doute à jamais cachés.
San
Martín Sacatepéquez
Au pied du volcan Chicabal, ce village mam, jadis bourg de quelque importance,
a subi, comme le voison Concepción Chiquirichapa, le pire désastre
naturel de son histoire en 1902, lorsque, après le tremblement
de terre d'avril, l'éruption du volcan Santa María, le
24 octobre, couvrit ses terres arables d'un mètre de pierre ponce.
Au
sud de Quetzaltenango
La route de Retalhuleu, via le village d'Almolonga
(qualifié localement de « verger de l'Amérique centrale
», ce gros centre de production de magnifiques légumes
est aussi un important centre vivrière et maraîchère
et comporte un marché quotidien, pittoresque, coloré et
rehaussé autant par les odeurs parfumées des montagnes
que par la couleur des huipiles), est ponctuée de bains publics
alimentés par des sources d'eau chaude d'origine volcanique,
notamment celle de Los Baños et Los Vahos (ce dernier situé
à 3.5 km du Parque Centroamérica). Cet itinéraire
emprunte une vallée étroite enserrée par des montagnes
aux versants soigneusement cultivés. Mentionnons aussi le village
de San Jacinto, avec son église du 17e siècle
et le village de Cantel, renommé pour ses objets
en verre soufflé (produit de jolies pièces utilitaires
et décoratives), ses fruits et textiles: la fabrique de textile,
créée en 1883, qui porte le nom du village, est la plus
ancienne installation industrielle du Guatemala. Elle a employé
jusqu'à plusieurs milliers de salariés.
Zunil
À 9 km au sud de Xela.
Fondée en 1529 sous le nom de Santa Catarina Zunil, cette village
est typique des bourgs de la campagne guatémaltèque. Zunil
(2076 m d'altitude) se blottit au pied d'un volcan comme ses habitants
qui, pour se protéger du froid, s'enroulent dans leur grand châle
aux teinte vives. Un marché bariolé se
tient le lundi sur la place de l'église qui s'illumine de rouge,
couleur dominante du costume traditionnel des Mayas Quiché venus
commercer. Aussi, l'immense hangar de vente en gros, à l'entrée
du village, mérite également une visite. Dans cet espace
au sol jonché de balles de fleurs, de choux et d'oignons, les
tâches mauves des huipiles se fondent dans la semi-pénombre,
enveloppant le lieu d'une atmosphère mystérieuse où
les transactions se nouent à voix basse. Le travail agricole
se fait dans le lit de la rivière, jonché de gros blocs
basaltiques projetés par le volcan Zunil. Les champs, sont irrigués
par des canaux : vous verrez les agriculteurs y puiser l'eau avec un
instrument proche de la pelle, puis arroser leur terre. Les femmes lavent
le linge près du pont, dans des bassins d'eau chaude naturelle.
Le village est aussi l'une des rares localités du Guatemala où
les habitants vouent un culte à Maximón
(voir Santiago Atitlán),
saint dont vous repérerez la « maison » à
la fumée qui s'en échappe. Au centre de la salle chargée
d'offrandes, de vapeurs d'alcool et d'encens, les fidèles viennent
nombreux consulter ce mannequin vêtu à l'européenne,
caché derrière ses lunettes de soleil. La fête de
Maximón a lieu chaque 28 octobre, date à laquelle il change
de maison. La fête de Santa Catarina Alejandría, sainte
patronne officielle de Zunil, est célébrée le 25
novembre. La foire annuelle d'Almolonga se tient le 27 juin.
L'architecture
est typique du pays, avec ses maisons basses en adobe ou chaulées
de blanc et les toits de tuiles rouges. N'hésitez pas à
entrer quelques instants dans la grande église blanche de style
colonial avec ses huit paires de colonnes torsadées, où
vous découvrirez près de l'autel, un magnifique tabernacle
en argent datant de l'ère coloniale. Également à
Zunil se tient une coopérative d'artisanat (Santa Ana) où
travaillent plus de 500 femmes tisserandes de la région. La coopérative
expose et vend les objets fabriqués et dispense des cours de
tissage. Elle ouvre du lundi au samedi de 8h30 à 17h, le dimanche
de 14h à 17h. Enfin, lorsque la brume n'a pas encore envahi la
vallée, on peut admirer les volcans Cerro Quemado et Santa María.
Les
Fuentes Georginas
Devant l'église du Zunil, sont stationnés des pick-up,
seul moyen de transport existant pour parcourir les 9 km jusqu'aux sources
d'eau chaude les plus attrayantes de la région.
La route - qui devrait prochainement être asphaltée - traverse
des collines tapissées de parcelles cultivées avant d'arriver
à une petite station thermale, lovée dans une végétation
tropicale luxuriante. Il s'agit d'une piscine naturelle d'eau minérale
chaude (35ºC) provenant des nombreuses sources qui sourdent du
volcan Zunil. La température de la source, autrefois élevée,
décroît avec le temps. Au coeur d'un paysage apaisant,
ensoleillé le matin, brumeux l'après-midi et clair la
nuit, les baigneurs font quelques brasses ou somnolent, adossés
aux parois rocheuses, par tous les temps. L'idéal est de passer
la nuit sur place et de profiter de la tranquillité des lieux
tôt le matin ou tard le soir. On retrouve quelques logis sur place.
Un petit restaurant a été ouvert sur les lieux avec des
grills (apportez votre combustible) et des espaces aménagés
pour les pique-niques. Les Fuentes Georginas sont ouvertes tous
les jours de 8h à 18h. Entrée payante). Vous pourrez
également partir en randonnée sur les sentiers qui parcourent
les collines environnantes ou vers le volcan Zunil (à 3 heures
de marche) et celui de Santo Tomás (à 5 heures de marche).
Faites-vous accompagner d'un guide pour ne pas vous perdre. Vous en
trouverez, avec l'aide du restaurant, moyennant quelques $US par trajet.
Imaginez
un haut mur abrupt de végétation tropicale - immenses
feuilles vertes, plantes grimpantes, fougères géantes,
tapis de mousse spongieuse et multitude de fleurs tropicales - au fin
fond d'une luxuriante vallée de montagne. Au pied de ce mur de
verdure se cache une piscine d'eau minérale cristalline et naturellement
chaude. Une statue de déesse grecque, blanche et pure, porte
un regard bienveillant sur le bassin d'où montent des nuées
de vapeur, tandis que les familles plongent et s'amusent. Telle est
Fuentes Georginas, la plus jolie source thermale du Guatemala. Bien
que l'endroit soit tout à fait tropical, il y règne une
délicieuse fraîcheur tout au long de la journée.
Les
volcans de la région
Le
Santa María
Point de départ de l'ascension à Llanos del Pinal, village
situé à environ 10 km au sud de Xela.
De tous les volcans qui cernent Quetzaltenango, le cône parfait
du Santa María (3772 m) est le plus impressionnant. Il est le
4e plus haut volcan du Guatemala et il est toujours actif. Il permet
non seulement d'apprécier la vue sur toute la région mais
surtout d'observer de près le Santiaguito (2488
m), second volcan qui a jailli de ses flancs en 1902. La colonne de
cendres et de fumées atteignit 29 km de hauteur et provoqua des
pluies obscures jusqu'à Oaxaca au Mexique et San José
au Costa Rica. Depuis, le volcan entra en éruption modérée
15 fois, la dernière en 1954. Il est considéré
comme l'un des plus dangereux des Amériques et fut sélectionné
parmi les 10 volcans-témoins par la Décennie pour la Réduction
des Désastre des Nations Unies (1990-2000). Les fumerolles qui
s'en échappent témoignent d'une activité permanente
pouvant présenter un certain danger ; il est donc conseillé
de faire appel à des guides spécialisés pour cette
excursion ardue qui prend 5h à partir de Llanos del Pinal.
Son
sommet proprement dit n'a pas de cratère, ce qui en fait un cône
parfait surtout vu de loin. Le nom indigène du Santa María
est Gagxanul (montagne ou volcan nu), anciennement haut lieu
de culte pour les Mams. Le flanc nord est assez domestiqué, entre
champs de maïs, bois ouverts, prairies à moutons et logements
pauvres des Indiens qui l'habitent. Par contre, le flanc sud est couvert
jusqu'en haut de froides forêts épaisses.
Le
Santiaguito
Cheminée latérale du Santa María, le Santiaguito
mesure 2488 m « en général ». Cette description
bizarre est nécessaire parce que, son altitude change constamment
avec les poussées de lave. Explosions, suintements de magma visqueux,
aiguilles en formation, roches et nuées ardentes dévalent
les pentes le rendent extrêmement intéressant et dangereux
bien sûr. Ses dernières activités importantes eurent
lieu en 1949, puis en 1951 et 1956. D'autres nuées furent émises
en 1976 et en 1987 le Santiaguito produisit un flux de lave de 4 km
de large! En 1989, il cracha des blocs de roches fondues à 5
km de distance et émit une colonne de cendres de 4 km de haut.
En 1990, quatre personnes furent tuées par une petite nuée
ardente soudaine. Aujourd'hui, grandes volutes, fumeroles, crachats
de lave, de cendres et petites explosions ne sont pas rares. En 1997,
le village de El Palmar a dû être évacué suite
à une coulée de lave provenant du Santiaguito.
Son
sommet n'est qu'à 2 heures de marche de la base appelée
La Isla, que l'on atteint à partir du village de Chuicavioc où
l'on arrive par une petite route qui sort plein sud de Xela (7 km).
Un peu après Chuicavioc, qui signifie l'endroit où hurlent
les coyaotes, le parking, situé au lieu-dit Llanos del Pinal
(plan des pins), sert de base; l'on suit un sentier facile pendant 40
minutes jusqu'à un embranchement; prendre celui de droite (à
gauche pour le volcan Santa María) en direction du lieu-dit El
Mirador, puis tout droit jusqu'au pied du Santiaguito que l'on escalade
directement vers le sommet. Il existe une autre route aux environs de
Chuicavioc. Se renseigner sur place ou auprès des agences spécialisées.
Le
Chicabal
Pour sa lagune aux eaux émeraudes et ses autels mayas, le volcan
Chicabal (2700 m) est un petit volcan intéressant à visiter.
Prendre la route Xela-San Marcos jusqu'à San Juan Ostuncalco
(15 km) - Patrie du compositeur pour marimba Jesús Castillo,
ce village a pour spécialité locale la fabrication de
meubles d'osier -, où il faut demander le chemin vers Concepción
Chiquirichapa et San Martín Sacatepéquez. Si vous roulez
en 4x4, il est possible d'arriver presque jusqu'à la lagune,
mais attention, piste en TRÈS mauvais état. À pied,
le sentier, facile à suivre, mène droit au sommet en 3
heures de marche et est couvert de pierre ponce, possible de conséquence
de l'éruption de 1902. Le cône, bien formé, abrite
une grande lagune ovale de 500 m de large aux eaux couleur vert feuille
dont l'origine est probablement due aux eaux de pluie accumulées
au fond d'un cratère relativement étanche. Il est possible
d'en faire le tour à pied et l'on pourra observer de nombreux
petits autels mayas ou ensembles de petites croix de bois apportées
par les Indiens surtout le jeudi de l'Ascension et le jour de la Croix
(3 mai). Le volcan, lieu sacré des Mayas, mérite tout
le respect dû aux lieux saints d'une autre culture. Pour redescendre
le cratère, il est possible d'emprunter un escalier de 620 marches.
On recommande de bien s'abriter et d'emporter au moins 1 litre d'eau.
Le
Siete Orejas
Voisin du Chicabal, le volcan Siete Orejas (Sept Oreilles) est également
accessible depuis Sam Martín Sacatepéquez. Le nom espagnol
est la traduction exacte du mam Tuiguxcingán ou du Cakchikel
Vuxciquín qui signifie sept oreilles ou sept pics, représentation
exacte du sommet éclaté en sept points. Haut de 3370 m,
on y monte en 3 heures de marche depuis San Martín. Il existe
un autre sentier qui sort de Concepción Chiquirichapa. Le cratère,
en dent de scie, s'ouvre vers le sud et mesure 4 km de circonférence.
Le
Zunil
Situé entre les municipalités de Zunil, Nahualá,
Sololá et Zunilito. Altitude de 3542 m. Pour l'escalader, se
rendre à Quetzaltenango, ensuite vers Zunil à 9 km et
chercher l'embranchement vers le balneario de las Fuentes Georginas,
à 8 km de la route asphaltée. Là vous pouvez stationner
le véhicule et débuter l'ascension, accompagné
d'un guide.
Gastronomie
Dans
le département de Quetzaltenango, le pepián con recado
rojo est fameux, les shecas et l'exquis chocolate
altense préparé en plusieurs saveurs. Aussi les paches
de papa, tamales dulces, tamalitos de flor de ayote,
chuchitos quetzaltecos, le caldo de frutas et le rompopo
(boisson alcoolisée à base de jaune d'oeuf et de rhum).
En plus du pollo en jocón verde, l'atol blanco
et les taquitos quetzaltecos (tacos quetzaltèques).
Quetzaltenango
pratique
Arriver-Partir
-
En
bus - Au bout de la calzada Revolución (zone 3), près
du temple Miverva, des files de bus s'engagent sur un chemin de terre
poussiéreux et bosselé qui part de la 27ª avenida.
Pour rejoindre le Terminal Minerva à pied, coupez par le marché
en vous laissant guider par les coups de klaxons. Pratiquement tous
les bus s'arrêtent également à La Rotonda à
l'intersection de la 7ª avenida (calzada Independencia) et de
la 8ª calle, zone 2, à l'est de la ville. Plusieurs bus
directs chaque jour relient Quetzaltenango à Ciudad de Guatemala
(4h), Panajachel (3h), Chichicastenango (3h30), sinon changez à
Los Encuentros. Bus toutes les heures pour Huehuetenango (2h), Retalhuleu
(1h), San Marcos (1h30) et la frontière mexicaine par Tecún
Umán (3h) ou La Mesilla (4h). Des bus 1re classe à destination
de Guatemala Ciudad partent quatre fois par jour de Transportes Autopulman
Galgos, calle Rodolfo Robles 17-43, zone 1, 7761-2248 et de Transportes
Líneas América, 7ª av. 3-33, zone 2, 7761-2063.
Si vous ne trouvez pas de bus direct pour les villes situées
au nord et à l'est de Quetzaltenango, changez à Los
Encuentros.
Bus toutes les ½ h pour Totonicapán (1h), San Cristóbal
Totonicapán (20 min.), Salcajá (15 min.), Zunil (15
min.), toutes les heures pour San Francisco El Alto (45 min.) et toutes
les 2 h pour Momostenango (1h15) et San Andrés Xecul (35 min.).
Sinon, changez à Cuatro Caminos, important carrefour sur la
Panamericana à 13 km au nord-est de Quetzaltenango.
- En
pick-up - Lorsque les bus terminent leur service, des pick-up
stationnés aux abords des marchés et des gares routières
prennent parfois le relais pour assurer le transport des retardataires.
Mêmes tarifs que les bus.
Comment
circuler
Exception faite de la gare routière, tout se trouve dans un rayon
de 500 m autour du Parque Centroamérica. Si vous logez dans le
centre, vous n'aurez donc pas besoin d'utiliser les transports en commun.
- En
bus - Les bus municipaux « Santa Fé » sillonnent
la ville. Il n'est pas aisé de repérer les arrêts
de bus ni les destinations, mais les habitants vous aideront. Les nº2
et 6 relient le terminal Minerva au Parque Centroamérica.
- En
taxi - Les véhicules sont stationnés sur le Parque
Centroamérica, devant la cathédrale et devant le Banco
de Occidente. Taxis Catedral Quetzaltenango,
7761-8472. Taxis Unión,
7761-4747.
- Location
de voitures - Tabarini.
(Adr.: 9ª calle 9-21, zone 1 / Tel.: 7763-0418) *Attention,
l'existence de ces établissements n'a pas été vérifiée
depuis 1998.
- Location
de vélos - Adressez-vous à l'agence de voyages
Xela sin Límites.
(Adr.: 12ª av. C-35, zone 1 / Tel.: 7763-0692) *Attention,
l'existence de ces établissements n'a pas été vérifiée
depuis 1998.
Adresses
utiles
- Office
de tourisme - INGUAT
(Adr.: 7ª
calle 11-35, zone 1, à l'angle sud-ouest du Parque Centroamérica.
8h-12h/13h-16h30, fermé le samedi après-midi et le dimanche
/ Tel.: 7761-4931). Nombreuses informations touristiques affichées
à l'entrée su Salon Tecún et dans les écoles
de langues. Renseignements en français à la Casa
Iximulew (Adr.:
angle 15ª av. & 5ª calle, zone 1, siège de l'institut
de langues INEPAS).
- Banque
/ Change - La plupart des banques, concentrées autour
du Parque Centroamérica, observent les mêmes horaires d'ouverture:
9h-18h, sauf le samedi après-midi et le dimanche.
- Banco
de Occidente, 4ª calle 11-38, zone 1, 7761-2861.
Change les chèques de voyage Thomas Cook.
- Banco
Industrial, angle 11ª av. & 5ª calle,
Palacio Municipal, zone 1, 7761-6383. Distributeur automatique pour
cartes Visa.
- Banco
del Café, 12ª av. 5-50, zone 1, 7761-8071.
- Poste
/ Téléphone
- La
poste, se trouve juste en face de TELGUA,
angle 4ª calle & 15ª av., zone 1, 7761-7608 (appels
téléphoniques et envois de fax au 1er étage).
D'autres sociétés proposent des services identiques
ainsi que l'accès Internet pour des tarifs avantageux. Maya
Communications, Parque Centroaméricas, zone
1, au 1er étage du Salon Tecún. 9h-19h. C@fé.net,
14ª av. 4-52, zone 1, 7761-2717. *Attention, l'existence
de ces deux derniers établissements n'a pas été
vérifiée depuis 1998.
- Santé
- Pas de Policía de Turismo à Quetzaltenango, mais l'INGUAT
fournit des informations de dernière minute sur les endroits
à éviter pour raisons de sécurité.
- Hospital
Regional de Occidente San Juan de Dios (Tel.: 7763-5154).
- Écoles
de langues - Les instituts de langues de Quetzaltenango jouissent
d'une bonne réputation. La liste des écoles est disponible
auprès de l'INGUAT.
- INEPAS
- Dirigé par un couple franco-guatémaltèque.
(Adr.: angle 15ª av. & 5ª calle, zone 1 / Tel.: 7765-1308)
*Attention,
l'existence de ces établissements n'a pas été
vérifiée depuis 1998.
- Proyecto
Lingüístico Quetzalteco de Español
(Adr.: 5ª calle 2-40, zone 1 / Tel.: 7763-1061) *Attention,
l'existence de ces établissements n'a pas été
vérifiée depuis 1998.
- Utatlán
(Adr.: 12ª av. 4-32, Pasaje Enriquez, zone 1 / Tel.: 7763-0446)
*Attention,
l'existence de ces établissements n'a pas été
vérifiée depuis 1998.
- Kuinik
Ta'ik Language School - Cours de langues Quiché.
(Adr.: Hotel Ixchel à Momostenango) *Attention, l'existence
de ces établissements n'a pas été vérifiée
depuis 1997.
- Teklib'al
Maya Cultural School - Cours sur la culture et le
calendrier maya. (Adr.: à Momostenango, 2ª calle ou
calle Morazán, à 300 m à l'est de l'Hotel Paclom)
*Attention, l'existence de ces établissements n'a
pas été vérifiée depuis 1997.
- Écoles
de tissage
- Escuela
de Tejer - Apprendre à tisser sous la houlette
de grands maîtres, issus de diverses coopératives.
Hébergement en famille offert en surplus (appelez Bethania
à Guatemala Ciudad 2361-2470) (Prix: env. 50$US semaine pour
2h de cours par jour / Adr.: Casa Argentina, Diagonal 12, 8-37,
Zona 1) *Attention, l'existence de ces établissements
n'a pas été vérifiée depuis 1997.
- Laveries
- Lavandería
Minimax - 7h30-19h30, fermée le dimanche.
(Adr.: 14ª av. C-47, à droite du Teatro Nacional) *Attention,
l'existence de ces établissements n'a pas été
vérifiée depuis 1998.
- Volontariat
- Xela compte plusieurs organismes sociaux actifs auprès des
Maya Quiché et qui recrutent des bénévoles. S'informer
aussi auprès des écoles de langues.
- Asociación
Hogar Nuevos Horizontes - S'occupe de femmes et
d'enfants dans le besoin. (Adr.: 13ª av. 8-34, Zona 1 / Tel.:
7761-2608) *Attention,
l'existence de ces établissements n'a pas été
vérifiée depuis 1997.
- Hogar
de Esperanza - Travaille avec les enfants des rues.
(Adr.: Diagonal 11 7-38, Zona 1) *Attention,
l'existence de ces établissements n'a pas été
vérifiée depuis 1997.
- Agence
ADIFAM - S'attache à
l'éducation des enfants quiché de 46 communautés
à Momostenango. (Adr.: Hotel Ixchel à Momostenango
/ Tel.: 7736-5036) *Attention, l'existence de ces établissements
n'a pas été vérifiée depuis 1997.
- UNICEF
(Adr.: Momostenango) *Attention, l'existence de ces
établissements n'a pas été vérifiée
depuis 1997.
Où
loger
Quetzaltenango offre un grand choix d'hébergement: beaucoup de
petites pensions dans le centre-ville (plus ou moins recommendables),
de bons hôtels, mais également des formules de logement chez
l'habitant par l'intermédiaire des écoles de langues ainsi
que des locations d'appartements (se renseigner auprès de l'INEPAS,
voir ci-dessus).
- À
Quetzaltenango
Empresa
Hotelera Andina S.A.
- 30 ch. Parking, eau chaude. (Prix: Simple 50Q, Double 80Q, Triple
110Q, Lit suppl 30Q / Adr.: 8ª av. 6-07, Zona 1 / Tel.: 7761-4012)
- Hotel
Casa Don Diego - 11 ch. Eau chaude. (Prix: Simple
50Q, Double 90Q, Triple 120Q / Adr.: 7ª calle 15-20, Zona
1 / Tel.: 7761-6497)
- Hotel
Villa Garibaldi - 18 ch. Parking. (Prix: Simple
50Q et 80Q, Double 90Q et 140Q / Adr.: Diagonal 2 27-80, Zona
3 / Tel.: 7761-4012)
- Pensión
Altense - 18 ch. Parking, eau chaude. (Prix: Simple
50Q et 100Q, Double 90Q et 150Q, Triple 175Q / Adr.: 9ª calle
8-48, Zona 1 / Tel.: 7761-2811)
- Casa
Kaehler - 7 ch. Transats, petite cour, modeste
mais grand, accueil très chaleureux, eau chaude. (Prix:
Simple 8$US et 12$US, Double 12$US et 16$US, Triple 16$US, Lit
suppl 4$US et 5$US / Adr.: 13ª av. 3-33, Zona 1 / Tel.: 7761-2091)
- Hotel
Canadá - 20 ch. Parking, restaurant, eau
chaude. (Prix: Simple 70Q, Double 100Q, Triple 120Q, Lit suppl
20Q / Adr.: 14ª calle 15-39, Zona 3 / Tel.: 7761-4045)
- Hotel
El Camino - 9 ch. Parking, eau chaude. (Prix:
Simple 70Q, Double 120Q, Triple 170Q, Lit suppl 50Q / Adr.: 4ª
calle 0-62, Zona 3 / Tel.: 7763-5614)
- Hotel
6
- 24 ch. Parking, restaurant, eau chaude. (Prix: Simple 75Q, Double
110Q / Adr.: 7ª calle 12-23, Zona 3 / Tel.: 7767-0129)
- Hotel
y Restaurante Don Milson Antonio - 15 ch. Parking,
restaurant, eau chaude. (Prix: Simple 75Q, Double 125Q / Adr.:
14ª av. "A" 8-84 Interior, Zona 3 / Tel.: 7767-0108)
- Hamilton
Inn - 6 ch. Parking, restaurant, eau chaude. (Prix:
Simple 80Q et 95Q, Double 135Q et 165Q, Triple 235Q / Adr.: 1ª
calle 16-58, Zona 1 / Tel.: 7765-3120)
- Hotel
Bello Amanecer - 29 ch. Parking, eau chaude. (Prix:
Simple 90Q, Double 160Q / Adr.: 9ª calle 29-14, Zona 7 /
Tel.: 7767-2228, 7776-7638, 7767-6510)
- De
100Q à 200Q
- Hotel
Río Dulce - 21 ch. Parking, eau chaude.
(Prix: Simple 100Q, Double 140Q / Adr.: 0ª calle 0-26,
Zona 7 / Tel.: 7763-0600)
- Hotel
y Restaurante Holywood - 11 ch. Parking, eau
chaude. (Prix: Simple 100Q, Double 150Q, Triple 200Q, Lit suppl
50Q / Adr.: 4ª calle 14-26, Zona 1 / Tel.: 7761-3219)
- Hotel
Posada de Don Pedro - 9 ch. Parking, eau chaude.
(Prix: Simple 100Q, Double 180Q, Lit suppl 80Q / Adr.: angle
4ª calle & 14ª av., Zona 3 / Tel.: 7761-3020,
7761-3022)
- Hotel
Kiktem Ja - 20 ch. Beau bâtiment, cour
centrale, qualité, sombre, cheminée, bruyant parfois,
parking, eau chaude. (Prix: Simple 15$US, Double 20$US, Triple
25$US, Lit suppl 5$US / Adr.: 13ª av. 7-18, Zona 1 / Tel.:
7761-4304)
- Hotel
Naj Cun - 17 ch. Parking, eau chaude. (Prix:
Simple 15$US, Double 22$US, Triple 30$US, Lit suppl 7$US / Adr.:
Diagonal 3 26-20, Zona 3 / Tel.: 7763-5292)
- Hotel
Casa Real - 22 ch. Parking, restaurant, eau
chaude. (Prix: Simple 125Q, Double 200Q, Triple 275Q, Lit suppl
75Q / Adr.: Calle Rodolfo Robles 15-44, Zona 3 / Tel.: 7765-4300)
- Hotel
Los Olivos - 26 ch. Parking, restaurant, eau
chaude. (Prix: Simple 130Q, Double 170Q, Triple 200Q, Lit suppl
30Q / Adr.: 13ª av. 3-32, Zona 1 / Tel.: 7765-3469, 7761-0215)
- Hotel
Canadá - 11 ch. Eau chaude. (Prix: Simple
18$US, Double 22$US, Triple 26$US / Adr.: 13ª av. 9-17,
Zona 3 / Tel.: 7767-0201)
- Hotel
Panorama - 16 ch. Parking, eau chaude. (Prix:
Simple 150Q, Double 200Q, Triple 250Q, Lit suppl 50Q / Adr.:
Calle A 20-40, Zona 3 / Tel.: 7761-6063, 7761-6075, 7763-1646)
- Hotel
El Centro - 17 ch. Parking, eau chaude. (Prix:
Simple 20$US, Double 24$US, Triple 28$US, Lit suppl 4$US / Adr.:
10ª calle 11-69, Zona 1 / Tel.: 7763-1357)
- Hotel
Casa Florencia - 9 ch. Efforts pour rendre l'hôtel
attrayant mais montre des signes de fatigue, parking, eau chaude.
(Prix: Simple 20$US, Double 25$US, Triple 30$US, Lit suppl 5$US
/ Adr.: 12ª av. 3-61, Zona 1 / Tel.: 7761-2326, 7761-3232,
7761-7682)
- Hotel
La Posada de Don Roberth - 26 ch. Parking, eau
chaude. (Prix: Simple 20$US, Double 25$US, Triple 30$US / Adr.:
14ª av. 8-37, Zona 3 / Tel.: 7767-4617, 7767-4836)
- Hotel
Las Américas - 13 ch. Parking, eau chaude.
(Prix: Simple 20$US, Double 35$US, Lit suppl 10$US / Adr.: Avenida
Las Americas 5-96 "A", Zona 9 / Tel.: 7767-6522)
- Hotel
Cuesta Real - 46 ch. Parking, restaurant, eau
chaude. (Prix: Simple 180Q, Double 240Q, Triple 300Q, Lit suppl
60Q / Adr.: 4ª calle 0-28, Zona 3 / Tel.: 7761-9783, 7761-9784)
- Hotel
Villa Esmeralda - 48 ch. Parking, restaurant,
eau chaude. (Prix: Simple 24$US, Double 30$US, Triple 36$US
/ Adr.: 7ª av. 16-63, Zona 5 / Tel.: 7761-2817, 7763-0502)
- Plus
de 200Q
- Hotel
del Campo - 89 ch. Moderne, sans grand attrait,
confortable, appartements, vaut mieux disposer d'un véhicule,
Piscine, parking, restaurant, eau chaude. (Prix: Simple 30$US,
Double 38$US, Triple 46$US, Lit suppl 8$US / Adr.: KM 224, Zona
5 Carretera a Cantel / Tel.: 7761-8082, 7763-1663, 7763-1665
/ Site Web: www.hoteldelcampo.com)
- Hotel
Pocholos - 16 ch. Restaurant, eau chaude. (Prix:
Simple 30$US, Double 38$US, Triple 48$US, Lit suppl 10$US /
Adr.: KM 196 Carretera Interamericana / Tel.: 7763-0526)
- Anexo
Hotel Modelo - 9 ch. Petit établissement,
meilleur rapport qualité-prix, confortable, propre, eau
chaude. (Prix: Simple 35$US, Double 40$US, Triple 45$US / Adr.:
14ª av. "A" 3-22, Zona 1 / Tel.: 7761-2606, 7761-2529,
7763-0216)
- Hotel
Villa Real Plaza - 59 ch. Bel hôtel mais
perd son lustre d'antan, choix de bruyant ou sombre, un peu
cher, parking, restaurant, eau chaude. (Prix: Simple 35$US à
60$US, Double 40$US à 60$US, Triple 40$US à 60$US,
Lit suppl 5$US / Adr.: 4ª calle 12-22, Zona 1 / Tel.: 7761-6036,
7761-6180, 7761-6270, 7761-4045)
- La
Posada de Santa Ana - 12 ch. Eau chaude. (Prix:
Simple 36$US, Double 42$US, Triple 48$US / Adr.: 11ª calle
19-97, Zona 1 / Tel.: 7765-1158)
- Hotel
S & J Bella Luna - 59 ch. Parking, restaurant,
eau chaude. (Prix: Simple 40$US et 45$US, Double 45$US et 50$US,
Triple 50$US / Adr.: Carretera Interamericana KM 196.5 / Tel.:
7761-0221, 7761-0238)
- Casa
Mañen - 9 ch. Ouverture récente,
lieu avec âme, bien meublé, confort, suite, cheminée,
intime et accueillant, eau chaude. (Prix: Simple 40$US à
75$US, Double 45$US à 85$US, Lit suppl 10$US / Adr.:
9ª av. 4-11, Zona 1 / Tel.: 7765-0786 / Site Web: www.comeseeit.com)
- Hotel
Modelo - 22 ch. Fondé en 1892, ambiance
coloniale un peu désuète, cheminée, importante
clientèle d'hommes d'affaires, parking, restaurant, eau
chaude. (Prix: Simple 50$US, Double 55$US, Triple 60$US, Lit
suppl 8$US / Adr.: 14ª av. "A" 2-31, Zona 1 /
Tel.: 7765-1266, 7763-0216)
- Hotel
Pensión Bonifaz - 72 ch. Le plus illustre
en ville, élégance coloniale, ch. décevantes
pour le prix, jacuzzi, belle vue, piscine, parking, restaurant,
eau chaude. (Prix: Simple 58$US à 100$US, Double 70$US
à 100$US, Triple 75$US et 82$US, Lit suppl 12$US / Adr.:
4ª calle 10-50, Zona 1 / Tel.: 7761-2959, 7761-4241, 7761-2279,
7761-2182)
- Prix
non vérifié...
- Hotel
Casa Central del Viajero (Tel.: 7761-4594, 7763-0743)
- Hotel
Clariss (Tel.: 7761-8172, 7763-1407)
- Hotel
de Antigua (Tel.: 7765-0881)
- Hotel
Gran Americano (Tel.: 7761-8219)
- Hotel
Heilindul (Tel.: 7761-3997)
- À
Fuentes Georginas
- Turicentro
Las Georginas - 9 ch. Cadre agréable,
confort moyen, nuit humides et froides, cheminée, rempli
le week-end, piscine, restaurant, eau chaude. (Prix: environ
80Q / Adr.: Zunil / Tel.: aucun.) *Attention,
l'existence de ces établissements n'a pas été
vérifiée depuis 1998.
- À
Totonicapán
- Hospedaje
San Miguel - Hôtel correct, bon rapport
qualité-prix, ch. triples spacieuses, eau chaude. (Prix:
Simple env. 7$US, Double env. 12$US / Adr.: 3ª calle 7-49,
Zona 1, en entrant dans la ville à un cuadra avant le
Parque / Tel.: 7766-1452) *Attention,
l'existence de ces établissements n'a pas été
vérifiée depuis 1997.
- À
Momostenago
- Hotel
Ixchel - 8 ch. (Prix: env. 4 à 6$US /
Adr.: 1ª calle 4-15, Zona 1, à 150 m à l'ouest
de l'Hotel Paclom dans la même rue de l'autre côté
de la rivière) *Attention, l'existence de ces établissements
n'a pas été vérifiée depuis 1997.
Où
se restaurer
Plats à emporter sur le marché à proximité
du Parque Centroamérica et aux alentours du Parque Benito Juárez.
- Cabaña
Utzil (Tel.:
7761-1257)
- La
Casa del Prado (Tel.: 7763-2292)
- Café
Los Balcones (Tel.: 7761-4847)
- Pollo
Campero - Poulet pané, hamburger, petits déjeuner
à prix modique. (Adr.: 5ª calle, à deux pas à
l'est du Parque / Tel.: 7765-5247)
- Restaurante
y Pizzería Cardinali - Italien, néons,
salle ordinaire mais ambiance animée, accueil chaleureux, cuisine
correcte, portions généreuses. (Adr.: 14ª av. 3-41,
Zona 1 / Tel.: 7761-0922)
- Churrasco
La Rueda (Tel.: 7761-4358)
- Giuseppe's
Pizza (Tel.: 7761-2521)
- Shai
Long (Tel.: 7767-4396)
- Steak
House La Villa (Tel.: 7761-6426)
- Woon
Kooc (Tel.: 7767-6029)
- Restaurante
y Parrillada Hacienda Real Angus (Tel.: 7765-4336)
Où
sortir, où boire un verre
- Bars
/ Concerts - Quelques restaurants mentionnés ci-haut
sont de bons endroits pour prendre un verre.
- Los
Chocoyos - Bar en plein air, soirées-barbecue,
concerts (Adr.: 7ª calle 15-20, Zona 1 à gauche du Blue
Ángel Video Café) *Attention,
l'existence de ces établissements n'a pas été
vérifiée depuis 1998.
- Casa
Verde - Activités culturelles: concerts,
théâtre, lecture de poésie (Adr.: 12ª av.
1-40, Zona 1 / Tel.: 7763-0271) *Attention,
l'existence de ces établissements n'a pas été
vérifiée depuis 1998.
Loisirs
- Excursions
- Thierry
Roquet, le directeur français de l'INEPAS
(voir « Écoles de langues »), organise des expéditions
sur les volcans et des excursions dans la région de Quetzaltenango.
Un atout indéniable: il parle français!
- L'agence
Viages SAB propose
également des excursions dans la région. (Adr.: 1ª
calle 12-35, Zona 1 / Tel.: 7761-6402) *Attention,
l'existence de ces établissements n'a pas été
vérifiée depuis 1998.
- Les
patrons de la Casa Kaehler proposent
également des visites guidées (Voir section «
Où se loger »).
- Théâtre
- Renseignez-vous directement auprès du Teatro
Municipal (Adr.: 1ª calle entre 14ª av. "A"
et 14ª av., Zona 1) pour connaître la programmation.
- Cinémas
- Cinema
Paraíso - Vidéos en anglais ou en
espagnol. (Adr.: 14ª av. "A" 1-04, Zona 1) *Attention,
l'existence de ces établissements n'a pas été
vérifiée depuis 1998.
- Blue
Ángel Video Café (Adr.: 7ª calle
15-22, Zona 1) *Attention, l'existence de ces établissements
n'a pas été vérifiée depuis 1998.
- Alliance
Française - Projection de films français
le jeudi. (Adr.: 15ª av. 3-64, Zona 1) *Attention, l'existence
de ces établissements n'a pas été vérifiée
depuis 1998.
- Séances
annoncées dans les écoles de langues et au Salon Tecún.
Achats
- Artisanat
- Quetzaltenango n'offre pas un grand choix d'artisanat contrairement
aux villages alentour. Profitez de vos excursions pour faire vos achats
de textiles à la coopérative de Zunil ou sur le marché
de San Francisco El Alto. La localité de Momostenango est le
centre de fabrication des belles couvertures de laine colorées
que vous verrez dans tout le pays.
- Librairies
- Frida
Kahlo - Livres en espagnol et en anglais. (Adr.:
15ª av. 5-31, Zona 1, dans le même bâtiment que
le Diego Rivera Café) *Attention, l'existence de ces
établissements n'a pas été vérifiée
depuis 1998.
- Vrisa
- Nombreux ouvrages d'occasion en anglais. (Adr.: à gauche
de l'Alliance Française) *Attention, l'existence de ces
établissements n'a pas été vérifiée
depuis 1998.
*Sources:
Instituto guatemalteco de turismo INGUAT
&
G uide NEOS Nord-Est-Ouest-Sud
Guatemala Belize
Editions du Voyage
1999
&
Monde Maya
Mexique Guatemala Belize Honduras El Salvador
Guides Gallimard
1998
&
Lonely Planet
Guatemala et Belize
Lonely Planet Publications
1998
&
Guatemala et monde maya
La Manufacture
2001
&
Le Guatemala , le pays des mille et une couleur
Les guides Peuples du monde
Éditions de l'Ardet
1998
&
Guía de Hoteles 2004, INGUAT
&
Viaje a Guatemala con Prensa Libre
Guía turística por departamentos
Publicaciones de Sanzar, S.A.
2004
Copyright
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