Baile de los Mazates
(Danse des Mazates)
Les Mazates
Dans la vallée de Salamá, on a conservé une tradition
très pittoresque et à la fois très propre, puisque c'est
seulement ici qu'elle se déroule. La danse est née avec l'apparition
d'une croix sur le Cerro de la Cruz (au sud de
la ville de Salamá). À partir de la première messe sur
cette colline, on l'a appelé Cerro de la Santa Cruz, avant
on l'appelait Cerro Juan de la Cruz.
Le 2 et 3 mai
Cette danse est formée par 5 à 10 hommes travailleurs
de la campagne, qui le 2 mai de chaque année montent
à la colline, où ils prient des heures dans
la nuit, en demandant par laquelle qu'il y ait de la pluie abondante,
pour obtenir de bonnes récoltes. Cette danse comme d'autres a une influence
religieuse ce pourquoi on déduit qu'elle est apparue après la
conquête.
Le
costume qu'ils utilisent est rustique, chapeau de palmier,
sandales de cuir, masques grotesques de couleur noire, ils sont enveloppés
de chamarras (drap chaud) pour former le pantalon en donnant forme
de pantalon Gaucho. Veston vieux et décontracté. Ils portent
une longue brindille dans l'extrémité supérieure duquel
apparaissent des animaux disséqués, bien amarrés, comme
lapins, écureuils, lynx.
L'activité des mazates commence le 2 mai, quand ils montent à la colline pour veiller à la sainte croix. Chaque présentation est composée d'un moment de danse dans laquelle ils se déplacent en cercles en faisant des plaisanteries à leurs compagnons et ceux aux alentours, pour se consacrer ensuite à un moment de prière. Cette prière se caractérise pour porter un rosaire géant élaboré avec des pépites de guapinol avec lequel ils effectuent leurs litanies. Cette partie de la prière est égrillarde et se moquent de différentes personnalités de la localité ou de quelqu'un qui est trouvé dans le public.
Pour danser, ils forment un cercle et ils s'embrassent à la brindille comme si celle-ci était la compagne de la danse, ils le font au son du tún et du tambour. Avec la musique monotone du tún..tún..tún.. agissent en extériorisant leur état d'esprit.
Ensuite ils le font au son du tambour et en sonnant leurs chinchines pour quelques seconds pour dire : Ju…Juuu…mázate allez..couvre-toi le derrière parce qu'on le voit. Ils s'appuient ensuite sur leurs brindilles ils tournent en cercle et répètent le refrain Ju…Juuu…mázate allez... Les fusées pyrotechniques sont allumées quand on danse avec le tambour (en sautant) chacun fait sa plaisanterie (le vieux Mam mázate danse avec la vieille).
Pendant la nuit ils dansent et prient plusieurs fois. À l'aube du jour 3, ils continuent en dansant et au milieu de l'avant-midi ils descendent de la colline pour aller faire des présentations dans les maisons de personnes qui les ont invités. Finalement ils dansent face à l'église paroissiale de San Mateo.
À Salamá il existe plusieurs groupes ou confréries de mazates. Certaines existent depuis déjà de nombreuses années et d'autres se sont récemment formés. Chaque groupe se réunit avec l'anticipation du 3 mai pour les préparatifs et les essais. Après le Grand jour, ils vont uniquement monter le Cerro de la Cruz pour le jour de l'Asunción del señor. Ensuite les groupes se désagrègent pour se réunir à nouveau l'année prochaine.
Le 3 mai, Jour de la Santa Cruz, ils descendent de la colline et dansent où se trouvent les chapelle de la Santa Cruz, ils prient la litanie majeure des mazates, seulement pour la Santa Cruz en suffrage des mazates qui sont déjà morts et ceux qui devront mourir un certain jour.
Cette danse se caractérise par son caractère grotesque. Dans la danse, tous les compères sont des hommes, comme dans toutes les danses mayas. On d'eux s'habille en femme. Ils vont vêtus, dans sa manière originale, avec des sacs de lanilla, vêtement mis à l'envers et comme pantalon portent une chamarra de laine (drap chaud). Chacun d'eux porte une longue brindille dans laquelle ils amarraient une peau d'animal remplie pour lui donner un aspect naturel. Cet animal était presque toujours une moufette, un lapin, un écureuil ou un renard gris. Ils portent la face couverte par un masque de bois taillé grotesquement et dans lequel prédominent les couleurs noir, blanc et rouge. Presque à tous ces masques leur ont placé des moustaches ou des barbes de cheveux de colle de cheval ou de bête.
Dans le groupe on établit une hiérarchie, dirigée par un chef qu'ils appellent Man ou Mam. Les noms des autres participants sont pris du langage populaire et on pourrait presque dire qu'ils correspondent à des surnoms connus. Entre ces noms nous pouvons mentionner les suivants : Blas Lago, Tiburcio Chupamangos, Andrés Levantalajas, Bruno Aguacate, Lucio Raicero, Tereso Saca moscas, Lucio Tirabuzón, Nacho Tepocate, Mario Tepocate, Exmo Suin Guapinol, Plácido Cuxún, Marcelino La borrachera, Oscarín prontito, et la seule femme caractérisée s'appelle Chisca (aussi Elsa Violeta Marina Esperanza de Man).
Entre les prières qu'ils font au Jour de la Santa Cruz, ajoutent des mots burlesques que les spectateurs trouvent rigolos :
* Lisez d'abord les 2 colonnes et ensuite changez de lignes| En
espagnol |
En
français |
|||
| Santa María del Cordero | Plano | Sainte Marie de l'Agneau |
Plan | |
| Santa Tecladora | Del dolor | Sainte Clavier | De la douleur | |
| Mater que adivina | La verdad | Tuer celui qui devine | La vérité | |
| Mater de la bilis | Que se mueren los biliosos | Tuer de la bile | Qui se meurent les bileuses | |
| Mater salvoconducto | Del recto | Tuer laissez-passer | Du droit | |
| Vaso con espíritu | Día treinta y cinco | Verre avec esprit | Jour trente-cinq | |
| Vaso lleno de refresco | Fuerte | Verre plein de rafraîchissement | Fort | |
| Vaso de energía | Pongo quince | Verre d'énergie | Je mets quinze | |
| Rosa de mastica | Chapupo | Rose de mastique | Chapupo | |
| Estrella del medio día | Para almorzar | Étoile du midi | Pour le repas du midi | |
| Regino pata de toro | Engarabatada | Regino patte de taureau | Engarabatada | |
| Cordero que no pone la | (...?) | Agneau qu'il ne met pas le | (... ?) | |
| Pata de toro en el monte | Si no en la que no es de él | Patte de taureau dans la montagne | Si non en celle qui n'est pas cienne | |
| Cordero que no se deja ordeñar | Si no por tu abuela | Agneau qui ne se laisse pas traire | Sinon par ta grand-mère | |
| Cordero que no se deja agarrar | Si no por el mázate mam. | Agneau qui ne se laisse pas saisir |
Sinon par le mazate mam. | |
| A M E N. | A M E N. | |||
Après avoir conclu cette litanie ils commencent ce qui suit :
| En
espagnol |
En
français |
|
| Alabemos todos | Faisons l'éloge de tous | |
| A la santa cruz | À la sainte croix | |
| Que en ella expiró Jesús | Qui en elle a expiré Jésus | |
| Mi dulce Jesús. | Mon doux Jésus. | |
| Vaso de elección | Verre de choix | |
| Mil veces sagrada | Mille fois sacré | |
| Que te hizo divina | Qui t'a rendu divin | |
| Del pueblo católico. | Du peuple catholique. | |
| Del eterno padre | De l'éternel père | |
| Fuiste escogido | Tu as été choisi | |
| Para el sacrificio | Pour le sacrifice | |
| Para el sacrificio. | Pour le sacrifice. | |
| Árbol escogido | Arbre choisi | |
| Del Dios destinado | Du Dieu destiné | |
| La más advertida | Le plus remarqué | |
| De su hijo bién amado. | De votre fils bien aimé. | |
| La herencia paterna | L'héritage paternel | |
| Ya estaba perdida | Était déjà perdue | |
| Pero en tu cruz Santa | Mais dans ta croix Sainte | |
| Nos fue restituida. | Nous a été restitué. | |
| Bajo un árbol fue | Sous un arbre il a été | |
| El hombre engañado | L'homme trompé | |
| Y en otro por Cristo | Et dans un autre par le Christ | |
| Fue crucificado. | Il a été crucifié. | |
| Oh reclinatorio | Oh Prie-Dieu | |
| Oh duro descanso | Oh dur repos | |
| Que en ti encontró | Qui en toi a trouvé | |
| El cordero manso. | L'agneau apprivoisé. | |
| Con tres duros clavos | Avec trois clous durs | |
| Tres horas pendientes | Trois heures en suspens | |
| Estuvo de ti | Il a été de toi | |
| El Dios inocente. | Le Dieu innocent. | |
| Oh, cama dichosa | Oh, lit heureux | |
| De la eterna suerte | De l'éternelle chance | |
| Pues en ti Dios duerme | Donc en toi Dieu dort | |
| El sueño de la muerte. | Le rêve du décès. | |
| Cedro sois de líbano | Cèdre vous êtes du Liban | |
| El más elevado | Le plus important | |
| Donde se lavaron | Où ont été lavés | |
| Todos los pescados. | Tous les poissons. |
Les chanteurs continuent, mais à la fin ils poursuivent avec des paroles qui leur plaisent, ils commencent avec des personnes qui leur sont connues :
| En
espagnol |
En
français |
|
| - Alabemos todos a don Juan Vitalino para que el otro año nos dé bastante vino. | - Faisons tous l'éloge à don Juan Vitalino pour que l'autre année nous donne assez de vin. |
|
| - Alabemos todos a la nía Paulita para que el otro año nos dé a Pedrina. | - Faisons tous l'éloge à la nía Paulita pour que l'autre année nous donne à Pedrina. |
|
| - Alabemos todos al Señor Cupito para que el otro año se ponga más bolito. | - Faisons tous l'éloge au Señor Cupito pour que l'autre année soit mise bolito. |
|
| - Alabemos todos a la nía Meches para que el otro año nos dé más atol con leche. | - Faisons tous l'éloge à la nía Meches pour que l'autre année nous donne davantage d'atol avec lait. |
|
| - Alabemos todos a la Neca para que el otro año ella sea mi muñeca. | - Faisons tous l'éloge à la Neca pour que l'autre année elle soit ma poupée. |
|
| - Alabemos todos al señor Guayo para que el otro año no le molesten los callos. | - Faisons tous l'éloge au señor Guayo pour que l'autre année ne leur tracassent pas les calus. |
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| - Alabemos todos al señor Epifanio para que el otro año nos toque el piano. | - Faisons tous l'éloge au señor Epifanio pour que l'autre année il nous joue du piano. |
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| - Alabemos todos a la Chita para que el otro año se ponga más negrita. | - Faisons tous l'éloge à Chita pour que l'autre année elle paraisse plus noire. |
|
- Alabemos todos a nía Chefa Guzmán para que el otro año no se quede en el zaguán. |
- Faisons tous l'éloge à nía Chefa Guzmán pour que l'autre année ne demeure pas coincée dans le vestibule. |
Autre court exemple, la litanie dit plus ou moins ceci :
Nous dansons maintenant et meilleur serait nous coucher mais de toute façon ces litanies nous les laissons.
Adorons tous don Salvador pour que l'autre année nous donne davantage de liqueur.
Adorons tous don Raulito pour que l'autre année nous amène à son mazatio.
Quand le Mam meurt, le mázate le plus grand lit le testament et ordonne de le donner à ses frères.
Testament des Mazates
En terminant ces chansons ils vont ensuite manger, ils continuent à
danser et lorsque les atteint une mitrailleuse, ils simulent une fusillade
et meurt le plus grand des mazates, appelé Man ou Mam,
qui veut dire vieux. Ils enterrent le Man et lisent le testament :
À Blas Lago lui revient une maison de deux étages, le premier est effondré, il reste seulement l'armature du deuxième. Il lui revient aussi un âne horloger qui crie à chaque heure, un coq quish qui n'a pas de plumes et une truie qui allaite, plus un terrain de deux pouces carrés pour qu'il puisse manger ainsi que ses petits animaux.
Tiburcio Chupa Mangos, lui revient la Propriété du Coyolar, le bord et un camion neuf qui ne marche déjà plus avec lui.
Elsa Violeta Marina de Man, lui revient une maison de dix étages où vivent les chauve-souris avec lumière de acote par tous les côtés et un rayon qui ne fonctionne pas et un avion de neuf moteurs qui à peine vole d'une demi-brindille de haut.
Bruno Aguacate, lui revient étant tellement musicien, la marimba recuache avec toute la batterie. Un terrain qui se nomme el silencio pour se reposer quand il ne mange pas.
Julio Raicero, lui revient la mouture. Un terrain avec de nombreux bâtons de chichicaste et fours avec des thons à gros oeil verts. Un chunto qui aime piquer les gens et une charette de boeufs sans roue.
Tereso Saca Moscas, lui revient étant tellement lettrée, la machine à écrire, que fonctionne avec lumière d'ocote (bois), une table de sept pattes, une chaise de cinq pattes, trois tonneaux d'encre, cent plumes de moineau pour écrire avec les pieds.
Juicio Tirabuzón. Étant bon agriculteur lui revient la propriété el Zarzal, la terre verte et un attelage de fiancés avec charrue de bois, une houe sans oeil, sept grains de maïs et cinq grains de haricot.
À la fin du testament on dit : "Donné au Siège de
Mazatelandia, le 3 mai."
Cette relation continue au cours du jour.
*** Ce recueil sur la Danse des Mazates peut être différent, parce que chaque année changent les plaisanteries des personnages qu'ils représentent ou auxquels ils chantent. Parce qu'ils ont une coquetterie énorme et un sens de l'humour très grand pour improviser. ***
Instruments musicaux qu'ils utilisent
Dans la danse on fait accompagner le rythme de deux instruments : le
tambour et le tún. Le tún est fait de n'importe quel bois
et on lui fait des trous avec cire et durant les danses, on joue un moment
du tún et ensuite du tambour. Les masques sont faits de pito et de
voladora, qui sont des bois adéquats pour les faire.
Origines, Histoire et Mythologie
Perdu dans la brume du temps, presque personne ne se souvient
des origines de cette danse. On sait seulement que le nom provient du mot
mazati, qui est d'origine nahuatl et qu'il veut dire cerf. On se
réfère peut-être au fait que la danse elle-même
est une parodie d'une scène de chasse. Mais ça
ne ressemble pas à aucune autre danse du secteur Rabinal
et San Miguel Chicaj, qui font référence
à une chasse aux cerfs.
Les Mazates sont peut-être un leg des anciens peuples pipiles qui ont temporairement habité la vallée ou bien peut des tiaxcaltèques venus avec les Espagnols pour la conquête, parce qu'on a des preuves que certains d'eux ont reçu des terres pour habiter dans la région sud-est de la vallée.
La réalité, comme j'ai déjà dit, est perdue dans les brumes du temps. Mais les Salamatèques nous nous sentons toujours fiers de disposer de quelque chose bien à nous. Tellement à nous comme le Cerro de la Cruz lui-même, le quitandé ravissant et notre église coloniale.
Cette colline, située au sud de la ville de Salamá, dominante et imposante, a été, est et sera fierté de tout salamatèque. Il a été considéré, depuis très longtemps, sacré. Le point de contact avec la divinité, qu'importe son importance.
Une des principales preuves que cette colline était sacrée est le fait qu'on n'ait pas trouvé de restes humains dans ses flancs, bien que dans toute la vallée et ses alentours il y ait des restes de différentes époques de l'histoire maya.
D'autres preuves, et très fortes, sont le fait qu'elle ait servi de cadre pour des légendes innombrables, lesquelles se sont rapportées de génération en génération, et on les a cru tant à l'époque précolombienne, comme à l'époque coloniale.
Chaque 3 mai, Jour de la Santa Cruz, la colline s'habille de festivité. C'est le jour pour faire des prières par lesquelles la pluie rend propice une bonne récolte durant la nouvelle année.
Actes ancestraux se mélangent avec rites catholiques pour forger une nouvelle tradition. La fête du Jour de la Cruz coïncide avec les dates où les anciens peuples montaient à ses collines sacrées et demandaient à Chac, dieu de la Pluie, qu'il leur soit propice pour pouvoir obtenir une récolte abondante. Actuellement Chac a été assimilé et transformé en croisements verts qui dans toutes les adorations conservent les peuples d'origine maya.
Organisation du Groupe folklorique de mazates.
Nous sommes organisés depuis 1983. Nous célébrons le
jour de la Santa Cruz et la Ascensión del Señor et dernier Dimanche
du mois de mai avec une messe sur le Cerro de la
Cruz parce que nous souhaitons qu'il y ait un bon hiver pour qu'il y ait
de bonnes récoltes.
Parcours
Arrivent tous à la confrérie, déjà
ornée par les majordomes, il y a une croix, le représentant
est mis en accord avec les majordomes s'ils vont faire la danse et quelles
maisons et rues vont parcourir, où il y aura à manger, où
il y aura rafraîchissements et retourneront à l'heure du repas
du soir, après la danse.
Recommandations :
Parcours et Entrées:
* Source:
Libro de los Mazates
Fotocopias
Escrito tal como esta en este libro.
C.L. de Turismo
10/11/03
CL.
&
Revista
Verapaz del Sur
Año XIII No. 92
Diciembre 1977
Pág. 38
C.L. de Turismo 09/11/03
CL.
&
Comité Local de Turismo
3 de mayo de 2001
Jorge Luis Ramírez González
Trifoliar.
CL.
&
San Mateo, Salamá, Baja Verapaz
1991
Baile de los mazates.
Por. Pedro Benjamín Ramos San
José
Colección literaria Oro tapa
No. 10 Pág. 5 a 8.
C.L. de Turismo
09/11/03
CL.
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